Au football, la VAR, V.A.R., c’est l'assistance vidéo à l'arbitrage. Et au Média, la VAR, c’est la vérification de la parole des politiques. Et c’est un module préparé et incarné par le journaliste Nabil Touati, qui débunke depuis de longues années les prises de position changeantes au fil des ans - voire des jours ! - de celles et ceux qui nous gouvernent.
Attal, Glucksmann : le grand copier-coller politique
Dans ce nouvel épisode de la VAR Politique, Nabil Touati décrypte les grandes manœuvres et les contradictions explosives des candidats déclarés ou pressentis.
La chronique s'ouvre sur le cas Raphaël Glucksmann. Alors qu'il se revendique comme la "vraie gauche", la VAR expose ses emprunts troublants au vocabulaire de la droite dure. De "baisser les yeux" au slogan "que la France redevienne la France" emprunté à Zemmour, en passant sa proposition de service civique obligatoire visiblement copiée sur Sarkozy, le candidat social-démocrate semble surtout s'enfoncer dans une confusion idéologique périlleuse.
Côté macronie, la VAR passe au crible Gabriel Attal. En voulant incarner la rupture, l'ancien Premier ministre révèle surtout sa nature de "Macron junior". La confrontation de ses discours avec ceux de son mentor est sans appel : même ton, mêmes promesses, c'est du copié-parlé intégral.
Enfin, l'épisode révèle une confidence de Sibeth Ndiaye. En voulant défendre son camp, la communicante rouvre le dossier sensible des frais de représentation d'Emmanuel Macron à Bercy : 120 000 euros siphonnés en huit mois… pour lancer sa campagne présidentielle ? Une "zone grise" qui illustre comment le "nouveau monde" s'est construit sur les plus vieilles méthodes de l'ancien.