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L'édito

Le regard tout personnel porté par Denis Robert sur l’actualité en France et à l’étranger. Ses colères, ses rêves, ses combats et l’explicitation des choix éditoriaux du Média, portés par une verve à la fois grand public et littéraire.

Covid-19 : les vieux sacrifiés

Denis Robert sort en forêt pour raconter sa troisième semaine de confinement. Il décide de ne plus nommer ceux qu’il juge malfaisants, mais sort l’artillerie contre les communicants et les fachos, les méchants préfets et les fuyants agents régionaux de santé. Tous ceux qui cherchent à masquer une réalité douloureuse.

Quand je regarde la télévision, je ne vois pas ces infos sur les vieux qu’on sacrifie, ni sur ces produits vétérinaires qu’on délivre pour les malades faute de stock. La mission des journalistes de télévision… c’est de tranquilliser les populations, de leur siffloter l’air du prochain déconfinement et la baisse progressive des morts du Covid alors qu’on sait tous que les chiffres qu’on nous administre quotidiennement sont bidonnés, écrit-il, avant de lâcher : La télévision est compassionnelle. Le réel est tellement flippant. Je n’ai vu aucune analyse forte sur le délabrement du service public dans les journaux de 20h ou dans les émissions phare des chaines infos… Quand le pouvoir est critiqué c’est toujours par un médecin en live ou un syndicaliste dont on précise souvent qu’il est de la CGT.

Pointant les vidéos les plus marquantes de la semaine, s’appuyant sur le film de Sydney Pollack « On achève bien les chevaux » (1969), il revient sur les messages de médecins ou d’amis qui s’en prennent aux politiques lamentables des gouvernements en matière de santé publique : « Si on est dans cette merde, ce serait essentiellement la faute à pas de chance. Ceux que je ne veux plus nommer doivent garder les fesses propres. Pour les masques, ils ne pouvaient pas savoir. Pour les tests, ben ils ne pouvaient pas deviner. À bien y réfléchir, je n’en veux pas à ce gouvernement de ne pas avoir pris ou de ne pas prendre les bonnes décisions. Je leur en veux de nous mentir en permanence et de fuir leurs responsabilités. Comme s’ils avaient peur pour demain, quand on sera à nouveau dans la rue. » conclut, combattif, l’éditorialiste du Média.

L'édito

Le regard tout personnel porté par Denis Robert sur l’actualité en France et à l’étranger. Ses colères, ses rêves, ses combats et l’explicitation des choix éditoriaux du Média, portés par une verve à la fois grand public et littéraire.

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