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« Nous réaffirmons la nécessité de l'antifascisme aujourd'hui »

Par Collectif

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« Hier comme aujourd’hui, le fascisme avance quand on le traite comme une opinion parmi d’autres. » Éric Vuillard, Robert Guédiguian, Didier Fassin, Médine et de nombreux signataires dénoncent le récit imposé après la mort de Quentin D.

« Hier comme aujourd’hui, le fascisme avance quand on le traite comme une opinion parmi d’autres. » Dans cette tribune signée par de nombreuses personnalités — chercheurs, artistes, syndicalistes et militants — les auteurs dénoncent le récit médiatique construit après la mort de Quentin Deranque à Lyon. Ils appellent à refuser les cadrages imposés par l’extrême droite et à réaffirmer un engagement politique antifasciste. 

Depuis plusieurs jours, la mort du militant nationaliste et suprémaciste blanc Quentin Deranque à Lyon est utilisée pour fabriquer une fable utile à l’extrême droite. Cette fable n’est pas un simple emballement : c’est une méthode. Elle consiste à imposer un récit avant les faits, à saturer l’espace public d’images et d’indignations prêtes à l’emploi, puis à exiger des autres qu’ils se justifient à l’intérieur de ce récit. L’objectif est d'utiliser la mort dramatique d’une personne pour détruire des ennemis politiques.

L’inversion de la réalité est une pratique courante des fascismes. Son adaptation à l’ère des nouveaux médias et des réseaux sociaux a depuis des années été théorisée par ceux qui ont porté Trump au pouvoir aux États-Unis.

La multiplication des apparitions médiatiques de toutes les franges de la droite extrême pour faire du co-fondateur du groupuscule néo-nazi « Allobroges Bourgoin » un pacifique martyr et de la France Insoumise une organisation criminelle relève de cette stratégie de manipulation.

Quentin Deranque est passé par l’Action Française (mouvement royaliste, nostalgique d'un antisémitisme d'État) et était affilié au groupe Audace (ex Lyon Populaire, groupuscule hérité du GUD et dissous en 2025 pour violence contre des personnes racisées et apologie de la collaboration avec le régime nazi). Ce n’est pas une erreur d’analyse : c’est une opération. Elle vise à rendre acceptable une trajectoire politique afin de produire des affects de compassion et d’indignation, non pas tant par respect pour la jeune personne décédée, mais pour faire passer des idées hier encore considérées comme inacceptables.

L’extrême droite est familière du révisionnisme, elle cherche à l’appliquer de nouveau pour diaboliser celles et ceux qui la combattent. Elle tente d’établir une nouvelle grammaire où l’antifascisme serait le danger et où le racisme, le suprémacisme blanc, l’antisémitisme, deviendraient une simple sensibilité, persécutée par une gauche terroriste. C’est ainsi qu’on fabrique la confusion.

« L’extrême droite ne gagne pas seulement quand la droite l’imite, elle gagne aussi quand ses adversaires adoptent son cadre. »

Que leurs éléments de langage soient repris par les élus macronistes, on ne s’en étonne plus, mais aujourd’hui certains garde fous semblent avoir sauté. 
Le 17 février dernier, l’Assemblée Nationale a observé une minute de silence en hommage à un militant fasciste, ce qui participe à la sanctuarisation symbolique d’un récit construit par l’extrême droite.

Il faut interpeller, directement, une partie substantielle de la gauche : parce que l’extrême droite ne gagne pas seulement quand la droite l’imite, elle gagne aussi quand ses adversaires adoptent son cadre. Lorsque, par réflexe de respectabilité, on se précipite pour “prendre ses distances” selon la temporalité et le vocabulaire imposés par les propagandistes, on accepte déjà une partie du piège. Lorsque l’on valide le récit des “deux extrêmes”, même en croyant le combattre, on contribue à la symétrie qu’elle réclame, car cette symétrie est son passeport pour l’impunité. Quand une partie de ses responsables réagit en comptable du risque médiatique et cherche d’abord à se protéger de l’étiquette “violente” plutôt qu’à attaquer le mécanisme de désinformation, elle abandonne le terrain. Or ce terrain est précisément celui où l’extrême droite recrute : un terrain d’images, de peur et de rumeurs. Le seul moyen de gagner à ce qui est loin d'être un jeu, c'est d'avoir le courage d'énoncer les choses clairement, en refusant le cadre imposé par l'extrême droite et les milliards mis à disposition pour sa communication.

Les fascistes veulent changer la réalité, et avec la complicité d’une partie de la classe politique et de certains médias, pourraient y arriver aujourd’hui. Ils n’ont pas besoin que tout le monde les approuve : ils ont seulement besoin que suffisamment de monde répète leurs mots, hésite sur les faits, et relativise leurs actes. Ils ont besoin que la peur, la “mesure”, la “neutralité” deviennent des synonymes de renoncement. Les travaux de recherche sur la violence politique montrent pourtant que, sur la période récente, l’écrasante majorité des meurtres à caractère idéologique est imputable à l’extrême droite.

À Lyon, l’intensité des violences des groupes nationalistes et suprémacistes blanc a explosé depuis 2010, avec plusieurs dizaines d’actions ciblants des minorités par an. Ce n’est pas une abstraction. Ce sont des agressions, des ratonnades, des traques, des guets-apens. Ce sont des quartiers où l’on sait qu’à telle heure, à tel endroit, on risque d’être suivi, frappé, insulté. C’est un climat qui s’installe, et un climat ne se combat pas seulement par des tribunes : il se combat par une présence collective, par la solidarité, par l’organisation.

Le 19 janvier dernier, un lycéen d’origine syrienne était encore agressé au pied de son immeuble, roué de coups, lacéré au visage, le tout sous un flot d’injures racistes. C’est pour ne pas laisser les fascistes terroriser la ville que des groupes comme la Jeune Garde Antifasciste se sont crées.

« L’antifascisme doit aujourd’hui redevenir une nécessité »

Hier résistance face au nazisme, l’antifascisme doit aujourd’hui redevenir une nécessité pour lutter contre les idées et les actes racistes, islamophobes, antisémites, validistes et antiféministes.

Hier comme aujourd’hui, le fascisme avance quand on le traite comme une opinion parmi d’autres. Mais il recule lorsqu’une société s’organise pour lui refuser l’espace, dans les médias, dans les urnes et dans la rue. Revendiquer un antifascisme de rue, c’est avoir les yeux grands ouverts face à ce qui est en train de se passer encore une fois, c’est une capacité collective à protéger, à documenter, à empêcher l’installation d’un climat de terreur, à ne pas laisser des minorités seules face aux meutes.

Nous réaffirmons que notre engagement politique ne peut être qu’antifasciste et nous nous tiendrons à côté de celles et ceux qui tiennent cette ligne.

Cela implique une exigence : ne plus céder aux cadrages de l’extrême droite, ne plus courir derrière ses narrations, ne plus lui offrir des minutes de silence comme des chambres d’écho. Ne plus lui céder un pouce de terrain, sur les plateaux, dans les urnes comme dans la rue. 

La tribune est à retrouver sur le site des Soulèvements de la terre, ainsi que l'ensemble des signataires. 

Liste des 300 premiers signataires :

1. Georges Didi-Huberman, philosophe et historien de l'art 2. Isabelle Stengers, philosophe 3. Fatima Ouassak, autrice, militante anti-raciste 4. Dominique Cabrera, cinéaste 5. Alexis Cukier, philosophe 6. Ugo Palheta, sociologue 7. Guillaume Meurice, humoriste 8. Raphael Kempf , avocat 9. Lotta Nouki, porte-parole des Soulèvements de la terre 10. Médine, rappeur 11. Julie Ferrua, co-déléguée générale de l'Union syndicale Solidaires 12. Youlie Yamamoto, porte-parole d’ATTAC France 13. Jean-Michel Frodon, enseignant et critique de cinéma 14. Sophie Wahnich, historienne, directrice de recherche Cnrs 15. Catherine Malabou, philosophe, Université de Californie à Irvine, États-Unis  16. Laure Abramowitch, avocate 17. Gilbert Achcar, professeur émérite, SOAS, Université de Londres 18. Suzanne Adely, présidente National Lawyers Guild, États-Unis 19. Léane Alestra, journaliste, essayiste et militante féministe 20. Hubertus von Amelunxen, philosophe, directeur de l’Archivio Conz à Berlin, Allemagne 21. Juliette Arnaud, humoriste 22. Claire Atherton, monteuse 23. Pierre-Emmanuel Barré, humoriste 24. Robert Craig Baum, philosophe 25. Philippe Bazin, artiste 26. Mathieu Bellahsen, psychiatre et lanceur d’alerte 27. Emma Bigé, philosophe 28. Bénédicte Bonzi, anthropologue 29. Nicolas Bouchaud, comédien, metteur en scène 30. Gérard Bras, philosophe 31. Érik Bullot, cinéaste 32. Claude Calame, historien, directeur d'études à l’EHESS 33. Pierre Carles, réalisateur 34. Leila Chaibi, députée européenne 35. Chloé Chalot, avocate 36. Ewen Chardronnet journaliste, curateur, artiste-auteur 37. Marie Chartron, philosophe et documentariste 38. Patrick Chemla, psychiatre et psychanalyste 39. Marie Chureau, militante 40. Laurence De Cock, historienne et enseignante 41. Olivier Le Cour Grandmaison, universitaire 42. Pierre Dardot, philosophe 43. Sonia Dayan-Herzbrun, sociologue 44. Donatella della Porta, directrice du centre d’études des mouvements sociaux de l’École normale supérieure de Florence, Italie 45. Keith Dixon, professeur honoraire, Université de Lyon 2 46. Sophie Gosselin, philosophe 47. Suzanne Doppelt, auteure 48. Stéphane Douailler, professeur émérite de philosophie, Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis 49. Michel Feher, philosophe, directeur des éditions Zone Books, New York, États-Unis 50. Adeline Ferrante, productrice 51. Bernard Friot, économiste et sociologue, professeur émérite à l’université Paris-Nanterre 52. Irene García Galán, militante et autrice 53. Franck Gaudichaud, historien 54. Sylvain George, cinéaste 55. Alain Gigandet, historien de la philosophie ancienne 56. Denis Gheerbrant, cinéaste 57. Barbara Glowczewski, anthropologue, directrice de recherche émérite du Cnrs, LAS-Collège de France 58. Robert Guédiguian, cinéaste 59. Hefse Guiro, réalisateur 60. Momchil Hristov, sociologue, enseignant à l’Université de Sofia, Bulgarie 61. Romain Huët, ethnographe, Université de Rennes 2 62. Richard Hyman, professeur émérite de relations industrielles à la London School of Economics, membre de la British Academy, Royaume-Uni 63. Samuel Johsua, professeur émérite de l’université Aix-Marseille 64. Danièle Joly, directrice du Centre de relations ethniques (CRER), Université de Warwick, Royaume-Uni 65. Catherine Kauffmann, professeure de philosophie 66. Pierre Khalfa, économiste Fondation Copernic 67. Thomas Lacoste, réalisateur, La Bande Passante 68. Bernard Lamizet, professeur émérite, Institut d’études politiques de Lyon 69. Christian Lazzeri, philosophe, Université de Paris Nanterre 70. Lam Lê, cinéaste 71. Frédéric Lebaron, sociologue 72. Jérôme Lèbre, philosophe 73. Corinne Lellouche journaliste, écrivaine 74. Claire Lemercier, historienne 75. Sam Leter, coordinateurice Decolonial film festival 76. Jacques Lezra, philosophe, Université de Californie à Riverside, États-Unis 77. Aymeric Lompret, humoriste 78. Michael Lowy, sociologue 79. Noël Mamère, écologiste 80. Norman Markowitz, historien, Rutgers University, États-Unis 81. Brian Massumi, philosophe, Quebec 82. Nicolas Mayart, journaliste au Média 83. David McNally, professeur émérite d'histoire, à Université de Houston, États-Unis 84. Caroline Mecary, avocate 85. Manuel Mercier, chercheur 86. Maud Meyzaud, enseignante-chercheuse en littérature, Allemagne 87. Éric Michaud, historien et historien de l’art 88. Christophe Mileschi, professeur des universités, traducteur, écrivain 89. Maïa Minnaert, psychologue clinicienne 90. Marie-José Mondzain, philosophe 91. Christian de Montlibert, sociologue 92. Corinne Morel Darleux, autrice 93. Hélène Nancy, professeur de philosophie 94. Mariette navarro, écrivaine 95. Olivier Neveux, professeur des Universités, ENS Lyon 96. Frédéric Neyrat, philosophe 97. Bertrand Ogilvie, psychanalyste et philosophe 98. Akim Omiri, humoriste 99. Arnaud des Pallières, cinéaste 100. Julien Pallotta, philosophe et traducteur 101. Verena Paravel, cinéaste et enseignante 102. Karine Parrot, enseignante-chercheuse en droit 103. Wiily Pelletier, sociologue 104. Michael A Peters, professeur émérite à l’université de l’Illinois, États-Unis 105. Nicolas Philibert, cinéaste 106. Michel Pigenet, historien 107. Alessandro Pignocchi, auteur 108. Raphaël Pradeau, porte-parole d’ATTAC France 109. Christian Prigent, écrivain, Grand prix de l'Académie française 110. Vipulan Puvaneswaran, militant écologiste et décolonial, membre de Génération Panasiatique 111. Nathalie Quintane, philosophe 112. Josep Rafanell i Orra, psychologue, écrivain 113. Aude Léa Rapin, réalisatrice 114. Gianfranco Rebucini, anthropologue, Cnrs 115. Matthieu Renault, philosophe, Université Toulouse Jean Jaurès 116. Jacob Rogozinski, philosophe, Université de Strasbourg 117. Daniel Rome, altermondialiste 118. Catherine Samary, économiste altermondialiste 119. Jean-Marc Schiappa, historien 120. Clément Schneider, cinéaste et chercheur 121. Clément Sénéchal, écrivain 122. Alan Singer, historien, États-Unis 123. Maria Stavrinaki, histoire de l'art, Université de Lausanne, Suisse 124. Willy Thayer, philosophe, Université Metropolitana à Santiago, Chili 125. Ritchy Thibaud, militant 126. Jean Tortrat, édition Syllepse 127. Julien Troccaz, secrétaire fédéral SUD-Rail 128. Françoise Vergès, historienne, politologue 129. Audrey Vernon, comédienne 130. Frédéric Videau, scénariste et réalisateur 131. Marie Voignier, artiste, cinéaste 132. Christiane Vollaire, philosophe 133. Gilles Volta, monteur 134. Éric Vuillard, écrivain, cinéaste et scénariste, prix Goncourt 135. Éléonore Weber, cinéaste  138. Mosalie Abirached, libraire 139. Maxime Actis, auteur 140. Karin Adelsbach, enseignante 141. Iris Agostini, technicienne audiovisuel 142. Antoine Agri, éditeur, poète 143. Cécile Alcourt, café-librairie La luciole 144. Manon Amacouty, scénariste, réalisatrice. 145. Hubertus von Amelunxen, philosophe, directeur de l’Archivio Conz à Berlin, Allemagne 146. Marc-Vincent Anding, enseignant 147. No Anger, artiste 148. Galland Anne, cinéaste documentariste 149. Franck Antoine, syndicaliste CNT 150. Suzanne Arhex, intermittente du spectacle 151. Justine Arnal, écrivaine et psychanalyste 152. Frédéric Arzelies, artiste 153. Jean-Luc d’Asciano, éditeur 154. Marie Baget, productrice 155. Alexandre Balcaen, éditeur 156. Delphine Banas, journaliste 157. Catherine Bareau, citoyenne 158. Jennifer-Léonie Bellay, militante altermondialiste 159. Geneviève Bernard, libraire indépendante 160. Arno Bertina, écrivain 161. Niloufer Bhagwat, avocate indienne 162. Tamara Billerot, écrivain-e 163. Tiphanie Blanc, éditrice 164. Pierre-Olivier Bobo, président des éditions Selma et Salem 165. Christiane Boischot, citoyenne 166. Aurore Bordais, toxicologue 167. Guillaume Bouchon, militant sud éducation et Solidaires 168. Soumia Boulemia, membre du front de mère 169. Kamel Brahmi, secrétaire générale UD CGT93 170. Nadia Brihmouche, citoyenne 171. Sarah Bydlowski, médecin 172. Benoit Cancoin, musicien 173. Thomas Caracache, doctorant 174. Claudine Castaner, citoyenne 175. Laurent Cauwet, éditeur, auteur 176. Yannick Champain, LDH Pays Soissonnais 177. Ninon Chapuis, productrice de cinéma 178. Marie Chartron, autrice documentariste 179. Pierre Chopinaud, artiste 180. Lysiane Chupin, citoyenne 181. Laurent Cibien, documentariste 182. Marie Clerel, artiste 183. Laurence Côte, comédienne 184. Virginie Couderq, citoyenne 185. Jérémie Couëron, éditeur indépendant 186. Annick Coupé, syndicaliste et altermondialiste 187. Danièle Cour, citoyenne 188. Kim Courrèges, architecte, membre du Front de Mères 189. Pierre Cours-Salies, sociologue 190. Jonathan Daudey, professeur de philosophie et chercheur 191. Claude Debons, ancien responsable syndical 192. Pierre-Aurélien Delabre, enseignant, auteur, membre du collectif éditorial Volodia 193. Fabien Desbordes, citoyen 194. Jérémy Desir, co-président de Vous n'êtes pas seuls 195. Rebekka Deubner, artiste-photographe 196. Camen Díez, poète 197. Suzanne Doppelt, auteure 198. Adélaïde Drouin, cadre d’entreprise 199. Joséphine Drouin Viallard, cheffe opératrice 200. Karen Dubois, membre de la Maison des peuples et de la paix d’Angoulême 201. Rémy Dufaut, membre du collectif aubois de lutte contre les extrêmes-droites 202. Todd Dufresne, philosophe, Canada 203. Léa Dumayet, artiste 204. Guillaume Dumora, libraire et éditeur 205. Divya Dwivedi, philosophe, Institut indien de technologie de Delhi, Inde 206. Lucie Eple, librair 207. Xavier Evstigneeff, éditeur et poète 208. Claude Farget, professeur 209. Pauline-Oranna Fousse, éditrice 210. Arnaud Frossard, libraire 211. Noël Fuzellier, producteur 212. Marie Le Gall, citoyenne 213. Anne de Galzain, réalisatrice 214. Valentine Gauthier, documentariste 215. Pierre Gillis, physicien, professeur émérite à l'UMONS, Belgique 216. Liliane Giraudon, poétesse 217. Bernard Giudicelli, docteur en mécanique, membre de Solidaires 218. Jean-Marie Goater, éditeur 219. Améli Gorgues, éditeurice 220. Martine Gradoni, documentaliste 221. Carole Grand, réalisatrice 222. Jordi Grau, professeur 223. Daniel Guérin, co-président d’Attac17 224. Nadine Hamard, citoyenne 225. Sofi Hemon, plasticienne artiste 226. Jean-David Henninger, librairie La Marge 227. Geneviève Hergott, artiste visuelle 228. Salim Hocini, syndicaliste UL CGT Villetaneuse 229. Emmanuelle Huisman-Perrin, professeure honoraire de philosophie 230. Sabine Jehanno, musicienne 231. Françoise Joly, enseignante 232. Marie Jouffre, libraire 233. Corinne Keller, membre d’Attac 234. Kolin Kobayashi, journaliste 235. Jerome Krase, professeur émérite au Brooklyn College de New York, États-Unis 236. Margot Lafeuillade, libraire 237. Alex Laloyaux, essayiste 238. Apolline Lamoril, artiste 239. Julie Lancien, artiste 240. Chantal Laprade, membre de Bassine non merci 241. Monique Larrouture Poueyto, citoyenne 242. Teresa Larruzea, Université de Mondragón, Pays basque 243. Lena Lavinas, économiste, Université de Rio de Janeiro, Brésil 244. Emma Lebot, régisseuse cinéma 245. Béatrice Lecomte, co-secrétaire départementale FSU-SNUipp 17 246. Marcelle Leduque, citoyenne 247. André Lejarre, photographe 248. Corinne Lellouche, journaliste, écrivaine 249. Jonathan Lemoine, artisan 250. Maud Leroy, éditrice 251. Ernest London, auteur et chroniqueur 252. Marie-Agnès Mallet, bureau ATTAC 17 253. Philippe Mangeot, enseignant 254. Manjaka, artiste-militant 255. Florent Massot, éditeur 256. Nicolas Mayart, journaliste 257. Véronique Mazière, autrice-illustratrice 258. Guillaume Mélère, éditeur 259. Jodie Melyon, citoyen 260. Annie Melza Tiburce, costumière 261. Jean-Philippe Milet, professeur de philosophie 262. Martine Minne, présidente d'ATTAC Flandre 263. Shaj Mohan, philosophe, Inde 264. Gérard Mordillat, cinéaste et romancier 265. Emma Moreira, revue laviemanifeste 266. Marla Morris, philosophe, États-Unis 267. Agathe Mouchès, technicienne 268. Antoine Mouton, écrivain 269. Catherine Naime, citoyenne 270. Fulvia Nicolini, plasticienne 271. Any Nicolo, enseignante 272. Émilie Notéris, enseignante, écrivain 273. Martine Ormaechea, tisserande 274. Yves Pagès, écrivain et éditeur Verticales 275. Hélène Paulais, psychosociologue 276. Martin Pavelka, médecin 277. Marc Perrin, écrivain, éditeur 278. Lila Pinell, réalisatrice 279. Thomas Pouteau, critique de cinéma 280. Joy Prudent, directrice associative 281. Isabelle de Rauglaudre, artiste colleuse 282. Lawryn Remaud, co-porte-parole Solidaires 85 283. Sophie Rinck, librairie Chez Simone Bayonne 284. Charles Robinson, écrivain 285. Jacob Rogozinski, chercheur 286. Clémence Roquefort, librairie La Fleur qui pousse à l’intérieur 287. Jesus Rosero, citoyen 288. Laura Ruf, enseignante, historienne 289. Irène Ruszniewski, artiste plasticienne, syndicaliste 290. Antonin Sabot, écrivain 291. Marcela Santander Corvalàn, artiste chorégraphique et co-directrice Laboratoires d’Aubervilliers 292. Eric Schultz, libraire indépendant 293. Peggy Soulaine-Rathat, co-secrétaire départementale FSU-SNUipp 17 294. Claire Smith, citoyenne 295. Virginie Symaniec, éditrice 296. Pierre Terzian, écrivain 297. Yoann Thommerel, écrivain, metteur en scène 298. Mirabelle Thouvenot, militante décoloniale 299. Hortense Tollu, designer 300. Alessandro De Toni, co-animateur LFI Rome 

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