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L'instant Porcher

Thomas Porcher, économiste, signataire du manifeste des Économistes atterrés, et auteur de nombreux essais dont « Les Délaissés » et « Traité d’économie hérétique » débunke chaque semaine, sur le plateau du Média, les fausses évidences des gardiens du temple néolibéral. À l'occasion, d'autres économistes et praticiens de l'économie viennent répondre aux questions du Média dans le cadre de ce module.

Inflation, salaires, chômage,Thomas Porcher débunke les nouveaux mensonges du pouvoir

Les caisses sont elles si vides ? Pourquoi ? On va décrypter tout ça avec Thomas. C’est l’instant Porcher.

Bonjour tout le monde et bienvenue pour ce nouvel Instant Porcher ! On le sait, le discours est politique et les comprendre est un véritable enjeu démocratique.

Au programme aujourd’hui, L’inflation n’en finit pas et on le ressent tous les jours. Les prix à la consommation augmenteraient de 6,2 % sur un an en novembre 2022, selon l’estimation provisoire de l’INSEE ; même chiffre qu’en octobre. Sur un mois, les prix à la consommation augmenteraient de 0,4 %, après +1,0 % déjà en octobre. Selon Christine Lagarde, présidente de la banque centrale européenne, le pic de l’inflation n’est pas encore atteint, lit-on dans La Tribune.

Le journal rapporte que l’incertitude concerne en particulier la « répercussion du coût élevé de l'énergie sur les prix de détail ». Elle ajoute : « Dans l'immédiat « mes meilleurs économistes (au sein de la BCE) » voient encore le risque d'une inflation « en hausse ». Dans ce contexte les taux d'intérêt (pour les crédits) pour la présidente de la BCE je cite « sont et resteront le principal outil de lutte contre l'inflation ». La Tribune écrit : « La BCE a ainsi relevé ses taux de deux points de pourcentage depuis juillet, ce qu'elle n'a jamais fait aussi brusquement de toute son histoire.

La prochaine hausse est programmée en décembre lors de la dernière réunion de l'année, mais selon une ampleur probablement moindre que les augmentations de 0,75% en septembre et octobre, selon les observateurs. » Le gouvernement partait sur une baisse d’inflation pour l’année prochaine cet été avant de se raviser un peu mais beaucoup pensent ou espèrent un retour plutôt à la normale courant 2023. Il va retirer petit à petit les boucliers et remises, décryptage de Thomas Porcher.

Concernant l’inflation et la fameuse question des salaires car tout augmente, sauf eux ; on a vu ceci ces derniers jours : Un nouveau papier du FMI (fonds monétaire internationale) défend que 1) les spirales prix-salaires sont historiquement anecdotiques, même en phase d'inflation et 2) qu'aujourd'hui une hausse des salaires nominaux (qui n'est toujours pas le cas) n'impliquait pas nécessairement une spirale prix-salaires, résume Camille Souffron, économiste. 

Ca y est, la réforme de l’assurance chômage a définitivement été adoptée le 17 novembre dernier. On a pu aborder cette réforme dans d’autres épisodes de l’instant Porcher qu’on vous invite à regarder également. Aujourd’hui on va aller un peu plus loin surtout que ça y est, on sait définitivement à quelle sauce on va être mangé, quoique.

Le 17 novembre 2022 a été adopté par le Parlement le projet de loi relatif au marché du travail qui prolonge jusqu'au 31 décembre 2023 les règles de l'assurance-chômage issues de la réforme de 2019 (Ces règles c’était : il faut avoir travaillé 6 mois et non plus 4 durant les derniers 24 mois pour toucher le chômage ; si on travaille début 2022 et fin 2022 toute la période est prise en compte même les jours non travaillés ; il y a aussi une quasi suppression du droit rechargeable…)

La nouveauté c’est ce mécanisme de modulation de la durée d'indemnisation de l'assurance-chômage en fonction de la conjoncture économique et le marché du travail, qui entrera en vigueur le 1er février 2023. Dans le détail, si la conjoncture économique est jugée mauvaise par l'État, les règles d'indemnisation resteraient inchangées. En revanche, si la situation s'améliore, les droits d'un chômeur pourraient baisser de 15 %, et jusqu'à 25 %. La durée d'indemnisation, aujourd'hui fixée à 24 mois, pourrait baisser à 21 ou 18 mois.

Selon les informations de France Télévisions, le marché du travail actuel justifierait selon le gouvernement une baisse des droits dès 2023, append-t-on sur Franceinfo.

L'instant Porcher

Thomas Porcher, économiste, signataire du manifeste des Économistes atterrés, et auteur de nombreux essais dont « Les Délaissés » et « Traité d’économie hérétique » débunke chaque semaine, sur le plateau du Média, les fausses évidences des gardiens du temple néolibéral. À l'occasion, d'autres économistes et praticiens de l'économie viennent répondre aux questions du Média dans le cadre de ce module.

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