À gauche, qui a peur de la radicalité ? La vision de Sandrine Rousseau
Dans ce nouveau Fauteuil, Sandrine Rousseau revient sur le fil rouge de son engagement : l’écoféminisme.
Elle raconte son passage de la recherche académique au combat politique, sa politisation progressive nourrie par l’écologie, le féminisme et l’analyse des rapports de domination, jusqu’à faire le choix d’entrer dans l’arène.
Avec elle, nous avons interrogé l’articulation entre écologie, luttes sociales et féminisme, et la manière dont les violences sexistes et sexuelles structurent encore profondément la vie politique. Être une femme qui dénonce les VSS, explique-t-elle, expose toujours à une violence permanente. On a également parlé plus spécifiquement du féminisme blanc et de l’intégration de la question raciale aux luttes sociales.
Nous abordons aussi les tensions internes aux Écologistes, la peur de la radicalité et le manque de travail idéologique du côté de la direction actuelle des Écolos.
On a aussi parlé de l’image politique de Sandrine Rousseau, de la violence spécifique qu’elle subit de la part de la droite et l’extrême-droite, ce que ça lui coûte dans son quotidien.
Sur le plan international, Sandrine Rousseau défend une écologie décoloniale : selon elle, le dérèglement climatique s’inscrit dans une histoire de domination Nord-Sud dont la France porte une lourde responsabilité.