Au football, la VAR, V.A.R., c’est l'assistance vidéo à l'arbitrage. Et au Média, la VAR, c’est la vérification de la parole des politiques. Et c’est un module préparé et incarné par le journaliste Nabil Touati, qui débunke depuis de longues années les prises de position changeantes au fil des ans - voire des jours ! - de celles et ceux qui nous gouvernent.
Quentin Deranque, son vrai visage enfin révélé : le martyr des médias s’effondre
Dans ce nouvel épisode de la VAR Politique, Nabil Touati décrypte un vertigineux "deux poids, deux mesures" médiatique et institutionnel. Tout commence par une intox raciste visant Bally Bagayoko, nouveau maire LFI de Saint-Denis et Pierrefitte, dont les propos sont déformés pour le salir. À l'opposé, la mort de Quentin Deranque, militant d'extrême droite, déclenche une héroïsation immédiate : portraits édulcorés sur les plateaux de Bolloré, éloge funèbre par Philippe de Villiers et minute de silence à l’Assemblée nationale. La VAR déconstruit ce récit en exhumant des preuves que beaucoup ont voulu ignorer. Grâce à l'enquête de Mediapart et aux archives de la Wayback Machine, nous révélons le vrai visage de Quentin Deranque : tweets néonazis, apologie d'Adolf Hitler et recommandation de faire lire Mein Kampf aux lycéens. La chronique pointe surtout la faillite de l'Assemblée nationale. Pourquoi Yaël Braun-Pivet, si prudente lors de la mort de Nahel a-t-elle ici validé sans attendre l'enquête le narratif de l'extrême droite en affirmant qu'il est "mort pour ses idées" ? Un épisode cinglant sur la démission du discernement démocratique à l'heure de l’immédiateté face à une entreprise de blanchiment du fascisme.