Au football, la VAR, V.A.R., c’est l'assistance vidéo à l'arbitrage. Et au Média, la VAR, c’est la vérification de la parole des politiques. Et c’est un module préparé et incarné par le journaliste Nabil Touati, qui débunke depuis de longues années les prises de position changeantes au fil des ans - voire des jours ! - de celles et ceux qui nous gouvernent.
Bally Bagayoko attaqué sur Cnews : décryptage d’un racisme médiatique
Dans ce nouvel épisode de la VAR Politique, Nabil Touati décrypte un mécanisme implacable du débat public français : le racisme systémique contre les élus noirs. De Kofi Yamgnane à Bally Bagayoko, les méthodes évoluent, mais le fond reste le même : déshumaniser pour délégitimer. La chronique remonte le fil de cette haine, des lettres anonymes couvertes d'excréments reçues par le maire de Saint-Coulitz en 1989, jusqu'aux plateaux des chaînes d'info en 2026. La VAR analyse comment le racisme s'est aujourd'hui "intellectualisé" : sous couvert d'éthologie et de "darwinisme", on compare désormais sur CNews le maire de Saint-Denis à un "grand singe" ou à un membre d'une "tribu primitive".
La chronique pointe aussi une “erreur” de CNews. Michel Onfray y a comparé le maire de Saint-Denis à un "grand singe" agissant dans une "tribu primitive". La VAR démontre que cette analyse raciste s'est appuyée sur des propos mal attribués : l'éditorialiste a bâti son réquisitoire sur une réalité déformée par la chaîne pour justifier sa théorie du "mâle dominant".
Un constat cinglant sur une France qui, dès qu'un élu noir accède au pouvoir, tente par tous les moyens de le ramener à une prétendue condition de "primitif".