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Le texte qui va démasquer plus d'un député (loi intégrale contre les VSS)
Présentée comme une réponse à l'affaire Liana, la loi intégrale contre les violences sexuelles et sexistes ambitionne de transformer en profondeur la prise en charge des victimes. Inspirée du modèle espagnol, elle ne se limite pas au Code pénal mais mobilise tous les services publics : justice, police, santé, éducation ou travail. Parmi ses 78 articles figurent la création de juridictions spécialisées, une meilleure protection des victimes d'inceste, des entretiens annuels avec les enfants pour repérer les violences et une formation renforcée des professionnels. Mais derrière le consensus affiché, le principal obstacle reste le financement. Les associations estiment qu'il faudrait près de 3 milliards d'euros pour appliquer réellement ces mesures. Sans moyens, la loi risque de rester symbolique. Plusieurs élus dénoncent également l'hypocrisie de parlementaires qui soutiennent aujourd'hui le texte après avoir rejeté des amendements budgétaires destinés à renforcer la justice et la protection des victimes. Autre débat : certaines dispositions renforçant la répression sont critiquées par des associations féministes et des députés, qui rappellent que l'alourdissement des peines ne prévient pas les violences. Pour elles, la priorité demeure la prévention, la formation et l'accompagnement des victimes. Malgré ces désaccords, cette proposition de loi a déjà permis d'imposer le débat politique sur les moyens nécessaires pour mieux protéger femmes et enfants.