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Pourquoi le rapport Alloncle fait vaciller la télé publique et l’Assemblée
12 voix pour, 10 contre. Et l’abstention de tous les députés du bloc macroniste. C’est ce qu’il a fallu pour permettre l’adoption du rapport Alloncle par la commission d’enquête sur l’audiovisuel public réunie hier à huis clos. Après des mois de discussions et des centaines d’heures d’auditions, c’est une victoire pour Charles Alloncle, le député UDR rapporteur de ce document qui a déjà largement fuité dans la presse. Officiellement il sera rendu disponible le 4 mai prochain. Parmi les recommandations, la disparition de France 4, la fusion de franceinfo tv avec France 24 ou encore le retour à la nomination des dirigeants de l’audiovisuel public par le président de la République. En attendant la niche parlementaire du groupe UDR le 25 juin prochain, cette commission lui aura donné une tribune gratuite à charge contre l’audiovisuel public, enchaînant les contre-vérités pour servir l’agenda réactionnaire de l’extrême-droite française. Un document unanimement condamné par les députés de gauche participant à cette commission. Si les députés du bloc macroniste se sont majoritairement abstenus, ce n’est pas le cas du président de la commission Jérémie Patrier-Leitus, député Horizons. Il a pour sa part décidé de voter favorablement pour le texte. Retour sur ces discussions houleuses qui ont accouché d’un texte volontairement provocateur à l’image de l’extrême-droite qu’incarne le rapporteur du document, dans cet entretien avec Aurélien Saintoul, député insoumis et lui-même membre de la commission d’enquête.