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L'édito

Le regard tout personnel porté par Denis Robert sur l’actualité en France et à l’étranger. Ses colères, ses rêves, ses combats et l’explicitation des choix éditoriaux du Média, portés par une verve à la fois grand public et littéraire.

Ce sera eux contre nous

Le déconfinement au 11 mai décrété par Emmanuel Macron et qu’Édouard Philippe a du mettre en équation semble avoir inspiré Denis Robert qui se projette au jour d’après et voit un écart se creuser et un nouveau front s’ouvrir entre ceux qui vont vouloir plus de croissance, de liberté et moins d’État et ceux qui veulent ralentir, réfléchir et privilégier la survie de la planète.

Signe avant-coureur de l’affrontement à venir la tribune proposée dans le JDD qui annonce : « Libérons la société pour sortir de la crise ». Elle est signée par une soixantaine d’universitaires, d’économistes, de lobbyistes qui notent que l’État a failli dans la gestion de l’épidémie : « Il n’est pas de démocratie saine sans marché libre… » ânonnent-ils.
Foutaise, répond l’éditorialiste qui discerne derrière l’initiative une fracture. Ce sera eux, les globalisateurs, les partisans d’un libéralisme encore plus échevelé, les fabricants d’un monde d’après qui sera pire que celui d’avant. Contre nous, qui voulons repenser la croissance et le rapport de force politique, révèle Denis Robert s’appuyant sur les travaux du philosophe Bruno Latour. Ils craignent que la pause soudaine dans le système de production globalisée offre une occasion inespérée pour les globalisateurs « de se défaire du reste de l’État-providence, du filet de sécurité des plus pauvres, de ce qui demeure encore des réglementations contre la pollution, et, plus cyniquement, de se débarrasser de tous ces gens surnuméraires qui encombrent la planète ».

Denis Robert reprend le fil de la semaine écoulée où ses pensées ont été parasitées par « Seul contre tous » le film boucherie de Gaspar Noé et « Le petit chose » d’Alphonse Daudet qui, à bien des égards, ressemble à Emmanuel Macron. Le président qui n’écoute que lui-même et se rêvait en écrivain en prend pour son grade. « Il est aujourd’hui le chantre. Et la dernière chance » des oligarques et des profiteurs du système. « Il le sait. Ils le savent. Ils l’ont placé là pour servir. Nous sommes prévenus. Et nous devons agir et résister. Impossible de reprendre comme avant. Les jours heureux c’est pour nous. Et pas pour eux. » conclut l’éditorialiste du Média.

L'édito

Le regard tout personnel porté par Denis Robert sur l’actualité en France et à l’étranger. Ses colères, ses rêves, ses combats et l’explicitation des choix éditoriaux du Média, portés par une verve à la fois grand public et littéraire.

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