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L'ex-agent secret qui en savait beaucoup trop #5 Face au pillage de l'Afrique livrée aux prédateurs

Par Marc Eichinger

Fils de résistants, Marc Eichinger a été trader pour plusieurs banques avant de diriger sa société d’enquêtes et de sécurité, APIC, qui protège les entreprises sur des terrains hostiles. Avec l’affaire Areva il devient un espion, spécialisé dans la criminalité financière.

Après l'Irak, l'Afrique et ses tourments. Marc Eichinger poursuit le récit de son itinéraire d'agent engagé dans la lutte contre la corruption et la criminalité financière avant d'en venir à sa rencontre avec le dossier Areva/UraMin.

Comme l’illustre l’empire africain construit par le milieu corse, la majorité des investissements réalisés dans ce continent est le fruit du blanchiment d’argent. Vous construisez un hôtel, dont personne ne va vérifier le taux de remplissage, ou un casino peu réglementé, et ces actifs rémunèrent les actionnaires en dividendes. Officiellement, les revenus proviennent d’activités légales. Tout semble normal. Des secteurs plus classiques sont aussi très prisés, comme les opérateurs téléphoniques et, bien sûr, les activités minières, vraies ou fausses.

2011. L’heure des élections présidentielles en République démocratique du Congo. Il y a une douzaine de candidatures, mais personne ne croit que Joseph Kabila va lâcher le pouvoir. Je me retrouve représentant exclusif du candidat Mbusa Nyamwisi, plusieurs fois ministre. Il défend les intérêts du Nord-Kivu.

L'ex-agent secret qui en savait beaucoup trop #5 Aventures africaines
Carte : Dépêche.CD 

Les régions frontalières de l’Ouganda et du Rwanda concentrent des richesses minières importantes. Avec les cours des matières premières de l’époque, on estime à 24 000 milliards de dollars la valeur marchande des ressources du sous-sol, soit le cumul du PNB de l’Europe et des États-Unis ! Il y a plus d’or dans la barrière du Kilo-Moto, au nord-est, que dans toute l’Afrique du Sud... Mais ces territoires d’une incroyable beauté font l’objet de toutes les convoitises. Le sang arrose la terre comme la pluie, par vagues de rébellions successives.

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Mars 2013 : les destructions au centre-ville de Kitshanga (Nord-Kivu) après des affrontements entre les Maï-Maï et l'armée régulière de RDC

Les Maï-Maï, les miliciens du Kivu, n’ont jamais perdu un combat sur leur terrain et Mbusa a de bonnes relations avec eux. Lors de notre première rencontre, je mesure avec soulagement l’importance qu’offre cette protection. Les casques bleus, soldats du tiers-monde asiatique recrutés à bas coût, ne servent à rien. Au mieux, ils participent au trafic de minerais. Ici, quand des combats ont lieu, on fait rarement des prisonniers. De toute façon, il n’y a pas de prison. On leur casse la moelle épinière ; ils restent vivants, mais n’iront pas plus loin…

Il est possible de transformer ce pillage en exploitation parfaitement légale sans peser sur les emplois locaux. Ça n’arrivera jamais.

Mbusa me demande de l’aider à se débarrasser des 130 ONG qui pullulent sous des prétextes variés. Comme souvent en Afrique, l’excellence de Médecins sans frontières côtoie l’ineptie de « Toilettes sans papier ». Mais je ne suis pas là pour ça. Je prends le temps d’évaluer les circuits d’exploitation et d’exportation des minerais.

Il n’y a que 57 sociétés minières, mais aussi des milliers de creuseurs artisanaux qui se font racketter. Je comprends en définitive que, pour les minerais remontant en Europe et en Chine, les filières sont contrôlées par une poignée de gens. Il est possible de transformer ce pillage en exploitation parfaitement légale sans peser sur les emplois locaux. Ça n’arrivera jamais.

La rumeur de la découverte d’or ou de diamants à un autre endroit suffit au déclenchement d’un massacre.

J’ai le plaisir de faire la connaissance d’Olivier Grégoire, le responsable de l’intelligence économique d’Areva, à l’issue d’une conférence que j’anime au Cercle Nation et République du député Jacques Myard. L’assemblée est surprise d’entendre que le roi belge Léopold II a transformé le Congo en propriété privée et qu’il rémunérait les tueurs de « nègres ». Il fallait rapporter la main en guise de preuve du décès. C’est de cette époque que vient cette manie d’amputer les membres. Au panthéon des grands criminels, Léopold II a fait tuer plus de dix millions de personnes dans des conditions atroces.

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Photo d'Alice Seeley Harris publiée en 1904 dans le livre du journaliste Edmund Dene Morel, King Leopold's Rule in Congo, avec cette légende : Nsala, du district de Wala [district de Nsongo, Congo Belge] contemple un pied et une main de sa fille de 5 ans Boali, victime de la milice de la Compagnie anglo-belge du caoutchouc d'Inde (ABIR)

L’exploitation des mines africaines et les guerres irrégulières vont de pair. La vieille mine noyée de Shinkolobwe (Congo), officiellement fermée en 2004, recèle encore de l’uranium ; elle est exploitée par des miséreux et des mafieux. Le faible volume se retrouve sous forme de yellow cake en Iran. La rumeur de la découverte d’or ou de diamants à un autre endroit suffit au déclenchement d’un massacre.

Les gouvernements africains mettent également à disposition de vraies fausses licences minières : le titre minier est parfaitement légal, mais tout le monde sait que l’investisseur ne développera jamais rien. L’objectif est simplement de payer un pot-de-vin et d’avoir un justificatif économique.

Le renseignement n’est pas toujours synonyme d’action. Tant s’en faut. La plupart du temps, les rapports parfaitement circonstanciés restent dans des tiroirs, faute de moyens ou de courage politique.

L’affaire n’a pas encore été jugée et Airbus a bien entendu droit au respect de la présomption d’innocence, mais son investissement de quinze millions d’euros dans une mine d’or au Mali au printemps 2013, réalisé au moment des discussions commerciales pour la vente d’avions et d’hélicoptères, laisse rêveur. Nul doute que les mines d’or ont vocation à faire partie de l’objet social d’Airbus... mais le groupe ferait mieux de s’occuper des hélicoptères Tigre vendus à l’armée française et dont le taux de disponibilité atteint péniblement les 25 %.

Discerner le vrai du faux au sein des actifs africains devient une occupation à plein-temps. On ne compte plus les arnaques, qui se développent principalement sur deux places boursières, l’AIM Market à Londres et le TSX de Toronto. L’absence de contrôle et la faible réglementation n’empêchent pas les services britanniques de garder un oeil averti sur ces sociétés cotées, mais le renseignement n’est pas toujours synonyme d’action. Tant s’en faut. La plupart du temps, les rapports parfaitement circonstanciés restent dans des tiroirs, faute de moyens ou de courage politique.

Bercy a toutes les cartes en main pour récupérer les deux milliards de crédits d’impôt dont a bénéficié la Société générale. Visiblement la justice est toujours d’une lenteur sélective. Qui se soucie de récupérer l’argent des contribuables ?

En janvier 2008, j’ai largement de quoi m’occuper dans mes bureaux genevois. Un ami, un atout maître, sonne à la porte. L’affaire Jérôme Kerviel vient d’éclater et ça devient très vite notre principal sujet de conversation. Je connais la salle des marchés de la Société générale et ses pratiques. La version du trader fou que personne ne contrôle ne tient pas la route une seule seconde. Il me faut moins de quarante-huit heures pour regrouper une petite équipe d’ingénieurs spécialisés. Nous avons à coeur les intérêts de la France ; il est légitime de venir en aide à la Brigade financière qui n’a pas de personnel spécialisé dans ce domaine et très peu de moyens.

Je reçois alors un refus amical mais cinglant : interdiction totale de prendre contact. « On ne prie que dans une seule église… » La commandante de police Nathalie Le Roy, en charge du dossier, n’est visiblement pas dans la bonne église. Elle va se faire laminer et manipuler tout au long de l’instruction judiciaire menée par les juges Renaud van Ruymbeke et Françoise Desset. Il lui faudra beaucoup de courage pour enregistrer la magistrate du parquet, Chantal de Leiris, et rendre enfin sa place à la vérité.

On peut entraîner une banque comme la BNP ou une entreprise majeure comme Airbus dans des affaires criminelles internationales, avec des préjudices de plusieurs milliards, sans avoir à rendre de comptes.

En revanche, on peut être dubitatif sur la façon dont l’affaire Kerviel a été instruite. Nous retrouverons le juge van Ruymbeke dans l’affaire UraMin. Désormais, Bercy a toutes les cartes en main pour récupérer les deux milliards de crédits d’impôt dont a bénéficié la Société générale. Ils seraient les bienvenus pour combler le gouffre Areva. Visiblement en 2020, huit ans après les faits, la justice est toujours d’une lenteur sélective. Qui se soucie de récupérer l’argent des contribuables ?

Début 2020, Airbus est condamné à payer 3,6 milliards d’euros d’amende pour corruption. Mais personne ne va en prison. Donc on peut entraîner une banque comme la BNP ou une entreprise majeure comme Airbus dans des affaires criminelles internationales, avec des préjudices de plusieurs milliards, sans avoir à rendre de comptes. En revanche la justice condamne Kerviel à rembourser 5 milliards à la Société générale et l’envoie derrière les barreaux au terme d’une enquête grotesque.

Quand vous appartenez à une élite qui se partage les fruits de la corruption, vous êtes au-dessus des lois. C’est ainsi que le système fonctionne.

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En 2010, l’amiral américain Michael G. Mullen signe un texte intitulé « Irregular Warfare : Countering Irregular Threats ». [« La guerre irrégulière : contrer les menaces irrégulières »] Ces 80 pages sont un pilier de la doctrine de « guerre irrégulière ». Au XXIe siècle, il ne s’agit plus tellement de se battre poitrine contre poitrine, entre armées institutionnelles de pays souverains. Les adversaires adaptatifs, tels que les terroristes, les insurgés et les réseaux criminels, ainsi que des États mafieux, ont de plus en plus recours à des formes de guerre irrégulières, très efficaces pour contester les pouvoirs militaires conventionnels.

Les progrès technologiques rendent ces menaces non conventionnelles de plus en plus meurtrières, capables de provoquer un chaos généralisé, et autrement plus difficiles à contrer. Ces menaces sont imbriquées dans la population et renforcées par une utilisation ingénieuse des communications, du cyberespace et de la technologie, de sorte que leur impact s’étend au niveau régional comme mondial. Beaucoup de ces conflits sont essentiellement des concours d’influence et de légitimité sur les populations concernées.

Prévenir, dissuader, perturber et vaincre les menaces irrégulières ne peut se faire avec des moyens militaires traditionnels. La réponse est avant tout civile, avec un soutien militaire le cas échéant pour sécuriser les intervenants. La prévention nécessite de frapper les fournisseurs de services criminels au moment où ils délivrent leur poison dans un pays africain. Ces fournisseurs prennent la forme d’avocats, de banquiers, de géologues, de diplomates à la retraite… On en retrouve toute une panoplie dans la Françafrique. L’Afrique demeure le terrain de jeu de racailles souvent diplômées à la recherche d’un profit rapide et prêtes à tout pour s’enrichir, y compris déstabiliser un pays entier et le plonger dans le chaos. Preuve en est donnée en Guinée par l’enquête menée par le journaliste Thomas Dietrich, auquel j’ai apporté mon aide, et publiée par Le Média.

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Comme d’autres anciennes colonies françaises, la Guinée a un lourd passé de dictature sanguinaire, de coups d’État militaires et de fragiles respirations démocratiques. À la différence des autres colonies, la Guinée est le seul pays qui, devenu indépendant, n’est pas demeuré dans l’orbite de la France, Ahmed Sékou Touré établissant une dictature pro-soviétique jusqu’à son décès en 1984. Porté au pouvoir par les armes, son successeur Lansana Conté se donnera une légitimité de façade en établissant un multipartisme bidon et s’accrochera au pouvoir jusqu’à sa mort en 2008. Puis nouveau coup d’État, de Moussa Dadis Camara, officiellement pour rétablir la… démocratie ! Il attendra deux ans pour le faire.

Quand l’opposant Alpha Condé est élu président de la République en 2010, tout le monde veut croire que les choses vont enfin changer pour ce petit pays béni par la nature, puisqu'il possède d’immenses richesses minières, notamment en bauxite. Alors qu’il affiche déjà 72 ans au compteur, personne n’imagine qu’Alpha Condé, ancien protégé de Pierre Mendès France, docteur en droit et membre de l’Internationale socialiste aux côtés du PS français, puisse se lancer, à son tour, dans une carrière de dictateur. Et pourtant… En mars 2020, Alpha Condé a imposé un référendum gagné d’avance pour se maintenir au pouvoir, et fait violemment réprimer, par son ministre de la Défense, toute contestation.

Décidément, l’ex-« Atomic Anne » a du flair pour les activités minières frauduleuses.

L’une des premières décisions prises par le nouveau chef de l’État en 2013 avait été de faire le ménage dans l’industrie minière : 800 permis ont été annulés et les cartes rebattues. Grand gagnant de ce jeu de rôles : le clan du vieux président. C’est comme cela qu’un jeune aventurier français fait fortune, au détriment du peuple guinéen. Son nom : Romain Girbal. C’est ce que raconte l’enquête de Thomas Dietrich.

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Source : Université Laval (Québec), CEFAN

Parfaitement introduit à Conakry grâce à son père Jean-Louis, ancien policier détaché à l’ambassade de France en Guinée et proche des réseaux d’affaires socialistes en Afrique, le jeune Romain, sans aucune expérience dans la mine, réussit à mettre la main sur une licence de recherche de bauxite - en toute illégalité, eu égard au Code minier local. Sa société, AMR, fut un temps soutenue par le tout-Paris des affaires et de la politique, notamment par Arnaud Montebourg (qui a depuis pris ses distances).

AMR promettait une exploitation respectueuse de l’environnement et des populations locales. Après avoir monté un schéma offshore via le Belize et l’île Maurice, il vient d’en céder les droits d’exploitation à une autre société liée au clan Condé. Là encore en toute illégalité puisque la transaction reste secrète au lieu d’être publiée…

Au fait, qui s’est retrouvée embringuée dans cette vilaine affaire ? Anne Lauvergeon, un temps présidente d’AMR, puis administratrice, après un premier signalement à la Brigade financière. Il faut dire que l’actionnaire de référence, nièce du ministre de la Défense guinéen, vantait son relationnel auprès du gouvernement sur internet… Décidément, l’ex-« Atomic Anne » a du flair pour les activités minières frauduleuses.

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Alpha Condé, président de la Guinée, à Washington en 2015 (photo US Department of State)

Pour la Guinée, c’est un mauvais coup de plus. Le naufrage intellectuel du « professeur » Condé est pathétique. Et quand on sait que ce pays à majorité musulmane, en conflit avec la minorité chrétienne, a une frontière commune avec le Mali, on est forcément inquiet pour la suite. La poursuite du pillage engendrera haine et ressentiment, poussées extrémistes et terrorisme, comme j’ai déjà pu le constater au Niger. J’ai sollicité maître William Bourdon, grand spécialiste de la lutte contre les biens mal acquis en Afrique, informé la Brigade financière ainsi que des représentants de l’ONU. Une plainte va être déposée et une nouvelle aventure commence pour obtenir des mises en examen.

De 2016 à 2019, en pleine opération Barkhane, le budget de la défense nigérien fait l’objet d’un détournement de fonds sans précédent.

D’un côté, on voit la facilité avec laquelle des prédateurs peuvent dépouiller un pays et appauvrir une population déjà fragilisée. De l’autre, il faut mettre en branle de longs et pénibles combats judiciaire pour lutter contre les réseaux françafricains qui s’engraissent aussi sur le dos de l’État français. Pour avoir dénoncé les pratiques commerciales entre le régime d’Idriss Déby au Tchad et Boko Haram, le groupe terroriste islamiste nigérian, le journaliste Thomas Dietrich s’est retrouvé fiché S. Tout le monde était au courant, mais le dictateur Déby demeure un ami de la France, qui n’hésite jamais à déployer son aviation de combat pour le soutenir.

L'ex-agent secret qui en savait beaucoup trop #5 Face au pillage de l'Afrique livrée aux prédateurs
Document issu du dossier de presse proposé par le Ministère de la défense de la République française

De 2016 à 2019, en pleine opération Barkhane, le budget de la défense nigérien fait l’objet d’un détournement de fonds sans précédent. Un audit officiel montre qu’environ 700 millions d’euros de faux contrats et de contrats surfacturés correspondent en fait à des détournements de fonds. Des hélicoptères russes ont même été achetés au double de leur prix. Parmi les bénéficiaires, on retrouve des noms connus de la justice française et déjà présents dans l’Uraniumgate. Pas un mot, pas une ligne de communiqué de l’état-major de l'opération Barkhane. Pas un mot dans la presse française. Le black-out est total, même quand une manifestation fait quatre morts à Niamey et que les juges nigériens ne veulent plus siéger. Il est vrai que le pouvoir en place compte sur un soutien de poids : Marie-Luce Skraburski, partenaire d’Anne Meaux dans l'agence de communication Image 7, fait bénéficier de ses conseils le président Issoufou depuis 2011.

Vous qui payez vos impôts en bons Français, vous qui saluez le cercueil d’un enfant mort au combat, n’oubliez pas de remercier nos prédateurs et la Françafrique en particulier.

(à suivre)

L'homme qui en savait beaucoup trop. Révélations d'un agent au coeur des secrets d'État, le livre de Marc Eichinger (avec la collaboration de Thierry Gadault) dont ce texte est extrait, est vendu en ligne sous forme d'ebook (9,99 €). Il peut être téléchargé par exemple ici.

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