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L'ex-agent secret qui en sait beaucoup trop #10 L'incroyable arnaque

Par Marc Eichinger

Fils de résistants, Marc Eichinger a été trader pour plusieurs banques avant de diriger sa société d’enquêtes et de sécurité, APIC, qui protège les entreprises sur des terrains hostiles. Avec l’affaire Areva il devient un espion, spécialisé dans la criminalité financière.

À la fin des années 1990 et au début des années 2000, de petits escrocs africains ont mis à l’heure d’internet et du courrier électronique une vieille arnaque en usage sur le continent connue sous le nom de code « arnaque 419 » ou « arnaque nigériane ». C’est au Nigeria que cette fraude a été mise au point – le chiffre 419 fait référence au numéro de l’article du Code pénal local qui la réprime.

Vous avez sûrement reçu un jour l’e-mail de la veuve ou de la fille éplorée d’un homme politique ou d’un chef militaire d’un quelconque pays africain, qui venait de décéder. Le gars avait planqué une fortune dans une banque à l’étranger, mais sa veuve ou sa fille n’y avait pas accès. Mais vous, le destinataire de l’e-mail, pouviez l’aider à récupérer les fonds en envoyant un peu d’argent pour faciliter les procédures… Et comme, d’après les témoignages recueillis par la veuve ou la fille, vous êtes connu pour être d’une probité à toute épreuve, vous allez bien sûr l’aider à mettre la main sur le pactole.

Pour faire court, UraMin est une version très sophistiquée de l’arnaque 419. J’en ai acquis la certitude au début du mois d’octobre 2018, en obtenant de nouveaux éléments.

L’information qui m’a permis de comprendre toute l’opération peut paraître anodine.

Avant cela, je pensais que c’était une arnaque boursière classique qui utilisait des ficelles connues de tous les enquêteurs : la boiling room (une méthode pour transformer une misérable grenouille en un boeuf bien gras) et le slush fund, qui permet de créer une caisse noire géante. Là où les inventeurs d’UraMin ont fait fort, c’est qu’ils ont créé un mix de toutes ces techniques avec l’arnaque 419 pour attraper le pigeon Areva et le plumer. 

L’information qui m’a permis de comprendre toute l’opération peut paraître anodine : selon des témoignages recueillis par la Brigade financière dans le cadre des instructions judiciaires sur l’affaire Areva-UraMin, l’inondation de la mine canadienne Cigar Lake n’aurait pas été accidentelle, mais criminelle. Un des témoins aurait même ajouté : « C’était pour faire monter les cours de l’uranium… »

L'ex-agent secret qui en sait beaucoup trop #10

Pour comprendre l’intérêt de cette information, il faut revenir en 2004, quand Areva se met à rêver de la vente par dizaines de son réacteur nucléaire EPR, un tout nouveau modèle déjà acheté en 2003 par l’électricien finlandais TVO. En 2004, Areva reçoit justement une visite qui fait saliver ses dirigeants : selon les propos tenus à Thierry Gadault en janvier 2017 par Hervé Machenaud – ex-numéro 2 d’EDF sous la présidence d’Henri Proglio (entre 2009 et 2014) et grand patron des activités asiatiques et chinoises de l’électricien durant des décennies –, des dirigeants de l’industrie nucléaire chinoise sont venus en France pour relancer la coopération et commander de nouveaux réacteurs nucléaires.

Dans la foulée, la Chine lance un appel d’offres pour acquérir quatre réacteurs, précisant que cette commande sera la dernière passée à l’industrie étrangère. La compétition se réduit rapidement à deux acteurs : d’un côté, l’Américain Westinghouse (contrôlé par le Japonais Toshiba) avec son nouveau modèle AP 1000 ; de l’autre, Areva avec son EPR. Le groupe français est sûr de gagner, puisque les principaux dirigeants chinois veulent relancer la coopération nucléaire avec la France.

Mais dans l’appel d’offre, la Chine a glissé une clause qui provoque un véritable casse-tête chez Areva. Le client veut en effet que celui qui remporte le contrat lui garantisse la fourniture du carburant nucléaire durant toute la durée d’exploitation des réacteurs. Et c’est un gros problème pour le groupe tricolore : ses mines d’uranium sont en fin de vie et son portefeuille d’actifs s’est réduit à peau de chagrin depuis des années. Il détient deux mines au Niger, dont l’exploitation, qui a commencé dans les années 1970, est en décroissance ; des parts (30 %) dans la mine canadienne de McArthur River, exploitée par le groupe minier Cameco ; une coentreprise au Kazakhstan avec le groupe minier national, qui lui rapporte 1 000 à 1 500 tonnes de minerai d’uranium par an.

Tout cela est bien insuffisant pour faire face aux besoins de la Chine. D’autant que d’autres pays, comme les Émirats arabes unis ou l’Afrique du Sud, frappent à la porte d’Areva pour acheter eux aussi des EPR. Et Anne Lauvergeon a la brillante idée de transformer Areva en « cafetière Nespresso », selon les propos qu’elle tient en juillet 2008 au magazine Challenges pour expliquer sa stratégie : « L’uranium est un des éléments moteurs de notre succès. Notre modèle, c’est… Nespresso : nous vendons les cafetières et le café qui va avec. Et le café, c’est très rentable. Ainsi en Chine, nous avons vendu deux îlots nucléaires, plus 35 % de la production d’UraMin, dont nous sommes propriétaires. Cela illustre notre modèle intégré. »

Il faut donc de l’uranium, beaucoup d’uranium, pour faire fonctionner la cafetière Areva !

Thierry Breton, ministre de l’économie, s’oppose à un  partenariat d'Areva avec Olympic Dam. Il s'agit pourtant d'une vraie mine, qui répond au besoin stratégique urgent. Allez comprendre…
L'ex-agent secret qui en sait beaucoup trop #10

Au Canada, Areva est aussi coactionnaire d’une autre mine de Cameco : Cigar Lake. Mais le site est en développement et ne doit pas entrer en production avant le second semestre 2006. Si tout va bien… Alors Areva négocie avec le Kazakhstan : partenaire historique de l’industrie locale, le groupe espère faire grossir sa production, d’autant que les gisements locaux sont les plus rentables du monde. Mais Areva n’obtiendra rien, le Kazakhstan préférant développer ses relations avec la Russie et la Chine

Début 2005, Areva a une occasion incroyable pour prendre le contrôle de l’une des plus grandes mines d’uranium au monde : Olympic Dam en Australie. Le site produit déjà 2 000 tonnes de minerai par an et la production peut facilement doubler. Comme le propriétaire est sous le coup d’une OPA hostile, pour se défendre, il propose un partenariat à Areva. Mais l’aubaine a un coût : 1,6 milliard de dollars.

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Comme s’ils savaient déjà tout des difficultés d’Areva, les dirigeants d’UraMin viennent frapper à la porte du groupe nucléaire peu après l’échec du dossier Olympic Dam.

Quand Areva propose le deal à ses autorités de tutelle, c’est la douche froide. Thierry Breton, alors ministre de l’économie et des finances, s’y oppose : trop cher ! Pourtant, Olympic Dam était une vraie mine, qui produisait déjà un minerai bon marché et qui répondait au besoin stratégique urgent d’un groupe public. Allez comprendre…

Areva n’a alors plus qu’une seule possibilité : s’intéresser à ces sociétés juniors minières spécialisées dans l’uranium. Une junior, c’est, dans le monde minier, l’équivalent des start-up dans les nouvelles technologies : une boîte nouvellement créée qui ne détient que des promesses – dans le cas présent, des sites miniers plus ou moins exotiques.

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Anne Lauvergeon en compagnie du ministre des finances Thierry Breton, de la ministre déléguée au commerce extérieur Christine Lagarde et du président de la République Jacques Chirac à New Delhi en 2006
Le pigeon est ferré. Ne reste plus qu’à faire grossir la grenouille.

Coup de chance (si l’on peut dire), comme s’ils savaient déjà tout des difficultés d’Areva, les dirigeants d’UraMin viennent frapper à la porte du groupe nucléaire peu après l’échec du dossier Olympic Dam, alors que la boîte a été créée peu de temps auparavant. La société n’a pas grand-chose en portefeuille, mais parle déjà de se vendre.

Mais comment intéresser une entreprise comme Areva, alors que tout ce que l’on peut proposer repose sur du vent ? Ben, c’est facile, il suffit de faire miroiter le pactole, comme dans l’arnaque 419. En l’occurrence, le mirage des dix EPR susceptibles d’être vendus à l’Afrique du Sud…

Et ça tombe bien, l’un des tout premiers permis d’exploration et d’exploitation récupérés par UraMin concerne un site en Afrique du Sud, Ryst Kuil, pour lequel la société s’est associée à un partenaire local dont les actionnaires sont, comme par hasard, des proches de Thabo Mbeki, le président sud-africain !

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Anne Lauvergeon en compagnie de la ministre des finances Christine Lagarde, du président de la République française Nicolas Sarkozy et du président de la république sud-africaine Thabo Mbeki au Cap en 2008

Pas besoin de faire un dessin aux dirigeants d’Areva. Comme tous les patrons d’entreprise, ils savent que l’Afrique du Sud est devenue, depuis le départ du pouvoir de Nelson Mandela, un pays où tout s’achète, y compris et surtout les dirigeants politiques. Alors pourquoi pas une opération vaseuse de quelques centaines de millions de dollars, si elle vous assure une commande géante de 100 milliards d’euros ?

Vous pensez que tout cela est impossible ? Laissez-moi vous détailler l’incroyable écheveau de relations communes entre UraMin, Areva et… l’État français.

Le pigeon est ferré. Ne reste plus qu’à faire grossir la grenouille. Éh oui, vous l’avez compris, ce qui a rendu possible l’explosion de la valeur d’UraMin, c’est l’inondation de la mine de Cigar Lake en octobre 2006. Avant le drame, UraMin acceptait de se vendre à Areva pour 473 millions de dollars, selon le récit qu’Anne Lauvergeon a fait de sa rencontre en octobre 2006 avec Sam Jonah, le président du conseil d’administration. Après l’inondation, alors que le cours de l’uranium s’envole sur le marché libre, Uramin retire sa proposition de vente, espérant bien faire croître l’offre française – laquelle va monter jusqu’à 2,5 milliards de dollars, prix auquel UraMin acceptera de se vendre en juin 2007 !

Si les témoignages recueillis par la Brigade financière sont exacts (pour quelle raison ces témoins mentiraient-ils sur ce point ?), l’inondation de Cigar Lake pourrait être d’origine criminelle et ce dans le seul but de faire flamber le cours de l’uranium, par conséquent la valorisation des sites miniers comme ceux d’UraMin.

Vous pensez que tout cela est impossible ? Qu’il s’agit d’un délire complotiste ? Qu’il aurait fallu à la « bande à Dattels » un réseau d’informateurs et de complices tellement étendu que c’est impensable ? Alors laissez-moi vous détailler l’incroyable écheveau de relations communes entre UraMin, Areva et… l’État français.

Non seulement Eramet, une filiale d’Areva, avait déjà fait affaire, début 2006, avec la « bande à Dattels », l’inventeur officiel d’UraMin (voir l'épisode précédent de ce feuilleton), mais le président du conseil d’administration de la junior minière, Sam Jonah, un grand patron africain très influent sur ce continent, connaissait très bien Anne Lauvergeon : ils siégeaient ensemble dans un conseil économique créé par Thabo Mbeki, alors président d’Afrique du Sud.

Ce n’est pas tout. Une coïncidence incroyable veut que le cabinet d’avocats Herbert Smith LLP représente Areva au Royaume-Uni durant toutes les négociations avec UraMin. L’équipe d’avocats était notamment composée de Will Pearce et Patrick Cheung. C’est également le cabinet dans lequel travaillait jusqu’en 2006 Ludivine Wouters, la fille de Daniel Wouters, le banquier belge recruté par Areva en 2006 pour mener à bien les négociations avec UraMin.

Un grand ponte du complexe nucléaire a livré des pièces-clefs du puzzle en acceptant de témoigner, sous X, devant les enquêteurs de la Brigade financière en octobre 2017.

Toujours en 2006, il se trouve qu’Herbert Smith LLP représentait également les intérêts d’UraMin ! Le 15 août de cette année-là, les actionnaires d’UraMin apprenaient que leur prochaine assemblée générale se tiendrait le 8 septembre à 11 heures dans les locaux parisiens de leurs avocats. Faut-il s’en étonner ? Chacun jugera…

Il y a plus grave. Un grand ponte du complexe nucléaire a livré des pièces-clefs du puzzle en acceptant de témoigner, sous X, devant les enquêteurs de la Brigade financière en octobre 2017. Thierry Gadault a révélé l’existence de cette audition dans l’hebdomadaire Marianne en octobre 2017.

Ce qu’a dit monsieur X ? Il affirme que Daniel Wouters, le banquier belge recruté par Areva en 2006 pour négocier le rachat d’UraMin, n’est pas arrivé par hasard dans le groupe nucléaire : il y a été placé. Toujours d’après cette source, Daniel Wouters, membre de la « bande des Katangais », surnom donné à ces Belges qui font des affaires dans l’industrie minière en Afrique, serait un proche du milliardaire belge Albert Frère, sans qui rien n’est possible outre-Quiévrain. D’ailleurs, n’est-il pas surnommé dans le plat pays « le vice-roi » de Belgique ?

Albert Frère ! Longtemps le milliardaire préféré de nombreux dirigeants politiques français, comme Nicolas Sarkozy ou Thierry Breton, et dont les intérêts dans l’énergie sont de notoriété publique : il est actionnaire de Total et d’Engie (ex-GDF Suez) et connaît tout le monde dans le petit milieu du capitalisme d’État tricolore, y compris Anne Lauvergeon. Exploiter les problèmes rencontrés par Areva dans l’industrie minière devait être un jeu d’enfant pour ce milliardaire si bien introduit en France.

Quand on parle d’Albert Frère, son ami canadien Paul Desmarais – surnommé le « vice-gouverneur du Canada » – n’est jamais très loin. Les deux hommes d’affaires se sont rencontrés au milieu des années 1970 en siégeant au conseil d’administration de la banque d’affaires Paribas. En 1982, ils essaient d’extraire le joyau de la couronne (la filiale suisse) des griffes socialistes françaises à l’heure des nationalisations. Ce coup tordu, qui échouera, sera le premier d’une longue carrière.

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Thierry Breton, alors ministre de l'économie, et le milliardaire belge Albert Frère (1926-2018) à Paris en 2005
Parmi les actionnaires d’UraMin, on trouve la Royal Bank of Canada. Devinez quelle banque Areva va choisir en juin 2006 pour être la cheffe de file de l’emprunt nécessaire pour financer les 2,5 milliards de dollars que lui coûte UraMin...

Or l’ombre de Paul Desmarais plane aussi dans le dossier UraMin. Il a connu Stephen Dattels chez Barrick Gold dans les années 1980 et son empire fait la loi dans l’industrie financière locale. Il doit beaucoup aux banques, comme la Royal Bank of Canada (RBC), qui l’ont aidé à faire fortune. Et, depuis qu’il est devenu, dans les années 1970, l’homme le plus puissant du pays, la réciproque est tout aussi vraie.

En mai 2006, Areva accueille dans son conseil de surveillance Guylaine Saucier. Cette femme d’affaires canadienne est présentée par le rapport annuel du groupe nucléaire pour l’année 2006 comme administratrice de la Banque de Montréal, la BMO. Encore une banque qui gravite dans la galaxie Desmarais. D’ailleurs, Guylaine Saucier connaît d'ailleurs des membres de la famille Desmarais – mais le Canada est un certes un « petit » pays, où tout le monde se connaît. Plus révélateur : la BMO est la banque conseil… d’UraMin, qui s’apprête à se vendre à Areva !

Deux milliardaires rompus aux acrobaties financières, des lieutenants placés à des postes stratégiques, une inondation qui fait gonfler artificiellement la valeur d’UraMin, un État français très peu regardant…

Et quand les relations se tendent en 2010 entre la division Mines et la direction générale d’Areva au sujet du traitement comptable des actifs apportés par UraMin, Guylaine Saucier est nommée à la présidence du comité d’audit d’Areva, aux côtés de René Ricol, mandaté par Nicolas Sarkozy pour reprendre les choses en main.

Pas convaincu ? Alors voici un dernier indice : parmi les actionnaires d’UraMin, on trouve la Royal Bank of Canada. Devinez quelle banque Areva va choisir en juin 2006 pour être la cheffe de file de l’emprunt nécessaire pour financer les 2,5 milliards de dollars que lui coûte UraMin... Gagné, la Royal Bank of Canada…

Areva avait toutes les cartes en main pour ne pas se faire berner. En interne, la situation réelle des trois gisements d’uranium qui appartenaient à UraMin était parfaitement connue.

Deux milliardaires rompus aux acrobaties financières, des lieutenants placés à des postes stratégiques, une inondation miraculeuse qui fait gonfler artificiellement la valeur d’UraMin, un État français très peu regardant… Si vous n’êtes toujours pas convaincu, lisez vite le livre de Catherine Le Gall et Denis Robert, Les Prédateurs, des milliardaires contre les États, consacré à nos deux hommes d’affaires : ils ont utilisé cette même méthode dans d’autres dossiers, comme lors de l’affaire Petrobas au Brésil.

L'ex-agent secret qui en sait beaucoup trop #10

On peut ajouter qu’Areva avait toutes les cartes en main pour ne pas se faire berner. En interne, la situation réelle des trois gisements d’uranium qui appartenaient à UraMin était parfaitement connue. Au cours de leurs auditions devant la Brigade financière en charge de l’enquête, plusieurs géologues d’Areva ont confirmé que le groupe disposait de toutes les informations nécessaires sur ces gisements, et qu’eux, les spécialistes en la matière, n’avaient pas été consultés avant l’acquisition d’Uramin...

(à suivre)

L'homme qui en savait beaucoup trop. Révélations d'un agent au coeur des secrets d'État, le livre de Marc Eichinger (avec la collaboration de Thierry Gadault) dont ce texte est extrait, est vendu en ligne sous forme d'ebook (9,99 €). Il peut être téléchargé par exemple ici.

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