Présidentielle: Qui veut la peau de Jean-Luc Mélenchon à gauche?
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Les candidatures se multiplient pour faire tomber LFI, au risque de porter l’extreme-droite au pouvoir en 2027.
Jean-Luc Mélenchon appelle les autres partis de gauche, écolos, communistes et socialistes, à éviter « le suicide anti-LFI », dans un entretien à la Tribune dimanche ce 10 mai. « Ce n’est pas moi qui suis fâché avec eux, ce sont eux qui sont antimélenchonistes du matin au soir. Ce sont eux qui ont comme seul programme d’être anti-LFI », affirme le leader des Insoumis. Cette prise de parole intervient après sa déclaration de candidature pour la prochaine présidentielle au 20h de TF1 le 3 mai dernier. Une déclaration attendue mais qui a plongé, semble-t-il, ses adversaires à gauche, dans une certaine fébrilité. Ces derniers s’activent bruyamment depuis plusieurs mois pour présenter une alternative à LFI, vouée selon eux à l’échec en 2027.
« La somme des zéros ne fait pas un plus » Un proche de Jean-Luc Mélenchon
Sur les rangs, une inflation de socialistes comme l’ancien président François Hollande, le député Jérome Guedj mais aussi Bernard Cazeneuve, désormais en rupture de ban avec son ancien parti, les anciens insoumis Clémentine Autain, François Ruffin et la patronne des écolos Marine Tondelier. Quelques plateaux télé, un livre à vendre, mais une base électorale inversement proportionnelle à leur poids médiatique. « La somme des zéros ne fait pas un plus », ironise un proche de Jean-Luc Mélenchon, qui vante en retour « la constance et la solidité » de son patron.
Ces prétendants semblent, il est vrai, plus prompts à afficher leurs propres divisions qu’à s’unir pour faire gagner la gauche. Illustration à Liffré, en Bretagne, le 25 avril avec la réunion entre François Hollande, Raphaël Glucksmann, le propriétaires de médias Matthieu Pigasse et l’ex-insoumise Raquel Garrido. L’occasion pour cette dernière de tancer son ancien patron, mais aussi l’ancien président socialiste. « Hollande a déçu car il a gouverné et Mélenchon a réussi l’exploit de décevoir sans avoir gouverné. 2027 n’est pas votre année », a-t-elle lancé. Réponse de l’ancien chef d’Etat en petit comité: « Moi, au moins, j’ai gagné une présidentielle ». Ambiance.
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