Au football, la VAR, V.A.R., c’est l'assistance vidéo à l'arbitrage. Et au Média, la VAR, c’est la vérification de la parole des politiques. Et c’est un module préparé et incarné par le journaliste Nabil Touati, qui débunke depuis de longues années les prises de position changeantes au fil des ans - voire des jours ! - de celles et ceux qui nous gouvernent.
Un coup d’état policier ? Cette loi qui fait basculer l'État de droit
Dans ce nouvel épisode de la VAR Politique, Nabil Touati décrypte un basculement historique de l'État de droit : l'adoption de la "présomption d'usage légitime des armes" pour la police. Une mesure, d’inspiration lepeniste, longtemps jugée "dangereuse" et "à l'américaine" par Gérald Darmanin, avant d'être votée en 2027 par la Macronie et la droite. La chronique remonte le fil d'une dérive de quarante ans. En confrontant les archives, la VAR montre le contraste saisissant entre 1983, où le pouvoir sanctionnait fermement les policiers factieux, et 2023, où le ministre de l'Intérieur félicite un directeur de la police réclamant un régime d'exception judiciaire pour ses troupes. La démonstration s'appuie sur des chiffres effrayants : depuis la loi de 2017, les tirs mortels sur véhicules en mouvement ont été multipliés par cinq. Malgré une pétition citoyenne massive de 700 000 signatures et l'avis défavorable de la Défenseure des droits, le pouvoir a cédé aux syndicats radicalisés. Au final, une police si influente qui ne se contente plus d'appliquer la loi, mais qui l'écrit, révélant une question troublante : qui gouverne réellement qui ?