Le Récap, c’est la pastille d’info condensée et musclée du Média. Tous les jours, du lundi au jeudi, à 20h, on passe en revue l’actualité sans filtre et sans langue de bois.
17 octobre : notre réponse à Macron et à la panique bourgeoise
Quand la colère populaire reste sagement dans les clous, le pouvoir l’ignore. Quand elle déborde, il réclame des couvre-feux, l’état d’urgence et toujours plus de policiers. C’est le spectacle de ces derniers jours : une mobilisation que les autorités peinent à contenir, un président incapable de répondre autrement que par un sermon, et une droite qui lorgne sur les méthodes d’un autocrate comme Nayib Bukele. La séquence médiatique, elle, se concentre sur les vitrines fracassées. Comme si la violence se résumait à ça. Comme si la violence sociale, la précarité et la vie chère n’existaient pas. Et comme si les pillages n’avaient rien à raconter sur un système qui fait de la marchandise un signe de réussite, tout en laissant des millions de personnes à l’écart. Non, tout pillage n’est pas révolutionnaire. Mais condamner, sermonner et réclamer la matraque ne constitue pas davantage une analyse politique.