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Affaire Darmanin : rien n'est joué, l'enquête doit continuer

Vendredi 8 juillet, une juge d’instruction du tribunal judiciaire de Paris rend une ordonnance de non-lieu en faveur du ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin. C’est le quatrième rendu en sa faveur depuis 2017 face à Sophie Patterson-Spatz qui l’accuse de viol. Cette dernière fait appel de la décision.

Pour la quatrième fois depuis le début de l’affaire en 2017, Gérald Darmanin obtient un non-lieu suite à la plainte pour viol à son encontre. Un non-lieu qui ne l'innocente pas.

Pour rappel, les faits remontent à 2009. À cette époque, Sophie Patterson-Spatz, la plaignante, demande l’aide de Gérald Darmanin, alors chargé de mission au service juridique de l’UMP (ex LR) pour faire annuler une condamnation. «Vous aussi, il va falloir m’aider » lui aurait-il dit.

Gérald Darmanin l’aurait emmenée dîner, conduite dans un club échangiste puis finalement dans un hôtel parisien où il l'aurait forcé à un rapport sexuel non consenti. Pour Pauline Baron, membre de la coordination Nous Toutes : « Le fait que Gérald Darmanin reste en poste, et même au-delà, dans la façon dont a été gérée cette affaire par le gouvernement -et on peut faire le parallèle avec Damien Abad - fait passer un message catastrophique au niveau de la société ».

Car au long de de ces cinq années, rien n’a changé pour le Ministre de l’Intérieur. Ce dernier a même eu le luxe d'être défendu par Emmanuel Macron. Le Président de la République ayant dit : « Je suis, de là où je me place, le garant de la présomption d’innocence ». Pour Pauline Baron, « cela fait passer un message d’impunité pour les hommes mis en cause pour des faits de violences sexistes et sexuelles. Une remise en cause de la parole des victimes et de la parole des femmes et des personnes LGBTQIA+ qui souhaitent témoigner ».

Sophie Patterson-Spatz qui l’accuse de viol fait appel de la décision.   

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