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Assigné à résistance - BlackRock is watching you

Denis Robert

Par Denis Robert

Vous pouvez retrouver tous les contenus de Denis Robert en consultant sa page.

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Le prix des masques, Big Brother, Black Rock et Aladdin, Lindon face à ses pairs : le huitième épisode du carnet de bord de Denis Robert, déconfiné près de Metz.

Hier matin, je me suis réveillé dans du coton. J’ai mis un pied au sol, encore vaseux et sans repère. J’avais dû dormir pendant deux mois, avec quelques phases de réveil. Et puis, somnolant, j’ai ouvert le volet. Le temps était plus gris que d’habitude, avec une tempête qui faisait craquer les arbres. Comme si le vent d’ouest voulait nous revigorer ou nous alerter. J’ai allumé les infos. Véran, Nunez. Sibeth Ndiaye la clope au bec. J’ai aussitôt éteint. Je savais ce qu’ils allaient dire.

Le cauchemar continue.

Je jette un œil au portable. Sur Messenger, cette première image attendue et prévisible de métro bondé, postée par Sud Rail Paris nord : « La catastrophe sanitaire est en marche, geste barrière impossible, ce gouvernement est irresponsable ».

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Non seulement il est irresponsable. En plus, il va tout faire pour organiser et inscrire dans les tables de la loi cette irresponsabilité. 

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J’éteins.

Je ne sais pas si aujourd’hui, lundi 11 mai, est le premier jour du reste de ma vie et de mon déconfinement. Ou le 56ème jour de mon confinement, soit le 22 632ème jour de ma vie. Je choisis l'option 2.

Ici, en zone rouge, à part les autorisations à ne plus remplir pour moins de 100 kilomètres, pas de grand changement.

Ah si … Le masque devient obligatoire dans les magasins et les transports. Il faut donc en trouver. J’ai été acheté les miens au Match d’Ars-sur-Moselle où je fais souvent des courses : j’ai donc une carte de fidélité qui me permet d’être prioritaire sur les masques. Match appartient au groupe belge Cora. Mais c’est pareil dans toute la grande distribution. Une inflation. Il fallait s’inscrire sur une liste d’attente pour récupérer une boîte à 29,90 euros pour 50 masques en papier fabriqués en Chine. C’est dix fois le prix normal. Et leur présence soudaine dans tous les bacs est douteuse.

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NDLR : la plume et les masques

On doit s’estimer heureux d’en récupérer une sans faire trop la queue. Sur les réseaux sociaux, c’est le déchaînement. Un témoignage parmi 500…

Avant que j’oublie, et afin de répondre à un rituel maintenant établi, je me suis réuni avec moi-même pour décerner la médaille de l’intervention la plus énorme ou la plus grotesque de la semaine… Après Sibeth Ndiaye, le Préfet Lallement et quelques autres, Marlène Schiappa vient de décrocher le gros lot avec sa défense et sa défonce de … Sibeth Ndiaye. Elle dépasse d’une courte tête son président bien-aimé qui, le premier mai dernier, a proposé que nous nous chamaillons bientôt - nous, ses grands enfants…

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Source inconnue.

En 3ème position, pour son aspect plus énorme que grotesque, la sortie du président tanzanien qui a fait tester des chèvres, des oiseaux et des papayes avec les kits de l’OMS. Et tous se sont retrouvés positifs… 

Ce soir, j’irai voir mon père pour la première fois depuis deux mois. On tiendra nos distances. On sifflera une bouteille en mangeant du gruyère et du foie gras, mais il n’y aura pas de foot à la télé. Deux mois de solitude n’auront pas changé grand-chose pour lui. Si ce n’est cette menace qui rôde et le fait flipper, surtout depuis que son voisin, le père Beluche, est mort. Passé 80 ans, la mort est une vieille copine à qui on parle secrètement et de plus en plus souvent. La vie ressemble à une partie de Fortnite. Si on veut gagner, il faut rester le dernier et se terrer en regardant les autres partir. Le virus est un accélérateur de particules et de pensées morbides. La télé est sa complice qui nous endort. 

Si je veux savoir ce que pense la télévision, il suffit que j’appelle mon père :  

  • "La situation est quand même compliquée. C’est exceptionnel ce qu’on vit. Tu penses qu’un autre aurait mieux fait à la place de Macron ?
  • Oui papa, un autre aurait mieux fait. C'était pas si difficile
  • Même Le Pen ?
  • Non, faut pas exagérer...
  • Même Mélenchon ?
  • Bien sûr.
  • Il est toujours énervé quand il parle à la télé
  • Faut dire, ils sont un peu énervants avec lui, non ?
  • Allez, on arrête de parler de politique, ça me fout le cafard."

Le virus a ceci d'intéressant qu'il brise notre rapport à l'horloge. Tic. Tac. Tac. Le temps se déconfit et nous pousse à une introspection et à une projection. Qu’est ce qui a merdé pour qu’on en arrive à cette déconfiture ? De quoi demain sera fait ? Peut-on rêver d’un monde meilleur ? Rien que poser la question nous déprime. On sent que la réponse est non. On sent que si on n’entreprend rien de fort, de collectif, (allez, lâchons-le) d’insurrectionnel, ce sera pire.

"La catastrophe, c'est que les choses continuent comme avant", disait Walter Benjamin.

Car ce pouvoir, malgré la liste impressionnante de ses erreurs, de ses mensonges, de ses reculades, de ses manipulations, ne lâchera rien et va poursuivre son travail d’abaissement de nos valeurs, de nos capacités à résister, à nous regrouper, à nous défendre. À nous auto-défendre.

Vous avez vu cette histoire de scission orchestrée par un sous-groupe d’emmarcheurs à l’Assemblée ? Il parait que le président n’est pas content. On est tristes pour lui. Lui qui se donne tant de mal pour nous convaincre qu’il maîtrise la situation. Et qui nous fait tant flipper quand on le voit partir en vrille, en bras de chemise et en Robinson Crusoé face à des artistes sous le charme…

Mais en même temps… Comment dire ? Je reviens aux députés… Était-il humainement possible de continuer à assumer tant d’inconséquences si on a un minimum de respect pour sa fonction et l’histoire de ce pays?

Jean Jaurès était député. Léon Blum était député. Ambroise Croizat était député. Aimé Césaire était député. Ça avait une autre gueule, non ?

Disons que cette trentaine de sous-fifres du macronisme qui vont se placer à gauche du Modem, donc à droite du PS, n’ont aucun projet de sécession. Et que toutes ces fausses batailles vont servir l’Elysée. Martine Wonner, la député alsacienne ou cette élue historique des Hautes-Pyrénées ont montré un peu plus de sincérité et de courage. 

Alexis Poulin résume assez bien cette situation de la REM en la raccrochant à la tribune mollassonne de Nicolas Hulot, qui revient par la petite porte pour se poser en recours…

Comment peut-on être aujourd'hui député enmarcheur sans avoir honte ? Sans assumer qu’on n’est là que pour obéir aux ordres du patron et pour toucher sa pitance ? Un papier dans Libération, qui remonte à juin 2017, avait tout prévu. C’est le secrétaire d’Etat chargé du Numérique, Mounir Mahjoubi, qui expliquait : « Il faudra trouver un moyen de scénariser une pluralité de tendances entre nous pour qu’il y ait un semblant de débat. Il ne faudrait pas que le seul débouché pour les idées soit la rue ». 

Ben voyons.

On m’a judicieusement envoyé ce matin cet entretien d’août 2017, toujours dans Libé, du philosophe Frédéric Gros qui expliquait si bien nos facultés à obéir quand nous avons peur mais aussi la nécessité de désobéir si on veut rester vivant : "Un des secrets de l’obéissance, c’est qu’obéir nous permet de déposer auprès d’un autre le poids de cette liberté trop lourde à porter. Cette déresponsabilisation est un phénomène puissant dans nos sociétés technologiques et complexes dans lesquelles les chaînes de commandement sont diluées. On accepte des choses terribles mais on se dit pour se rassurer : « Au fond, ce n’est pas moi », « On m’a demandé de le faire », « De toute manière, un autre l’aurait fait à ma place ! »". 

Ces derniers jours ont été denses. En plus de mon job au Média, j’ai lu et préfacé un épais livre sur la firme BlackRock, qui doit sortir en juin chez Florent Massot : BlackRock, une puissance secrète s'empare de votre argent.

C’est avec Florent déjà et avec Marion Mazauric que nous avions monté l’opération Crépuscule, le livre de Juan. Chaque jour qui passe montre à quel point ce récit sur l’avènement du Macronisme était pertinent et prémonitoire quant à l’incapacité de ce pouvoir à nous protéger et à faire face. Si vous souffrez d’insomnie, il est en accès libre et en audio .

Je vous parle de BlackRock pour des tas de raisons. D’abord, ça change du Covid. Aussi, parce que pendant qu’on s’occupe de l’épidémie, on oublie que BlackRock est un virus tout aussi dangereux à long terme qui grignote nos vies, nos intimités, nos comptes en banque. Et qui travaille dans l’ombre. BlackRock prospère comme la mafia. Moins on en parle, plus ça agit. 

Et Larry Fink, le patron, 68 ans, air lisse de clergyman, est un parrain qui cache son jeu pour mieux nous faire les poches. Larry est un libertarien qui pense qu’on devrait travailler au moins jusque 68 ans, parce que le travail est, selon lui, épanouissant. Larry, c’est l’art d’ignorer les pauvres et d’enrichir les riches.

Emmanuel Macron l’aime beaucoup. Il a reçu ce champion du monde toutes catégories des retraites par capitalisation et son staff en grande pompe - mais discrètement - à l’Elysée, en juillet dernier. Ça aurait dû nous mettre en alerte.

Larry Fink est - de loin - le plus puissant financier de Wall Street. Le coronavirus lui a fait perdre 1000 milliards de dollars, mais c’est deux fois moins - en pourcentage - que ce qu’on perdu les sociétés cotées en Bourse dans le monde.  

Malgré ces pertes, la Federal Reserve vient de faire appel à BlackRock pour sauver l’économie américaine.

Le livre d’Heike Buchter suit la montée en puissance du patron de BlackRock et nous permet de mesurer l’ampleur du danger. BlackRock ne répond jamais aux questions des journalistes et pèse 7000 milliards de dollars, compte près de 15000 salariés, prodigue ses conseils et investit l’argent de ses clients dans les sociétés d’une centaine de pays. Les gouvernements nationaux et l’Europe l’ont laissé se développer grâce à deux activités qui se nourrissent l’une et l’autre à notre détriment. 

BlackRock fait du conseil en investissement et BlackRock informe les banques et les États en ayant accès aux informations secrètes des comptabilités de ces mêmes banques et États. BlackRock est juge et parti. Le conflit d’intérêt est patent.

BlackRock est un putain de virus qui se nourrit ainsi de nos faiblesses et de nos compromissions. Devenu too big to fail. Trop gros pour tomber. 

La force et l’arme de BlackRock s’appelle Aladdin. Son Intelligence Artificielle. C’est elle qui a gagné le marché récent de conseil pour l’environnement à la Commission européenne. 

Aladdin gagne de jour en jour en jour en autonomie. Elle dépassera très vite toute intelligence humaine. Et le scénario noir de « 2001 Odyssée de l’espace » - réalisé par Kubrick en 1968, cette idée que la machine va prendre le pas sur l’homme- se trouvera enfin accompli.

Les lignes de code du programme d’Aladdin n’ont pas d’égales sur la planète numérique. Aladdin grandit quotidiennement. Depuis vingt ans, près d’un millier d’analystes fabriquent l’IA la plus performante du monde. Tous les discours politiques, les relevés de carte bancaires, nos consommations transitent par Aladdin : « 6000 ordinateurs exécutent des centaines de millions de calculs par semaine, écrit Heike Buchter. Une installation à rendre la NASA jalouse ».

Les valeurs brassées par Aladdin en une année ont été estimées à 18 000 milliards de dollars. 

BlackRock, sans la maîtrise d’Aladdin, n’est rien. BlackRock conseille la FED, la BCE, Airbus, Exxon, JP Morgan, Apple. Et est un actionnaire important des principales entreprises du CAC40 français.

On est dans une émission de télévision. Larry Fink, son costard passe-partout, ses cravates et ses lunettes cerclées d’or, est assis aux côtés d’un gestionnaire de hedge funds, un vieux loup de Wall Sreet : Carl Icahn. Il faut se méfier des vieux loups, surtout quand ils sont riches, car ils se sentent parfois pousser des ailes.

Face à un Larry Fink qui n’en croit pas ses oreilles et se tasse de plus en plus, Carl Icahn énonce, hilare : « Je crois que BlackRock est une compagnie extrêmement dangereuse. On est comme dans un bus-discothèque dans lequel tout le monde boit des verres et s’amuse. C’est Larry et Janet Gellen (alors patronne de la Federal Reserve) qui le conduisent. Le bus cherche de temps en temps à freiner. Janet s’inquiète mais Larry n’est pas d’accord et lui dit « Laisse, on fait la fête, on ne freine pas ». Et le bus fonce et au bout il y a une falaise et le bus va s’écraser ».

Larry se demande vraiment ce qu’il est venu faire dans cette galère, mais le vieux Carl n’en a pas fini. Il regarde l’animateur et demande : « Et vous savez sur quoi va s’écraser le bus ? » Carl se bidonne. Larry, moins. « Sur un Black Rock [un rocher noir] » Tout le monde pouffe, sauf le patron de BlackRock.

Hier soir, j’étais fatigué. Je n’avais pas envie d’écrire, ni de lire. Je voulais oublier le virus. J’ai regardé « Touche pas au grisbi » de Becker, avec Ventura et Gabin. J’adore ce film. Audiard n’est pas aux dialogues, mais c’est tout comme, Albert Simonin a écrit le bouquin dont le film est inspiré. L’histoire de deux potes, Max et Riton, un malin et un sentimental. On oublie souvent qu’on doit aussi à Simonin « Le cave se rebiffe » et « Les tontons flingueurs ». Que du bonheur.  

Quand je regarde ces vieux films, il y a toujours un moment où je compte les morts. Chaque film en noir et blanc est un tombeau. Je me demande ce que Gabin aurait pu dire ou faire de ce qu’on vit aujourd’hui. Peut-être ça…

Le film était diffusé sur C8, chez Bolloré, qui nous fourgue des pubs à tout va. J’étais tranquille en train de me faire avoir pour la dixième fois par cette histoire de truands au grand cœur quand une pub m’a ramené au virus.  

On y voit un panoramique de Paris avec des gens qui applaudissent et une voix off nous glisse : « Imaginez que chaque applaudissement soit un don ». Puis arrive une cagnotte avec ce slogan « Protège ton soignant.com ». 

Ce sont des entrepreneurs de la French Tech - 70 - qui ont lancé l’opération. Ils ont tous des CV à voter Macron. Six millions ont déjà été récoltés pour aider les insuffisances du gouvernement. La barre est à sept. De nombreuses stars de cinéma nous offrent de passer quelques heures avec elles sur un tournage contre un peu d’argent.

C’est une affaire qui tourne. Ils ont acheté des masques, payé des frais de douane, des agrafeuses (20), des ciseaux (300), des bladderscans (5), des surblouses (37200), des frites de piscine (408), des machines à café, des respirateurs, des kits de test, des milliers de plateaux repas. J’en passe. 

Rien que des choses très concrètes et utiles (sauf les frites de piscine).

Brigitte Macron a appelé plusieurs stars, dont Nabilla et Patrick Bruel, pour les remercier.

Gérald Darmanin est très content. Lui aussi a fait la promo d’une cagnotte pour venir en aide aux entrepreneurs…

Je n’arrive pas à être sensible à ces initiatives. La ficelle est grosse. S’il y a eu tant de morts dans les Ehpad, si on manque de masques et de surblouses, si l’hôpital public est dans cette merde noire, il le doit à ceux qui n’ont pas entendu les cris, les démissions et ont regardé couler le navire en détournant le regard. Macron, Buzyn, Philippe, Darmanin, Le Maire… 

Je n’arrive pas à trouver cool l’attitude de ces vedettes de cinéma qui se sont nourries sur la bête et se réveillent aujourd’hui pour offrir au populo une journée de tournage ou un déjeuner en leur compagnie.

Ce n’est pas de cela dont on a besoin.

On aurait aimé que vous soyez là plutôt pour soutenir les mouvements de lutte, de révolte. Pour ouvrir vos gueules. Et ne pas vous planquer derrière vos statuts d’artistes désengagés. 

C’est trop tard maintenant de venir faire le beau.

Il y en a que je sauve, c’est Vincent Lindon. Il y a mis le temps. Il la joue solo, mais il franchit la ligne juste avant que ça bascule. Et sa vidéo à bientôt 5 millions de vues - « Bonjour, je m’appelle Vincent Lindon » - est une sorte de voiture-balai de la Macronie. Le bilan implacable dit par l’acteur qui a soutenu le Modem fait de sérieux dégâts chez les emmarcheurs. Ce n’est pas Besancenot ou Mélenchon qui inventorient. C’est un copain de François Bayrou.

Ce genre de vidéo c’est de l’acide, ça fait son chemin dans les consciences. Cinq millions de vues… Rien que pour ça. Merci Vincent.

Quand je vous disais que ma semaine avait été rude. J’ai revu un vieux Sergio Leone qui m’a filé le bourdon.

La révolution, je ne sais pas si on va la faire, mais depuis un peu plus d’un mois, nous sommes un petit groupe à travailler à inventer notre manière à nous de résister et de désobéir.

De quoi demain sera fait ? Peut-on rêver d’un monde meilleur ? Rien que poser la question me déprime… Si on n’entreprend rien de fort, de collectif, ce sera pire. 

Car ce pouvoir, malgré la liste impressionnante de ses erreurs, de ses reculades, de ses manipulations ne lâchera rien et va poursuivre son travail de sape et d’écrasement.

Je sais, vous avez l’impression que je me répète et vous avez raison.

Macron a déclaré que nous étions en guerre. Nous l’avons pris au mot. Et nous avons décidé de nous regrouper, de nous défendre, de résister à la connerie ambiante. Et à ce laisser-glisser.

Bientôt va naître un groupe dont vous allez entendre parler. Un conseil national de la nouvelle résistance… CNNR… Dont la vocation est de regrouper, loin des partis politiques, mais pas contre eux, tous ceux qui cherchent à inventer le jour d’après. Nous voulons être un point de ralliement. On résistera à Macron, aux emmarcheurs, à BlackRock, aux globalisateurs qui veulent nous essorer encore un peu plus avec leur art d’ignorer les pauvres…

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Résister aussi à la technosurveillance… On y est à fond… Avez-vous vu cette vidéo qui vient de Singapour ? Des robots surveillent les parcs et vont bientôt balancer un gaz paralysant les mauvais citoyens…

Vous croyez que je plaisante…

Bientôt, ce modèle sponsorisé par BlackRock et la République en marche serait dans nos parcs, nos rues, nos forêts…

Faites risette… Big Brother is watching you.

Allez, salut.


PS - Mon conseil confinement du jour, peut-être le dernier ? Écoutez le dernier hit de mon copain Charlélie Couture. Demain, c’est certain on va rigoler. Mais va falloir serrer les mâchoires…

Illustration de Une : Adrien Colrat - Le Média.

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