Municipales: Entre fake news, fuites et boules puantes, les candidats prêts à tout pour percer
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Confrontés à des fakes news et à des fuites, parfois organisées par leur propre camp, les candidats aux municipales tentent de se protéger et de réagir aux boules puantes. Enquête.
A Paris, les municipales tournent à « la campagne de caniveau », affirme ce lundi 23 janvier le sénateur PCF Ian Brossat. Difficile de lui donner tort, face aux invectives qui fusent depuis chaque camp, à droite comme à gauche avant le scrutin prévu les 15 et 22 mars 2026.
Dernier scandale en date, Rachida Dati aurait évoqué devant plusieurs interlocuteurs une «conspiration gay» contre elle, un «club des homosexuels» réunissant notamment Pierre-Yves Bournazel, le candidat Horizons, et le patron de Renaissance, Gabriel Attal, et qui chercherait à lui «faire perdre» l’élection, selon le Nouvel Obs. La ministre candidate de Renaissance et du MoDem à Paris, a beau démentir, ce nouvel épisode pourrait mettre à mal la possibilité d’une alliance entre elle et Pierre-Yves Bournazel au second tour.
La “boîte à merdes”, arme discrète des campagnes électorales
Comment ces indiscrétions sont-elles communiquées à la presse? Souvent, les journalistes sont tuyautés par les équipes des candidats ou des spécialistes des « fuites ».
Conseillers en communication, « officines de la désinformation »… Ces experts sont les premiers à alimenter « la boîte à merdes », confie sous le sceau de l’anonymat un ex-conseiller de Jean Tiberi, l’ancien maire de Paris. « J’ai fait des campagnes où j’étais chef-poubellier. Il faut embaucher quelqu’un qui sait faire les poubelles, explique cette source au Média. C’est une mission qui demande de l’habilité pour obtenir des informations sensibles, donc il faut avoir un réseau de renseignement ultra-performant ».
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