Gérald Darmanin, le ministre qui protège les puissants
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Visites à Sarkozy, soutien à un élu condamné, proximité assumée avec les grands patrons : Gérald Darmanin multiplie les signaux en direction des puissants. Une stratégie politique qui interroge son rapport à la justice et révèle une ambition bien plus large.
Gérald Darmanin récidive. Après avoir rendu visite à Nicolas Sarkozy en prison, le ministre de la Justice a de nouveau suscité le scandale en apportant son « soutien » à un élu de Lille, Damien Castelain, condamné pour détournement de fonds publics. L’ancien président de la Métropole européenne de Lille, peu connu du grand public au niveau national, a été condamné en appel, mardi 16 décembre, à 18 mois de prison avec sursis, deux ans d’inéligibilité avec effet immédiat et à 20 000 euros d’amende.
Pas de quoi refroidir Gérald Darmanin, qui a « une pensée plus qu’amicale pour Damien Castelain, qui est un grand Président de la Métropole de Lille, et un maire passionné de Péronne-en-Mélantois », a écrit le garde des sceaux sur X, suscitant l’indignation des syndicats de magistrats. Ce soutien n’est pas désintéressé. L’ambitieux ministre et ancien maire de Tourcoing souhaite en effet prendre la suite de Damien Castelain. Gérald Darmanin peut compter sur de puissants intérêts financiers. Barthélémy Guislain, président du conseil de gérance de l’Association Familiale Mulliez et Jean-Pierre Letartre, président du Medef Lille Métropole soutiennent publiquement sa candidature, comme l’a aussi révélé La Voix du Nord.
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