Présidentielle: Après Macron, les grands patrons veulent gouverner
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A les écouter, il faudrait gérer la France comme une entreprise. A l’instar de Xavier Niel, les grands patrons se lancent dans la présidentielle, et surtout pour le pire.
Bernard Arnault président de la République? « Et pourquoi pas, s’amuse le conseiller d’un patron CAC 40, vous avez vu le mal que les politiciens font à la France? ». Dernièrement, c’est Xavier Niel qui a franchi le pas, en affirmant par le biais de sa fille devant Emmanuel Macron, « qu’il y pensait tous les jours », relate Le Point. L’époque où les grands patrons répugnaient à se mêler du débat public semble révolue. « Je ne fais pas de politique, affirmait le patron du groupe Illiad (Free, etc.) en 2016 sur Public Sénat. A partir du moment où chacun tente de faire le travail de l’autre, je ne suis pas sûr que ça marche », ajoutait le gendre de Bernard Arnault.
Pigasse a d’ailleurs rencontré la patronne des Écologistes Marine Tondelier, mais aussi Christophe Ruffin, Lucie Castets et Clémentine Autain.
Mais qu’ils se réclament (en général) de la droite sous couvert d’« apolitisme » ou (plus rarement) de la gauche, les intentions des grands patrons sont-elles aussi désintéressées qu’ils le proclament? « Depuis l’élection d’Emmanuel Macron, nous n'avons plus de présidents, nous avons des managers. Ils ne s'adressent pas à des citoyens mais à des zones de chalandise à conquérir », déplore Jean-Bernard Gaillot-Renucci, conseiller politique qui a participé à la campagne de l’actuel président. « C'est l'avènement du manager président, d’abord manager ensuite président », ajoute l’expert.
Pour ces personnalités, Donald Trump, « incarne l’autorité, l’audace, la transgression, l’insubordination, l’antisystème, le « bon sens », bref « le self-made-man résilient », qui « promet la richesse », explique le journaliste Denis Lafay dans son ouvrage, « Patrons, la tentation Trump » (éditions de l'Aube).
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