Parce qu’il n’est plus possible que seuls “les milieux autorisés” soient autorisés à penser notre monde, ses réalités et ses combats. Cette émission se veut le carrefour des intellectuel·le·s, penseuses·eurs et actrices·eurs des luttes sociales dissident·e·s et/ou invisibilisé·e·s.
Bardella, RN : Ce que la dédiabolisation cherche à cacher
La théorie du « grand remplacement », « l’ensauvagement », la « submersion migratoire »… Ces expressions occupent aujourd’hui une place importante dans le débat politique et médiatique. Mais d’où viennent-elles et comment se sont-elles imposées ? Dans ce nouvel épisode d’OSAP, On s’autorise à penser, Mathieu Molard, rédacteur en chef de StreetPress et auteur d’Au nom des blancs, une histoire des identitaires, publié aux éditions Divergences, retrace l’histoire d’un courant politique longtemps resté aux marges de l’extrême droite française.
De Dominique Venner à Renaud Camus, de Génération identitaire au Rassemblement national, il raconte comment plusieurs générations de militants et d’intellectuels ont cherché à mener une « bataille culturelle » pour diffuser leurs idées dans la société. Actions spectaculaires inspirées des mouvements militants, médiatisation de concepts comme le « grand remplacement », utilisation de la défense des droits des femmes, présence sur les réseaux sociaux : leurs méthodes ont évolué, tout comme leur influence.
Quel rôle les médias ont-ils joué dans la diffusion de ces thèmes ? Comment certaines idées sont-elles passées de groupuscules militants au débat politique national ? Quelle place la violence occupe-t-elle dans cette histoire ? Et comment des militants issus de cette mouvance ont-ils progressivement intégré les institutions ? Une plongée dans l’histoire et les stratégies des identitaires pour comprendre leur influence sur l’extrême droite française contemporaine.