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#16 – HENRI PEÑA-RUIZ, MARX ET L’ÉCOLOGIE

« l’Entretien Libre » accueille le philosophe Henri Pena-Ruiz. Spécialiste des questions de laïcité, il a également consacré plusieurs livres à la pensée de Marx.

Il revient en librairie aujourd’hui avec une réflexion passionnante sur la place qu’occupe le rapport à la nature dans la pensée de l’auteur du « Capital ». Une réflexion dont le titre peut résonner comme une provocation, « Marx penseur de l’écologie » (éditions du Seuil), tant on a en tête les catastrophes orchestrées par le stalinisme dans le domaine de l’environnement naturel, et son productivisme à marche forcée. Pourtant, on le découvrira au cours de cette discussion, Marx ainsi qu’Engels étaient bel et bien porteurs de fortes intuitions dans le domaine écologique, dont la modernité est même tout à fait troublante. « Le capitalisme n’épuise pas seulement l’homme, il épuise la terre ». Aujourd’hui plus que jamais, il nous appartient de redécouvrir et de faire vivre cette tradition oubliée.

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4 comments on #16 – HENRI PEÑA-RUIZ, MARX ET L’ÉCOLOGIE

  1. Emma.SH dit :

    Merci Aude encore une fois de nous aider à être intelligent au sens éthymologique du terme, au sens de comprendre le monde, oui heureusement qu’il y a le Media et que Le Media vous a, que nous vous avons, on se demande presque si l’on ne rêve pas, si tout cela est vrai, tant l’information, la pensée est devenue limitée, archaïque dans ses raisonnements ; c’est une vraie transgression de remettre le psychisme populaire en mouvement, c’est ça la révolution qui permet toutes les autres. Grâce à vous, Aude et vos invités si bien choisis, nous pouvons encore, ou à nouveau, rêver et imaginer un nouveau monde possible, ce qui est la condition ultime aux changements. Quelle réussite éclatante ce Média , je vous félicite tout particulièrement et bravo à Henri Pena-Ruiz de rendre la philosophie si accessible et de rendre à Marx ses lettres et toute la profondeur de sa pensée.

    1. Ainuage dit :

      Je valide à beaucoup plus que 99%. Ah! ah!

  2. fridou dit :

    Bonjour,
    Je souscris tout à fait au commentaire de Emma.SH. Ma bibliothèque s’enrichit de livres salvateurs: en ce moment « la Médiocratie » et « faire l’économie de la haine » de Alain Deneault que j’ai eu le plaisir de découvrir dans les entretiens libres. Et voilà encore une belle découverte avec Henri Pena-Ruiz. Quel enchantement d’avoir accès à des penseurs qui formalisent ce que l’on ressent, pressent sans pouvoir toujours y mettre les mots justes. Merci infiniment Aude Lancelin pour tout votre travail et votre engagement. J’attends toujours avec impatience vos émissions.

  3. Ainuage dit :

    Ca fait plaisir d’entendre un philosophe marxiste réhabiliter Descartes. Y’en marre d’entendre dire que Descartes était un dualiste, alors que Spinoza aurait été un pur moniste : le fait de distinguer, comme le faisait Descartes, l’esprit et la matière (le corps), n’implique absolument pas le dualisme : distinguer n’est pas séparer; cad attribuer une autonomie à l’esprit d’un côté et au corps (ou de la matérialité de la vie) de l’autre, ça c’est du dualisme, mais 2 entités distinguables reconnues comme interdépendantes, ça reste du monisme. Descartes a travaillé sur le corps (dissection observante) et sur l’esprit : son ouvrage « les passions de l’âme » l’atteste. Ca a été un effort remarquable à son époque, même si limité. Quand Descartes affirme que l’être de l’homme consiste en la pensée, il veut simplement dire que la perception de son être par l’homme se fait uniquement par la médiation de la conscience, donc de la pensée (quand Descartes dit « je pense donc je suis », ça veut dire que « ma conscience « atteste » de mon existence » mais ça ne veut pas dire que « mon existence consiste en ma conscience »; les insectes dépourvus de cerveau, n’ont pas de conscience et donc ne savent pas qu’ils existent. Il fallait trouver un bouc émissaire aux problèmes de notre temps, Descartes était tout désigné. Le clergé en son temps a désigné Galilée , les intellos actuels ont désigné Descartes. Même connerie entre le monde clérical et le monde anticlérical.

    Pour Heidegger, d’accord avec Pena-Ruiz. Quand on voit la définition que Sartre (le toutou d’Heidegger) donne de la Liberté (« l’homme condamné à la liberté »), on croit rêver : plus idééliste que ça, tu meurs; plus libéral que ça tu meurs. Conscient de sa connerie il a rajouté « mais ça dépend de la situation », ce qui invalide totalement son approche phénoménologique précédente; mais il ne s’en rend pas compte.
    Bravo encore pour la compréhension de Prométhée et la définition Marxiste de la « maitrise » de l’action (de la praxis)
    Et encore bravo pour la distinction entre objectif et impact d’un projet (sachant que, là encore, les deux sont distinguables mais pas séparables, et qu’il y a un monisme objectifs/impacts bien que les deux soient distinguables).

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