8

#12 – REGIS DEBRAY

Aude Lancelin reçoit Régis Debray, philosophe, pour l’Entretien Libre, 12e édition

Faites un don pour financer cette émission https://www.lemediatv.fr/faire-un-don
Le Média est en accès libre grâce aux Socios, rejoignez-les ! https://www.lemediatv.fr/devenez-socio

8 comments on #12 – REGIS DEBRAY

  1. Sonia G. dit :

    Il n’est pas vrai que le politique ne peut rien Monsieur Debray… ça c’est de la propagande néolibérale ! Et – si vous pouvez vous permettre de regarder ailleurs – ce n’est pas le cas de la plupart des vraies victimes du système… Vos propos sommes toutes bien condescendants de vieux sages sur son nuage détaché de ce bas monde sont bien décevants… Ecoutez plutôt ce jeune homme là : https://www.youtube.com/watch?v=he6CWAHa278

  2. Je comprends totalement le point de vue et la pensée exprimés par Régis Debray, même si je ne les partage pas. Et je trouve que le reproche fait par Sonia G. taxant M. Debray de propagandiste libéral montre un raccourci de la pensée, sinon une absence d’analyse préoccupante. En tout cas, un oubli ou un gommage de tout ce qu’a fait, écrit et pensé ce grand intellectuel que nous avons en France la chance d’avoir encore aujourd’hui, face à tous ces faux penseurs que je ne m’amuserai pas ici à nommer, ce serait leur faire beaucoup trop d’honneur. Chacun d’entre nous les connaît.
    Chacun agit, pense à la mesure de ce qu’il croit pouvoir entreprendre, ou assumer. Je respecte profondément ce type d’attitude et il ne s’agit pas de juger de l’investissement de tel ou tel type de militantisme ou de manque de militantitsme ou de ce que pourrait être un militantisme différent. Pour ma part, bien que comprenant parfaitement la pensée exprimée par R. Debray, je n’ai pas renoncé à l’idée qu’il était possible par la parole et par l’écrit, par la puissance d’un idéal que chaque homme ou femme porte en lui, cette sorte d’attraction vers ce qui nous permet le dépassement de nous-mêmes, d’agréger et de susciter des volontés et des engagements de nature à renverser (ce sera long sans doute) l’ordre néo libéral dans lequel nous avons sombré aujourd’hui et dont nous sommes comptables tous à des degrés divers. Dans tous les cas, merci infiniment Aude Lancelin de cette interview longue et fouillée, au cours de laquelle vous avez parmi à Régis Debray d’exprimer le fond de sa pensée. Et merci également à toute l’équipe du Média. S

  3. fancharuz dit :

    J’adore le « NOUS » de majesté utilisé à plusieurs reprises. Il semblerait, heureusement que d’autres intellectuels ne se soient pas cantonnés à dire des âneries du style « plus personne ne lit les livres ». Il aurait dû dire, car en fait, il n’arrête pas de parler de lui sans même en avoir conscience : « Plus personne ne lit mes livres ». Je lui conseillerais bien un livre récent inspirant : « Capitalexit ou catastrophe ». Non seulement nous ne vivons pas la mort de la lecture mais en plus, si l’important est de nous émanciper et de combattre les dominants, c’est assez idéaliste et fétichiste de penser que ce sont les livres qui ont renversé la monarchie ou qui ont créé la possibilité de l’existence de la Commune.

  4. Emma.SH dit :

    Regis Debray le formule, il a pris sa retraite au sens propre du terme , il ne renie pas mais ne remettra pas son treillis et son fusil en bandouillère ; cela est tout à fait acceptable d’autant qu’il continue de penser et je pense qu’il a payé plus que quiconque son engagement révolutionnaire, qui peut en dire autant parmi ceux qui donnent des leçons de morale anti capitaliste ? qui a aujourd’hui payé le prix physique et psychique de son propre engagement ?
    Respect éternel à Régis Debray révolutionnaire encore et toujours qui accorde sa pensée et ses actes.

    1. fancharuz dit :

      Oh le bel argument d’autorité que voilà : « circulez, y’a rien à voir ». :-))

  5. Lambert dit :

    Evidemment, j’aurais aimé plus de punch et d’indignation de la part de quelqu’un qui s’est engagé toute sa vie pour un futur qu’il voulait sinon meilleur mais du moins qui ouvre la porte à l’espoir, mais je ne suis rien du tout pour pouvoir donner des leçons à quelqu’un de ce calibre.
    Je n’y vois cependant pas la  » bienveillance » qu’il mentionne. J’y vois plutôt une grande tristesse devant la faillite de ses idéaux foulés au pied par une société aveulie qui ne vote que pour des minables qui ne sont du reste qu’à l’image de cette société, si toutefois c’en est encore une.
    Il y a aussi le triste constat d’un échec, « nous sommes des vaincus », un nous que je comprends comme  » tous ceux avec lesquels j’ai lutté et qui, malgré l’échec, sont restés fidèles à leurs convictions ».
    Des années de lutte pour en arriver où nous en sommes, il y a de quoi être assommé, non?
    Il a cependant la chance d’être un intellectuel et de pouvoir avoir des satisfactions de ce côté là, en écrivant ou en faisant des émissions.
    Salut à lui!

  6. Super intéressant, merci beaucoup 🙂
    Personnellement, deux manières de parler ne me plaisent pas chez Mr Debray, dicter les sentiments des autres (« vous allez me dire que… – laissez-moi penser ! ») et être verbieux, mais ce n’est qu’une histoire de goût. Pour le côté désabusé, ça me gêne sur le fond car ça mène à des formulations de généralisation qui sont très pauvres intellectuellement, à commencer par « bouhou les livres c’est passé maintenant c’est l’image ». N’importe quoi. Cependant, dès qu’on quitte le domaine des généralisations de PMU et qu’on passe aux analyses de structures et aux arguments, c’est super intéressant, donc merci 🙂

  7. Tous ces commentaires sont révélateurs de ce que j’entends du discours de Debray, à savoir que les gens de gauche passe un temps infini à se tirer dans les pattes les uns les autres sous prétexte qu’ils serraient seuls à détenir la vérité. Cela me laisse toujours perplexe et un peu triste. Il me semble que les différences de points de vu devraient nous enrichir et nous ouvrir à l’expérience de l’Autre. Les clivages simplistes servent ils à faire avancer les idées ? nous aident-ils à trouver la force de nous battre et de lutter contre ce qui nous rassemble, plutôt que sur ces détails d’interprétation qui nous gargarisent de nous fausses oppositions ?
    Merci en tout cas à Sonia grâce à qui j’ai pu découvrir Emile Louis et son éclairant travail de la pensée.
    Restons vigilant et ouvert, prêt à affronter nos véritables ennemis.

Laisser un commentaire

Faire défiler vers le haut