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#5 – L’UNION EUROPÉENNE, VERS LE CHAOS ?

L’Union européenne, vers le chaos ? – Jeudi 28 juin 2018
Pour ce 5e numéro de Dans la Gueule du Loup, nous allons aborder la question de l’Europe.
Pas comme dans les sempiternels débats de ces dernières années, avec d’un côté les “pro”, qualifiés d’europhiles béats et puis de l’autre côté les anti, qualifiés de façon très péjorative : de nationalistes ou même de dangereux souverainistes. Nous allons aborder la question autrement. Les illusions n’ont plus lieu d’être dans une Union Européenne qui, faisant la sourde oreille au peuple, menace de s’effondrer. Plus l’hostilité des peuples est flagrante, plus l’UE continue sur sa ligne, plus on a le sentiment que tout peut craquer. C’est ainsi que nous allons tenter de comprendre les causes qui sont inscrites dans la construction de l’Union européenne, pour tenter de tracer les perspectives d’une autre Europe.
Les invités

  • Charlotte Girard, oratrice de la France insoumise, candidate aux européennes
  • François Asselineau, président de l’UPR
  • Pierre-Yves Bournazel, député UDI-AGIR
  • Jacques Nikonoff, président du Pardem

Les experts

  • Coralie Delaume, Essayiste et blogueuse pour L’Arène nue
  • Daniel Shapira, rédacteur pour Informations ouvrières, membre du Parti Ouvrier Indépendant
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25 comments on #5 – L’UNION EUROPÉENNE, VERS LE CHAOS ?

  1. tarnacien dit :

    Bonsoir,
    Merci pour cette émission très éclairante.
    Un message pour Charlotte Girard et la FI.
    J’ai soutenu la campagne JLM2017. J’ai tracté et collé. J’ai récupéré du matériel au siège. J’ai fait les marchés et les bouches de métro. J’ai aussi tracté et collé pour les législatives. J’avais même été invité à la convention à Lille, mais je n’étais pas disponible.
    Je vote naturellement à gauche. Et je pense naturellement depuis longtemps que le PS, c’est la droite.
    Pourtant l’idée de voter « vraiment à droite » m’est très désagréable et j’ai voté Bartelone au second tour des régionales parce que l’idée de récupérer Pecresse et sa chasse aux fraudeurs dans le métro m’insupportait. J’avais voté à gauche aux Municipales (je ne sais plus pour qui) et l’idée de récupérer NKM et sa chasse aux roms m’insupportait tout autant.
    Maintenant, dans l’état actuel des choses, je voterai UPR aux Européennes car la position de la FI n’est pas claire et que je pense qu’un bon score Frexit aura beaucoup plus d’impact général contre Macron le souverainiste européen qu’un bon score FI. Et le discours à peu près incompréhensible de Charlotte Girard (désolé, et j’ai bien écouté, et je comprends très bien ce que vous dites) n’arrange pas les choses.
    Pour le moment, je pense toujours voter FI aux autres élections intermédiaires et aussi en 2022.
    Mais je ne comprends pas votre position et je ne suis surement pas le seul. Ce n’était déjà pas clair aux présidentieles. A un moment dans l’émission, une femme du public disait : l’Europe est irréformable, et Charlotte Girard approuvait de la tête, en contradiction totale avec son discours. Sincèrement, souvent, j’ai trouvé Charlotte Girard en accord avec le Républicain, c’est-à-dire avec une dialectique européiste. Au secours ! Camarades, je crains fortement les conséquences d’un positionnement aussi peu clair. Je serai bien marri de voir partir le bébé avec l’eau du bain (autrement dit l’avenir en commun avec le Frexit). Il faut peut être commencer à prendre la mesure du franchissement de la digue que constitue le Brexit.
    Bien à vous.
    Tarnacien (en soutien à une lamentable affaire).

    1. Goupil dit :

      Je pense que la FI espère ne pas perdre les pro frexit tout en attirant les personnes qui n’ont pas fait le chemin intellectuel suffisant.
      Il en résulte cette articulation délicate à défendre de plan A/plan B. Charlotte Girard est donc en position difficile est je pense qu’en effet, seul un le frexit peut permettre d’appliquer un programme politique satisfaisant.
      Après je comprends qu’on ne puisse pas détailler le déroulement de ce frexit car il faudra naviguer à vue avec et se taper une impitoyable et puissante opposition des pouvoirs financiers.
      Jacques Cotta n’est absolument pas objectif en effet mais il semble ne pas vouloir le cacher.

      1. En agissant ainsi, la FI se noie dans une posture façon PS.
        Toujours pas de livret Plan A/Plan B. Je partage tout à fait l’impatience de J. COTTA devant les bredouillages façon langue de bois d’une Charlotte GIRARD , qu’on apprécie par ailleurs, mais qui n’a pas grand chose à nous proposer.

    2. mahen dit :

      Charlotte était un peu en difficulté vu l’attitude et la position des contradicteurs mais personnellement je ne vois absolument pas le souci avec le plan A plan B et le volet intermédiaire de désobéissance sélective (cf attac). Cela permettra de faire énormément d’éducation populaire et de poser exactement les termes du problème, les objectifs, construire les alliances, exhiber les contradictions… Je ne vois pas pourquoi se braquer sur un Frexit qui tend à apparaître comme l’horizon unique et peut être dévoyé (alors que c’est un moyen) et je suis persuadé que la FI ne produira par de Tsipras. Parmi mon entourage (écolo et progressiste) je ne connais PERSONNE pour le Frexit. Au mieux les gens concèdent que la plan A plan B permettra de faire plier les partenaires, au pire, ça leur fait déjà bien trop peur !

      À suivre, le débat est intéressant, mais effectivement, pour aller plus loin dans l’explicitation du plan A plan B, il faudra un autre plateau, pas seulement avec des gens qui veulent invalider la démarche pour des raisons qui leur appartiennent. Mais j’ai trouvé agréable, même étant moi-même soutien de FI, de la trouver ici en minorité. On a tendance à trouver qu’elle est chez elle au Média 😉

    3. KOYAMA dit :

      https://www.youtube.com/watch?v=B4_183J2F-E&frags=pl%2Cwn . bonsoir Ami, voici une explication a tes questions sur l’Europe .

  2. biera dit :

    Bonjour,
    Merci pour cette émission très intéressante. J’ai voté pour Mélenchon aux présidentielles tout en étant communiste encarté et souvent d’accord avec la France insoumise.
    Cependant je regrette qu’il n’y ait pas eu de représentant de ce parti et je trouve un peu simpliste la manière dont la position de celui-ci a été traitée. Je m’explique:
    1) Dès le traité de Mastricht , ce parti appelait à voter contre avec le slogan  » ce n’est pas l’Europe des peuples mais l’Europe du Capital donc acte !
    2) En ce qui concerne le Ministère Gayssot ( je suis cheminot à la retraite et en activité à l’époque et militant syndicaliste ), il me semble utile de rappeler que la « solidarité gouvernementale » implique certaines concessions sous peine de rupture ( cf mai 1947 et l’éviction des ministres communistes). Je pense que ceci a dû jouer énormément…
    Le choix a dû être Cornélien : a t-il été le bon ? Je ne sais pas.
    Dans l’attente de réponses ( même contradictoires ) qui pourraient enrichir le débat
    Recevez mes salutations fraternelles.
    PS / si M. Cotta ( qui a toute ma sympathie ) pouvait répondre à l’absence de représentant communiste, je l’en remercierai infiniment .

  3. Amstramgram dit :

    Pourquoi Mr Cotta s’est-il montré aussi agressif à l’égard de Ch. Girard? C’était vraiment dérangeant, c’est seulement elle qu’il a traitée d’une manière désagréable et désobligeante tandis qu’il est resté fort courtois avec les autres! j’ai été déçue par cette attitude, il devrait mieux masquer son antipathie pour FI si c’est de cela qu’il s’agit.

    1. mahen dit :

      Oh ? J’ai trouvé au contraire qu’il avait raison de pousser Charlotte dans ses retranchements (note : je suis de l’avis de Charlotte). C’est le style Cotta, exigeant et sans concession ; je ne vois pas trop le problème…

      1. Amstramgram dit :

        J’y vois au contraire un problème! Ce style et cette vindicte ne sont pas de l’exigence. Inutile de monter le ton pour ressembler à tous ces médias insupportables. L’exigence est dans la rigueur intellectuelle et pas dans le « style » que Cotta se sent obligé d’adopter pour être crédible, il en fait un peu trop parfois! J’apprécie son travail et critique justement le côté vitupérant, soi-disant « sans concession »

        1. Il ne s’agit pas de vindicte!
          La FI est dans le flou sur la question du plan A/plan B.
          On aimerait plus de précisions. Et toujours pas de livret !
          Les deux autres, Nikonoff et Asselineau sont eux, très clairs !

      2. biera dit :

        Absolument d’accord avec toi, Cotta était dans son rôle: je ne vois pas aussi où est le problème.

  4. koupper dit :

    Bonjour,
    Je dois reconnaitre que Asselineau m’est apparu le plus clair dans ses positions et bien proche de celles que je croyais de FI enfin ce que j’en avais compris (et que je partage) , Mais après cette émission les propos et commentaires incompréhensibles de Charlotte Girard m’ont qlqs peu égaré voir perdu ….et ce n’est pas la première fois. Discours, positions et peut-être candidat-e-s à revoir avant les élections Européennes sinon c’est la cata…

  5. Franck B. dit :

    Comme à chaque fois qu’il est question de la sortie de l’union européenne la FI (en l’occurrence Charlotte Girard) nous ressert son incompréhensible plan A / plan B… incompréhensible puisque, cela a été clairement dit pendant l’émission et je confirme qu’elle opinait du chef en l’entendant, l’UE n’est pas réformable ! Je suppose que cette chimère a été élaborée pour ne pas effrayer le bon peuple en lui parlant trop abruptement de Frexit et peut-être aussi pour montrer qu’on essaye toujours de dialoguer avant de claquer la porte… sauf que cela pose à mon sens au moins deux problèmes majeurs : 1. il me semblait que l’un des fondements de la FI était d’émanciper les citoyens et d' »éveiller les consciences »; ce n’est certainement pas en les ménageant (pour ne pas dire en les bernant) qu’on peut atteindre ce but. 2. à chaque fois que la thématique est abordée celui ou celle qui doit nous servir cet élément de langage passe pour incohérent(e) et cela dessert tout ce qui a pu être dit par ailleurs… Je préfèrerais de beaucoup que le discours sur la sortie de l’UE soit aussi clair que celui de François Asselineau quitte à faire peur à celles et ceux qui regardent trop la télé. Cela dit avec un peu de chance l’implosion de l’UE aura lieu spontanément avant les prochaines présidentielles et le débat n’aura plus lieu d’être… oui bon ok : on a le droit de rêver non ?

    1. biera dit :

      C’est vrai que Charlotte a été « un peu juste » mais pour la FI, je crois que Mélenchon a toujours été clair à ce sujet. Pour moi, les plans A et B sont réalistes et crédibles . Que peut-on faire d’autre?

  6. fabien-lelong dit :

    Bonjour,
    Très bonne émission. Je rejoins les commentaires sur la position de la FI peu claire et ambiguë. PLutôt que Asselineau c’est Nikonoff qui a raison.
    Si d’aventure la Fi arrivait en tête dans la course à l’Elysée dans les sondages; avant même l’élection, l’oligarchie et ses affidés feront tout pour y barrer la route et commencera à rapatrier ses capitaux de manière à asphyxier la France en cas d’élection et faire peur au français. Si en plus on compter négocier un plan A , on est sûr que les mêmes joueront la montre pour bloquer l’économie avec comme relais tous les hauts fonctionnaires et une partie des CSP+ . Ne pas prévenir et préparer les français à cela est vouloir l’Échec à la Tsipras. l’AVENIR EN COMMUM ne pourra s’appliquer que si en même temps on a une immense mobilisation syndicale et populaire bien au courant let AVANT les élections de manière à empêcher l’oligarchie de bloquer l’économie via les banques. Je ne comprends pas que La FI ne comprenne pas cela ou alors on nous prend pour des enfants. Au vu du discours laborieux de Me Girard , j’hésite entre les 2.

    Amitiés

    Fabien

  7. Sylkamé dit :

    Merci pour cette excellente émission. Je l’ai trouvée très intéressante avec très bon journaliste.
    Je regarderai les prochaines émissions avec plaisir dès la rentrée.

  8. Emma.SH dit :

    Je pense que Charlotte Girard était très claire au contraire mais il n’y a pire sourd que celui qui ne veut pas entendre ; je crois qu’il faut être un peu moins « binaire » et peut être lire vraiment le plan A et le plan B dans le texte et je reconnais qu’il faut bien le comprendre.
    Bien sûr c’est plus facile de penser comme Asselineau ou Nikonoff, on peut rouler les mécaniques en jouant les grands renverseurs de table (mais quel est le projet de société d’Asselineau ancien du cabinet Pasqua….) , une telle émission qui contient tant d’attentes autour d’un discours différent des mainstream vous embarque à entendre de cette manière (mais elle étaait bien nécessaire je ne le conteste pas et très bien menée) , prenez du recul. Pour moi tout l’intérêt de proposer un Plan A est de démontrer justement que la FI ne fera pas comme Tsipras, qu’il est possible de tenir tête (qui peut doute un instant de la détermination de Mélenchon qui joue toute sa crédibilité et son engagement là dessus !) , de faire entendre un autre projet et bien entendu qu’il est très clair que cela n’est pas compatible avec l’union européenne telle qu’elle est en appui sur ces traités iniques (bien écouter charlotte girard). Il y a une vertue d’éducation populaire aux idées anti capitalistes car cela va susciter de l’émoi et du débat et cela construira de la légitimité aux idées d’un autre monde possible car c’est de cela qu’il s’agit au delà de la question européenne.

  9. heliophone2 dit :

    Hello,

    Je ne m’étendrai pas, mais, j’ai trouvé cette émission passionnante. Belle tenue (comportementale) des invités. Beau respect des unes et des autres,

    convictions réaffirmées de part et d’autre, c’est tout ce que j’attends d’un débat.

    Merci.

  10. sionandre dit :

    Très belle émission. Merci beaucoup.

  11. Je suis étonnée qu’il ne soit pas fait été de la position du PCF lors des référendum sur les traités de Masstricht et Lisbonne. C’est à ma connaissance la seule force politique de l’époque qui s’y opposait

  12. Très intéressant.

    Pour ma part, j’ai tout à fait compris ce que voulait dire Charlotte Girard, mais c’est vrai que quand on ne connaît pas ce n’est pas facile parce que c’est la personne à qui on a le plus constamment coupé la parole (sans doute du sexisme intégré, dommage). Et le coup du « Alors, vous êtes une gauchiste ? », ce n’est pas une question non complaisante, c’est une caricature grotesque.
    De même pour le coup de « L »ONU, c’est pas pareil », c’est un peu court. Bien sûr que ce n’est pas pareil, mais on peut y réfléchir. L’argument de Mr Asselineau de dire « il faudrait se mettre à 160 pour l’UE » ne tient pas (les autres arguments sont intéressants à analyser, pas de souci), parce que l’ONU se fait avec un représentant de chaque pays et on souhaite que ça fonctionne, donc dans le cadre de l’UE on peut aussi trouver quelque chose qui fonctionne. Par rapport à ces questions, c’est une histoire d’échelles : toutes les échelles que l’on choisir s’entremêlent, donc on peut avoir l’échelle régionale, ‘l’échelle nationale (pays), l’échelle internationale (coopérations internationales qui peut être de l’UE mais aussi d’autres choses sans que ça se fasse au détriment, puisque si se sont des coopérations alors la multiplicité les renforcent, mécanique que l’on retrouve aux autres échelles), l’échelle mondiale (ONU). On peut imaginer une UE qui fonctionne ; les deux questions sont 1) Est-ce qu’on en veut 2) Est-ce que depuis la situation actuelle on peut y aller par transformation ou est-ce qu’il faut d’abord déconstruire le totalitarisme actuel et voir ensuite ?
    A mon sens, il y a trois positions par rapport à l’UE actuelle (enfin, 4, si on compte celle « tout va bien ne changeons rien », mais vu qu’on n’est pas chez les bisounours on va passer) : * vouloir la changer de l’intérieur dans le cadre des traités * vouloir la changer de l’intérieur par refondation des traités grâce à la pression politique de la désobéissance à l’échelle européenne * en sortir. (la différence entre le point 1 et le point 2, c’est la différence entre « l’UE n’est pas réformable dans le cadre du respect des traités » et « l’UE est réformable par la logique plan A plan B, logique tellement simple à comprendre qu’on le trouve dans une kyrielle de livres, films et jeux – alors pour ceux qui ne comprennent pas Charlotte Girard, rendez-vous compte qu’on lui coupe tellement la parole qu’elle en est réduite à hocher la tête quand d’autres parlent pour faire passer des idées… merci le débat). Les trois choix sont intéressants à analyses, mais à une condition : se baser sur des arguments. Le coup de « vous êtes gauchiste je vous coupe la parole pour vous empêcher de vous expliquer et après vous avez l’air pas claire » ne fonctionne pas, ni « plan A plan B personne n’y comprend rien » : si, moi j’ai compris, et ça ne me dérange pas que vous soyez en désaccord mais que ne compreniez pas est grave car vous tuez le débat. Personnellement, je soutiens la FI avec l’objectif de rester dans l’UE avec la logique plan A plan B (oui l’objectif est le plan A et le plan B est juste là pour faire pression, comme si je disais « le plan A c’est qu’on ait un débat serein sinon plan B je m’en vais », l’objectif n’est pas de m’en aller mais d’avoir un débat serein et la menace de m’en aller si le débat n’est pas serein est là pour qu’on ait un débat serein dans un cadre où il y avait risque de ne pas l’avoir : c’est hyper-simple à comprendre, vous pouvez ne pas être d’accord pour la désobéissance mais pas tuer le débat en ne comprenant pas).

    1. Franck B. dit :

      Hem… oui tout le monde a bien compris que le plan B servait à faire pression pour que le plan A soit accepté. Ce qui est incompréhensible c’est de faire comme si ça avait la moindre chance de fonctionner. Pour prendre un exemple, le fait d’avoir inscrit dans le marbre des règles contraignantes de déficit autorisé est typiquement ordolibéral (ce qui correspond au libéralisme particulier de l’Allemagne) et c’est justement ce qui est à la base de l’austérité parfois très agressive (cf. Grèce et Chypre) qui plombe l’économie de tant de pays de l’UE. Par contre cela correspond tout à fait à l’Allemagne qui est la grande gagnante du fonctionnement actuel des traités. Si pour une raison ou pour une autre on arrivait à convaincre les « partenaires » européens qu’il faut se débarrasser de ces règles il y a fort à parier que l’Allemagne retirerait ses billes et qu’elle quitterait l’UE… et sans l’Allemagne (de même que sans la France, ce qui correspond à la pression du plan B) il n’y a plus d’Union Européenne !

  13. fabien-lelong dit :

    Bonjour,

    Je crains que le débat soit un peu fermé. Je ne soutiens aucunement Asselineau et je ne crois pas que Nikonoff ait raison sur tout.
    Cela n’empêche pas d’écouter leurs arguments et, en dépit de leur appartenance politique , notamment celle d’Asselineau, de les analyser voire de leur reconnaître un intérêt pour le débat d’idées sinon autant allez à l’église écouter la vérité révélée.
    Si nous sommes plusieurs à penser que la position de Fi sur l’Europe est au choix ambiguë , naïve ou rhétorique ce n’est pas parce que nous serions des sous-marins nationalistes ou des néo-facistes ou que nous serions « mal comprenant » ou simplement pas assez éduqués pour comprendre la position de FI. Je pense que FI est un peu dans la pensée magique, comme d’ailleurs Nikonoff. Si vous pensez que la verve et la fougue de Mélenchon suffira à faire plier l’oligarchie mondiale vous êtes dans un rêve éveillé. Je répète donc que sans un rapport de force social puissant et durable ce n’est pas possible. Il faut que avant, pendant et après le vote il y ait des grèves massives et une surveillance de oligarchie en matière bancaire et fiscale via les salariés du secteur. Cela n’est possible que si on renoue avec un éducation populaire de masse.
    C’est d’ailleurs peut-être le plan C ou Z de Fi qui ne veut pas le dévoiler encore pour ne pas effrayer les sacro-saint marchés ????
    Amicalement
    Fabien

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