1

PARIS S’EMBRASE, PAROLES DE GILETS JAUNES, MACRON À L’HEURE DU CHOIX, SALAH HAMOURI

L’Autre 20 Heures, c’est le rendez-vous d’info quotidien de Le MédiaTV. Editos, décryptages, chroniques et entretiens garantis 100% sans langue de bois.

Faites un don pour financer cette émission https://www.lemediatv.fr/faire-un-don
Le Média est en accès libre grâce aux Socios, rejoignez-les ! https://www.lemediatv.fr/devenez-socio

One comment on “PARIS S’EMBRASE, PAROLES DE GILETS JAUNES, MACRON À L’HEURE DU CHOIX, SALAH HAMOURI

  1. Ainuage dit :

    Gilets jaunes = poujadisme ? et mon cul, c’est pas du poulet ?

    Après la démonstration des gilets jaunes, la levée en cœur des crétins qui hurlent « au poujadisme » a commencé (Libération, Le monde, France Inter, et même France Culture …).
    Cette levée a été initiée par Cohn Bendit, le réac (il fallait bien que ce soit lui). « Cohn Bendit », fidèle soutien à la classe dominante et au lobby écologico-financier ! Rappelons-nous qu’en 1968, Cohn Bendit avait fait son apparition sur la scène médiatique à propos du rapport sur « La jeunesse » du gouvernement de l’époque ; Cohn Bendit avait considéré que ce « rapport » ne faisait aucune part à la vie sexuelle de la jeunesse : ainsi Cohn Bendit se positionnait déjà sur une question sociétale (et quelle question !) plutôt que sociale ; et déjà l’approche sociétale servait, chez lui, à faire diversion pour contrer l’approche sociale de la lutte des classes, à laquelle il avait adhéré initialement par pure démagogie (et peut-être par entrisme).

    Alors, poujadisme ?

    Ce concept, avec tout ce qu’il comporte de péjoratif, avait un sens il y a encore 40 ans. Mais maintenant, ce sens, c’est fini; il ne reste que le mot ; et le mot n’est pas la chose ; ce mot est usé à force d’être sucé dans les bouches amères des vieux chnocs soixante-huitards embourgeoisés (les nouveaux vieux cons). La nouvelle classe en développement des exploités – cad ceux en-dessous desquels il n’y a rien sauf les miséreux, les mendiants et les chômeurs, ce sont – outre les retraités et handicapés – de plus en plus les petits artisans ou commerçants pour la bonne et simple raison que le statut de salariés fait l’objet d’une attaque en règle des classes dominantes. Les salariés et leur code du travail, les banquiers et les patrons d’entreprise n’en veulent plus : ils veulent des précaires, des sous-traitants : des intérimaires, des auto-entrepreneurs, des Uber, bref, des artisans, des gens « à leur compte ». Les salariés sont payés à l’heure alors que les artisans sont payés à la tâche, à l’acte : c’est plus rentable. Ces nouvelles petites entreprises, souvent individuelles par nécessité, sont étranglées par les grands donneurs d’ordres, et ces petites entreprises, pour vivre, étranglent leurs propres fournisseurs individuels, et privilégient aussi le travail à la tâche via le droit commercial .

    Le salariat est menacé, mais pas la pauvreté, ni l’exploitation. Les nouveaux pauvres ce sont les Uber et autres autoentrepreneurs. Pour se créer un emploi, les prolétaires sont de plus en plus « obligés » de créer une structure juridique patronale cad régie par le droit commercial. C’est vital pour eux. Les salariés pauvres et les autoentrepreneurs pauvres se retrouvent dans le même panier. Donc poujadisme ne veut plus dire grand-chose aujourd’hui, sauf pour les opposants à la lutte des classes, les opposants à ce qu’ils appellent une simple « jacquerie ».

    Terminons : pour occulter ce phénomène, aujourd’hui, malheureusement, l’écologie industrielle (capitalistiquement) fait partie de ces mouvements sociétaux cad transversaux à toutes les classes (tout comme la sexualité industrielle, la compassion et la gentillesse industrielles, le dialogue industriel fondé sur l’explicatif, le pacifisme industriel – communication non violente- etc …) qui tentent frénétiquement de faire diversion à la lutte des classes. Les plus grands bénéficiaires, à terme, de l’écologie, ce seront les classes dominantes, les riches : et ces gens-là demandent qu’elle soit financée par les pauvres. Quel culot, Nicolas Hulot ! quelle connerie Cohn Bendit !

Laisser un commentaire

Faire défiler vers le haut