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GILETS JAUNES : L’ARNAQUE DU GRAND DÉBAT, COMPTAGE DES MANIFESTANTS, QUE FAIT LA CGT ?

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2 comments on GILETS JAUNES : L’ARNAQUE DU GRAND DÉBAT, COMPTAGE DES MANIFESTANTS, QUE FAIT LA CGT ?

  1. Ainuage dit :

    L’entretien de Virginie Créci avec la CGT a disparu des radars. Bizarre. Voici mon commentaire sur cet entretien que j’ai suivi avec attention.

    Très bonne interview de Virginie Créci : les questions pertinentes et embarrassantes (avec incrustation de témoignages vidéo) ont été posées. L’invité CGT a pu répondre sans être agressé (ça change de ces fumiers de journalistes qui sévissent sur le mainstream, fumiers qui font de l’agression verbale « partisane » leur sport favori).

    Revenons au sujet. Triste CGT ! On a envie de leur foutre des baffes, tout particulièrement à leur chef Edouard Philippe Martinez. Des baffes aussi aux autres sommités de « goooche » qui ont ratés – dans une précipitation bizarre – leur entrée sur la scène Gilets Jaunes. Je parle particulièrement de Benoit Marcel Hamon, et des indicibles EELV (ces derniers réunissent la petite et moyenne bourgeoisie diplômée, bourgeoisie en révoltation contre la pollution : ce qui les caractérise, c’est une hésitante critique du libéralisme mais une forte promotion de l’écologie comportementale : le consumérisme culpabilisant plutôt que la révolution et la mise en accusation des coupables financiers : voilà qui entre bien dans le cadre du néo-christianisme ! (cf bas de mon commentaire).

    Revenons à la CGT. Quelle nullité ! Voilà qu’un mouvement (GJ), qui échappe aux syndicats et aux partis politiques classiques, organise anarchiquement, autour de revendications très majoritairement sociales (pouvoir d’achat etc …) des débordements véritablement insurrectionnels. Que font les mencheviks de la CGT ? Ils débusquent des pékins qui portent un GJ, des prolétaires de droite (droite sociétale ici), et en font une généralité : ils se précipitent pour critiquer dans son ensemble un mouvement qui les déborde et qui risquerait de faire le « boulot » qu’eux se refusent à faire.

    En gros, la CGT confond les opinions sociétales et la situation sociale du pékin jaunes. La CGT ne comprend pas qu’on puisse être à la fois :

    a. un prolétaire (cad un pauvre, un borderline social, à la limite de l’exclusion du travail, à la limite de la SDF-ité)(ça c’est la situation sociale, unique objet, ou en tout cas objet principal du marxisme).
    b. un citoyen qui croit, par exemple, en l’idée de Nation (contre l’Europe), en l’idée de parentalité hétérosexuelle, etc … Ca ce sont des opinions sociétales, opinions de moralité apolitique (apolitique car, à droite par exemple, il y a les fillonnistes (droitistes rétrogrades) et les macronistes (droitistes modernistes) ; les pires, politiquement parlant, étant les macronistes et leur foutu allié génétique du PS).

    Ce que nous dit la CGT, c’est que le prolétariat « immoral » est banni de ses préoccupations, et de ses rangs : en gros, le souci premier de la CGT c’est la moralité individuelle (cad le néo-christianisme), avant la vocation révolutionnaire du prolétariat en tant que classe. Le bannissement des « pêcheurs » prolétariens, voici la maladie par laquelle la CGT et le PC se font ronger par le trou du c..l : mauvaise gestion des priorités les amis ! Cette maladie a été instillée et est pilotée par la droite ultra-libérale intelligente et son équipement médiatique aux ordres.

    Les marxistes conséquents savent bien que la lutte des classes n’est pas une histoire d’opinions (du sujet) mais de situation (de classe). N’importe quel capitaliste mis en situation de prolétaire se comporterait comme les autres prolétaires (dans mon métier, j’en ai rencontré de ces rétrogradés sociaux qui deviennent les syndicalistes les plus hargneux), et inversement n’importe quel prolétaire se comporterait comme tous les capitalistes s’il était mis en situation de capitaliste (j’en ai rencontré aussi de ces promus sociaux : les pires patrons sont les anciens syndicalistes ; les plus nombreux d’entre eux étant les anciens de la CFDT, mais les plus méchants étant les anciens de la CGT). Qui ? mais qui ne fait pas de petits placements bancaires dans l’espoir de « faire travailler l’argent », ce qui veut dire « exploiter le travailleur et générer des pauvres» ?

    La classe des capitalistes est une classe de privilégiés et c’est pour cela que n’importe quel prolétaire rêve ou a rêvé d’en faire partie. Cela ne changera rien au fait que pour qu’il y ait des privilégiés il faut qu’il y ait des défavorisés. Une réflexion conséquente (au point de vue sociale et écologique) consiste à dépasser (au sens hégélo-marxiste) l’espoir de changer de classe par l’espoir de supprimer les classes. Jamais ce dépassement ne pourra être le fait de la classe des privilégiés patronaux, car tout privilégié cherche, humainement, à garder sa position ; et donc, seule la classe prolétarienne, en tant que classe et non pas en tant que somme d’individus, peut assumer cette tâche réaliste et monstrueusement ambitieuse (tâche méta-morale) d’éliminer les classes sociales.

    Le bannissement néo-chrétien, infligé aux prolétaires « perdus », que pratique la CGT, le PC, Génération, PS, EELV (et même FI parfois) n’est pas la bonne piste (ce truc, c’est le terrain de la droite moderniste, droite qui nous gonfle avec son appel incessant au pacifisme physique, alors qu’elle massacre, qu’elle tue dans le silence des rationalités économiques perçues comme « naturelles » ; « naturelles » car notre monde économique nous « apparaît » (fausse conscience) comme une deuxième nature qu’il faut affronter comme une nécessité, cad comme la vraie nature (« l’effort nécessaire » de Macron).

    Que les néo-chrétiens de gauche ne trouvent pas autre chose que le bannissement pour gérer ces contradictions idéologiques chez les prolétaires, est absolument lamentable (un peu de créativité, nom de dieu !). Mélenchon, au moins, a su dire « les prolétaires fâchés ne sont pas tous des fachos ». C’est un début, une tentative, qui atteste d’une envie d’avancer, de courage et d’intelligence. Les moralistes néo-chrétiens sont responsables de la migration des prolétaires vers des rives facho-idéelistes. Sans purgatoire de gauche, pas de gauche révolutionnaire : la droite est plus puissante idéologiquement (cad médiatiquement) que la gauche.

    NB sur les néo-chrétiens :

    – ils ne croient pas en Dieu, mais il existe pour eux une entité « essentielle » qui le remplace : le Libéralisme Capitaliste ! on le critique un peu, pour la façade, mais il faut faire avec, comme on fait avec Dieu (Dieu est toujours un peu sévère, mais au fond, il veut notre bien !)

    – contre la misère, ils favorisent la consolation (drogue, travail sur soi, amour romantique, psychologie, freudisme, Riki, porno, synchronicité etc …), et l’approche curative (réformisme au niveau politique ; œuvres caritatives au niveau de la vie matérielle : on soigne les blessés du capitalisme, on pleure pour eux, on compassionne, mais on ne les empêche pas). Sénèque, qui fut un grand inspirateur du Christianisme, a instruit la question de la consolation.

    – ils aiment leur « Prochain » par principe (mais aussi, ils surveillent et condamnent ses déviations). Le « Prochain » est tout individu appartenant au genre humain : « nous sommes tous frères », « aimons-nous les uns les autres », y compris l’amour des exploités pour les exploiteurs. La notion d’appartenance de classe est une annexe « de type enfer » dans la bible néo-chrétienne. Pour le « Prochain » qui « dévie » (par exemple le politicien corrompu), il faut des déclarations de repentir, conditions du pardon : le repentir a été instrumenté (outillé) aux USA : les « Pêcheurs » célèbres viennent se confesser en public, sur scène, en pleurant avec femme et enfants (c’est mieux que le confessionnal qui, lui, reste secret, ce qui n’est pas intéressant en termes de com).

    NB : le principe du néo-christianisme est vrai pour toutes les religions qui fonctionnent toutes de la même manière et visent toutes la même finalité.

  2. sapiens dit :

    Bonjour, où est passé l’interview de la CGT ? Pourquoi ne pas faire une émission en présence de gilets jaunes, des différences forces syndicales? Cela aurait peut-être le mérite d’accélérer les échanges d’idées, de sortir des idées reçues et des sacro-saintes chapelles syndicales qui ne jurent en grande partie que par elles-mêmes et qui sont impuissantes pour l’heure à dépasser le conflit idéologique…

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