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CAGNOTTE DE DETTINGER, RÉFÉRENDUM POUR ADP, GILETS NOIRS, LIBERTÉ DE LA PRESSE

⏩UN P’TIT COUP DE BOURBON : OUVERTURE DE LA PÉTITION ADP, LE CAPITALISME VU PAR EMMANUEL MACRON
La grande consultation sur la privatisation des aéroports de Paris a débuté ! Serge Faubert vous explique tout sur les enjeux de cette pétition. Il reviendra également sur la déclaration hallucinante du président Emmanuel Macron à Genève sur les dérives du capitalisme.

⏩CAGNOTTE DE CHRISTOPHE DETTINGER : LES DONATEURS AUDITIONNÉS PAR LA POLICE
Laurence Léger, avocate de Christophe Dettinger, intervient sur le plateau du Média afin de nous parler des auditions des donateurs Leetchi.

⏩LES GILETS NOIRS À L’ASSAUT DE LA TOUR ELIOR
Reportage sur les « gilets noirs », mouvement de sans papiers à Paris qui ont occupé la tour Elior le 12 juin afin d’exirger leur régularisation.

⏩INTERPELLATION D’UN JOURNALISTE : LA RÉPRESSION CONTINUE
À sa sortie de garde à vue, le journaliste Taha Bouahfs témoigne des conditions de son interpellation, le 11 juin à Alfortville. Un reportage de Gaspard Glanz.

⏩L’AUTRE INTERVIEW : LA POLITIQUE EST-ELLE RÉELLEMENT COMPATIBLE AVEC L’ÉCOLOGIE ?
Yanis Mhamdi reçoit Alain Coulombel, secrétaire national adjoint d’Europe Écologie les Verts.

2 comments on CAGNOTTE DE DETTINGER, RÉFÉRENDUM POUR ADP, GILETS NOIRS, LIBERTÉ DE LA PRESSE

  1. Ainuage dit :

    Interview de Coulombel.

    Globalement, ce que je retiens de cette interview, c’est le numéro d’équilibrisme/confusionnisme de mr Coulombel ; et ça laisse supposer de sérieuses contradictions au sein d’EELV ! Ou alors, tout comme Macron (voir son speech « prolétaro-populiste » devant l’OIT) il essaye de faire plaisir aux attentes supposées de ses interlocuteurs importants (l’OIT est une agence de l’ONU).

    A cet égard, bravo à Yanis Mhamdi qui a posé et réitéré les questions essentielles (et gênantes).

    Sur le fond : mr Coulombel commence par une farce, cad par définir l’écologie politique par contraste avec l’écologie scientifique. En gros, ce qui n’est pas scientifique est politique, politique signifiant pour lui « se coltiner les institutions » dans des démarches de conquêtes électorales ! Corrigeons-le : ça c’est l’écologie politicienne. Et sans l’insistance de Yanis, on passait à côté de l’essentiel de l’écologie politique à savoir la connaissance et compréhension des éléments responsables des désastres écologiques : comment peut-on briguer des mandats sans avoir une idée consistante des bases politiques et des mécanismes sociaux à l’origine des désastres écologiques. Les sciences naturelles nous disent la compréhension biologiques, biochimiques de l’écologie ; les sciences humaines (sociologie, politique) nous disent les causes sociales et politiques du fonctionnement anti-écologique de la société. La théorie socio-politique qui répond à cette question des causes (et donc à la question des solutions) c’est le matérialisme dialectique et historique cad le Marxisme qui analyse le fonctionnement du capitalisme comme la cause fatale des misères sociales et écologiques. Quand on est dans la misère sociale on ne peut être que dans la misère écologique actuellement (individuellement et collectivement). L’écologie politique ne consiste pas à promettre des mesurettes démagogiques lors des campagnes électorales, mais à se prononcer sur l’origine des désastres écologiques ; et ça, EELV ne veut pas le faire sérieusement. En effet, Yannick Jadot s’est prononcé en faveur du libéralisme économique qui veut une écologie pour les moins pauvres : pour le « bloc » gaucho-bourgeois, bloc qui aime voyager en avion pour aller sur l’adriatique, bloc qui peut s’acheter vélo et voiture électrique, et même cheminée à granules ou à accumulation ; mais aussi pour le bloc facho-bourgeois qui réclame la suppression des allocs à partir du 3 ième enfant, ou qui achète des centrales hydrauliques à EDF mais qui, en tant que patron écolo-facho ne respecte pas les conventions collectives du travail.

    Mais, sous la pression calme de Yanis, mr Coulombel a géré sa confusion en prenant le contrepied de Jadot : il affirme dans un premier temps que la cause du désastre écologique c’est l’hyper capitalisme (sachant que le capitalisme est toujours hyper cad au maximum de ce qu’on lui laisse comme ouverture). Actuellement on lui cède tous les services publics : il les prend ; demain on lui cèdera le pouvoir judiciaire il le prendra (c’est déjà le cas avec les chambres de commerces) ; puis le pouvoir législatif, et il le prendra (c’est déjà amorcé avec les lobbies) ; puis le pouvoir exécutif, et il le prendra (c’est déjà presque le cas avec les polices privées et la présidence de la république avec Macron comme Président, comme Directeur et comme Général de l’entreprise France). Mais toujours questionné par Yanis qui ne lâche rien, il est amené aussi à préciser que le capitalisme ordinaire ( !) est incompatible avec l’écologie. Bref, Coulombel désavoue Jadot, mais en précisant diplomatiquement que Jadot s’est simplement mal exprimé : ah ! ah ! l’éternelle erreur de formulation ; un vrai politicien ce Coulombel, mieux que Marlène Schiappa la manipulatrice ! En tout cas les électeurs de Jadot qui apprennent qu’EELV est non seulement contre l’hyper-capitalisme et mais aussi contre le capitalisme ordinaire doivent maintenant se sentir franchement cocu : purée ! dès le lendemain du mariage, le marié apprend qu’il est cocu ; la mariée était trop belle ! les petits bourges diplômés qui avaient cru et espéré en une écologie capitaliste se retrouve cornus !

    Autre affirmation qui demande à être un peu éclaircie : Coulombel amalgame « marché » et « libéralisme/capitalisme » : « le marché est difficile à supprimer » dit-il presque sur un ton d’excuse ! Mais, on sait bien que « le marché et la marchandise » existaient dès l’antiquité sinon dès la préhistoire ; ils existaient sans le capitalisme libéral car, à ces époques, l’esclavage, et après lui le servage, ne connaissaient pas le travail salarié, qui est la condition de l’accumulation du capital (et pas seulement le moyen de vivre sans travailler pour les capitalistes). Au moyen âge, l’artisanat corporatif et la propriété foncière n’étaient pas tout à fait « libéralisés », l’aristocratie royale et les corporations limitant leurs prérogatives ; elles obligeaient (un peu) « maitres » et « propriétaires » à des devoirs envers « compagnons » et « fermiers » ; tout le moyen âge a consisté pour l’artisanat et les gros propriétaires fonciers à se débarrasser de ces entraves royales et corporatives à leur expansion et à leur richesse, et ce « naturellement », avec le développement des forces productives et du commerce (machinisme et transport) jusqu’à leur victoire officielle sous forme de capitalisme en Angleterre, puis en Amérique, puis en France. Donc le discours sur la permanence du marché permet juste de faire l’impasse sur la question du capitalisme (un marché modéré peut évidemment exister sans le capitalisme, reste à l’inventer en dépassant le binôme capitaliste-salarié).

    Ensuite Mr Coulombel se lance dans une classification politique et se range dans le camp des progressistes (tout comme Macron), progressistes qu’il oppose (tout comme Macron) aux populistes (LFI, RN). Mr Coulombel persiste donc encore dans l’amalgame et la confusion, et s’il concède de critiquer le capitalisme, et qu’un accord avec LREM à l’Assemblée Européenne est pour lui impossible (nous verrons bien !), il ne critique jamais Macron.

    Quant à la fin de l’interview, traitant de la conclusion de son ouvrage d’écologie, c’est une apothéose, frisant le spiritualisme !!!!! Yanis lit un passage – totalement incompréhensible au commun des mortels (confusionnisme encore) – et demande une explication de texte : la réponse relève de la morale idéèliste néo-chrétienne. Un vrai catéchisme d’amour et de miséricorde. En gros il faut se parler, et s’aimer, beaucoup s’aimer puisque nous sommes tous des êtres humains et donc tous frères (comme Abel et Caïn sans doute) ; le dialogue, le respect de l’autre, « l’altérité » sont beaux et salvateurs (les 2 mots à la mode actuellement chez les intellos sont : « altérité » et « mise en abyme » (10 fois par jour sur France Culture). Se parler, s’écouter, communiquer (Habermas, nous voilà !). Bon, implicitement, on comprend que ce modèle de moralité écologique est tout le contraire de Mélenchon le « méchant », le « perdant », l’ « autoritaire », l’ « hégémonique » qui veut tout contrôler, tout diriger. Tout le long de l’interview une rengaine est revenue, aussi ridicule qu’hypocrite : « EELV ne veut pas avoir un rôle hégémonique, ne veut pas être au centre du rassemblement des progressistes, c’est notre programme qui doit être au centre, pas nous ! ». Là, il se fout un peu de notre gueule, le Bèbel : « ce n’est pas nous qui nous imposons, c’est notre programme qui s’impose » ! C’est comme si le chef d’entreprise disait à ses salariés : « voilà mes consignes, vous vous rassemblez autour d’elles et vous les appliquez ; mais je ne prétends pas être votre chef ». Le salarié de base croit que l’autonomie consiste en une certaine liberté d’organisation, et bien il se trompe : l’autonomie consiste à savoir appliquer les consignes du chef : au fond, la compétence consiste en l’obéissance !

    – bravo les écolos, vous en êtes des vrais !
    o des vrais quoi ?
    – des vrais … chefs.
    (voir « les Tontons flingueurs »).

  2. Ainuage dit :

    Suite du précédent.
    Ca y est, EELV vient d’accéder à l’état suprême de « Melon bio ». La graine plantée lors des élections européennes a crû, fertilisée par l’engrais 13% (marque Jardiland). Les effets hallucinogènes du « melon bio » sont évidents, tout comme ceux du hachisch très prisé chez eux. Ca bout dans les « cafetières » des écolos, petits et grands : la fumée sort par les oreilles.
    Que raconte-t’elle en ce moment la communauté EELV ? Jadot et Coulombel pissent le melon bio par tous les trous; les adhérents et adhérentes font de même et nous sommes inondés de la bio-pisse des petites et moyennes bourgeoises, des petits et moyens bourgeois d’EELV. En même temps, les barrières tombent, et la nature profonde de cette secte se révèle. Ils prétendent tout transcender y compris les rapports sociaux cad la matérialité de la vie. Leur seule « raison » c’est la simple nature naturante, et la nature c’est Dieu (ce qui rappelle bougrement Spinoza, ce philosophe très à la mode actuellement. Aparté : certes ce philosophe est intéressant, mais d’ici à le magnifier comme actuellement, bof, bof : ses histoires d’affects, qu’il semble essentialiser, sont ridicules. Un homme magnifique comme Lordon en fait tout un fromage : bizarre!).

    Revenons au staff d’EELV.
    Coulombel et Jadot :
    « A EELV, nous accueillerons toutes les tendances politiques, de droite comme de gauche » (sous-entendu RN aussi, bien que là, ils essayent « en même temps » et tactiquement de piquer ce jouet à Macron, en tant que repoussoir qu’eux seuls pourraient vaincre).
     » A l’avenir, nous ne ferons aucune concession et aucune alliance de circonstances avec d’autres partis ». Bon, là, les anciens alliés étiquetés « gauche » sont cocus. EELV souhaite piquer les sympathisants des autres partis, mais récuse les alliances de parti (ça prouve au moins qu’ils ont compris que les opinions c’est complexe et malléable, et que ça peut se travailler idéologiquement, contrairement aux situations sociales réelles – par exemple celles des GJ – imperméables à l’idéologie.
    Trahir sans vergogne a toujours été une pratique d’extrême droite (voir l’histoire du parti Nazi, très attaché lui aussi à la santé des corps et à la nature). Le vrai projet d’EELV c’est de développer un capitalisme écologique, cad de maintenir une contradiction en état, alors que toute contradiction est, par nature, destinée à la négation. Socialement parlant, ils sont d’extrême droite (le capitalisme est leur avenir), et sociétalement parlant il serait de gauche : « modernité » des moeurs et écologie –> pour ceux qui croient que l’écologie est de gauche (remarquons en passant que leurs ambitions écologiques sont minables, par rapport, par exemple, à la FI).

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