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SPÉCIALE GJ, ACTE XVIII CHAMPS-ÉLYSÉES, CONVERGENCE ET LES JEUNES POUR LE CLIMAT

Au programme de l’Autre 20h ce soir présenté par Théophile Kouamouo :

⏩ GILETS JAUNES : L’EXPLOSION
Serge Faubert était sur les Champs-Elysées ce samedi. Retour sur 8 heures d’affrontement.

⏩ JAUNES ET VERTS : MÊME ADVERSAIRE
Virginie Cresci a fait le tour des manifestations de ce samedi, au coeur de la convergence des luttes sociales et climatiques

⏩ GILETS JAUNES : ON EST PAS DES HAINEUX
Aude Lancelin et Antoine Birot ont décidé de rendre la parole aux Gilets Jaunes, eux dont on parle si souvent à leur place

⏩ CLIMAT : DEMAIN C’EST DÉJÀ TROP TARD
Le mouvement Youth For Climate représente un formidable espoir pour le climat, peut être le dernier.

7 comments on SPÉCIALE GJ, ACTE XVIII CHAMPS-ÉLYSÉES, CONVERGENCE ET LES JEUNES POUR LE CLIMAT

  1. JIEM dit :

    Que pensez-vous des « intellectuels «  cireurs de pompes du roitelet ?
    Si j’ai bien compris il a confirmé qu’il ne changera pas de cap quoiqu’en demande le petit débat. On avait bien compris dès le début.

  2. Ainuage dit :

    A propos de la partie de « lèche bottes blues » d’hier, voici un extrait de mon post sur le 20h du 14 mars.

    « 2- France Culture anime le débat/mascarade d’intellectuels obséquieux invités par Macron (à chaque prise de parole « merci mr le président pour votre invitation » ; remercions surtout cet intellectuel remarquable et libre – Frédéric Lordon – qui a ri de cette invitation qu’il avait reçue aussi ).  »

    Tout l’exercice de ces abjects personnages de basse cour a consisté à viser à coté du problème pour ne pas déplaire à Louis le Grand méchant loup ! Tous ont eu une attitude d’obligés. Je n’ai pas tenu jusqu’au bout, loin s’en faut; je retiens la question sur l’ Algérie de Benjamin Stora, question hyper centrale dans les problèmes actuels en France. Inspecteur général de l’éducation nationale, ex contestataire soixante huitard, Stora, parvenu, obligé, gagne la palme du courage minuscule.

  3. Ainuage dit :

    Pour poursuivre.
    comment tous ces intellectuels ont-ils pu, sans réagir, assister à la totalité de cette mascarade ? parce que ce sont de gentils toutous, même pas des chiens de garde !
    Macron, le maitre, réagissait à chaque discours jappé par chaque toutou. Il réagissait et clôturait chaque thème par son avis définitif.
    Pourquoi, dans ces conditions où il s’est agi pour Macron d' »expliquer » sa politique, pourquoi aucun d’eux n’a quitté la salle en signe de contestation ? Pourquoi ?

  4. Ainuage dit :

    Louis le Grand méchant loup et les 63 petits cochons !

  5. WEBER Paula dit :

    Travail sérieux, merci.
    Pour prolonger. Je viens de lire un texte de M. Badiou, où il analyse et prend position au sujet du mouvement des Gilets Jaunes. Je vous propose de le partager :
    https://www.lautrequotidien.fr/articles/2019/3/13/alain-badiou-leons-du-mouvement-des-gilets-jaunes-?rq=badiou
    Et donc, motivé par votre travail et aussi par ce texte de Badiou je me dis : Quand est-ce que le mouvement des GJ va construire un discours et entamer des actions collectives qui s’attaquent au vrai « Mal », c’est-à-dire le système capitaliste libéral ?
    Certes, certains ont essayé (Commercy) mais ces actions restent plutôt localisées. Badiou propose de changer la base idéologique du mouvement. Construire un projet politique collectif où les « mots d’ordre » seraient, par exemple, l’arrêt total des privatisations passées et en cours, le contrôle collectif des banques et des services publics, etc. Bref, créer des « écoles rouges » où l’on se forme politiquement et où l’on construit un communisme d’un ordre nouveau.

    1. Ainuage dit :

      Merci, Paula, pour ce post, et pour le lien sur A.Badiou.
      Il y aurait beaucoup à dire sur ce texte de Badiou. Ce qui me semble important à préciser dans l’immédiat, par rapport à la réserve d’AB sur les GJ, c’est que les dits GJ n’ont jamais revendiqué la révolution : ils veulent seulement vivre dignement et cela suffit largement à leur légitimité; cette légitimité, ils n’ont pas à la « prouver » par rapport à une quelconque théorie, fut-elle marxiste. Ces GJ dessinent le profil d’un nouveau prolétariat qui n’est pas forcément salarié : le salariat, le capitalisme financier n’en veut plus; il veut des rapports de domination sur de petits entrepreneurs régis par le droit commercial. Nous sommes à l’aube d’un prolétariat capitaliste (classe ouvrière … non salariée). La rémunération du travail ne passe pas nécessairement par le salaire : elle peut passer par une facture (autoentrepreneur).
      Le peuple de 1789 ? il avait le même profil que celui des GJ : des inclus en plein déclassement; ils n’avaient pas de théorie révolutionnaire. Ca a permis un vrai changement pourtant… qui certes a mal évolué.
      Le peuple de Mai 68 ? d’abord un mouvement d’étudiants en révolte essentiellement sur les moeurs; il était nanti d’une théorie révolutionnaire ouvrière marxiste : échec révolutionnaire total, mais réussite sur les moeurs et dans une certaine mesure sur la redistribution (pas pour longtemps).
      Le projet que dessine AB est évidemment intéressant, mais d’évidence il est décalé, hors-sol, on n’en est pas là; personne n’attend le grand soir en ce moment : on attend que Macron dégage (Macron est un « commis » vraiment trop zélé de la finance, qui croit qu’il peut séduire la France comme il a séduit sa maitresse d’école : il ne se sent plus pissé, et un bon coup de pompe dans les c … lui ferait le plus grand bien), et qu’une redistribution et une démocratie « plus vivable » se mettent en place.
      Pour que ça bouge en Rouge (ce que je souhaite), il faudrait peut-être que le PCF ou autre NPA ou etc … ait soit un projet/envie révolutionnaire, soit des adhérents. On n’en est pas là, malheureusement, et on ne peut pas demander aux GJ de porter cela, eux qui viennent de naitre.
      Mais on peut, on doit, les soutenir, les aimer sans réserve. Ils sont notre honneur en ce moment !

  6. Ainuage dit :

    @Paula, suite.
    Sinon, j’adhère à ta proposition :
    « Construire un projet politique collectif où les « mots d’ordre » seraient, par exemple, l’arrêt total des privatisations passées et en cours, le contrôle collectif des banques et des services publics, etc. Bref, créer des « écoles rouges » où l’on se forme politiquement et où l’on construit un communisme d’un ordre nouveau. »
    Ce n’est pas si Rouge que cela d’ailleurs : c’est un peu le programme de la FI qui propose un grand service public qui aurait la main sur les domaines stratégiques pour la nation (écologie, énergie, transport, communication …). Même si Mélenchon a des sympathie avec le PCF (dont le programme n’a plus rien de communiste) et le NPA, son programme conserve le principe du libéralisme et du profit, mais contrôlé (par l’impôt) en matière de redistribution.
    Banco aussi pour les universités populaires.

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