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LE FLÉAU DE L’EXPLOITATION ANIMALE – HUGO BOUXOM (L214)

Hugo Bouxom milite avec l’association L214, qui se bat contre les violences faite aux animaux et dénonce les conditions d’élevage et d’abattage industriels. Des conditions à la fois mauvaises pour les animaux, mauvaises pour les humains et mauvaises pour la planète.

One comment on “LE FLÉAU DE L’EXPLOITATION ANIMALE – HUGO BOUXOM (L214)

  1. Ainuage dit :

    Le néo-christianisme teinté de chevalerie se déploie sur le Média. Les thèmes de modernités sociétales s’enchainent : y’a eu du changement récemment au Média?

    Après madame Diallo, pin-up de magasine nous parlant d’elle-même, de son prénom et de ces qualités personnelles (dont, bien évidemment, son humaniste sans faille), voici venir les Vegan.

    Monté donc sur le cheval de l’humanisme animal, Saint-François d’Assise – alias Hugo Louxam – plein de bonne conscience, vient, au nom de la communauté Vegan (ou L214 ?), nous expliquer la vie à coup d’entourloupes scientifiques et d’incantations morales. Petits bourgeois diplômés, en révolte contre l’ordre passé, ils viennent mobiliser notre énergie sur une ribambelle de causes sociétales destinées à nous détourner de la lutte contre les inégalités de classe. Pour eux, la seule inégalité à combattre, c’est l’inégalité entre Humains et Animaux.

    Actuellement, un axe argumentaire en vogue de cet humanisme de la nature (écolos, vegan, végétarien, ….) consiste à anthropologiser la nature : la Terre serait un être vivant quasi humain (malheureusement, il lui manque la fonction reproductive !) ; les arbres communiqueraient entre eux comme des êtres humains (c’est la dernière connerie en vogue ; malheureusement « interaction mécanique » et « communication » sont deux choses différentes qu’il est impossible de confondre sauf pour truander le chaland). La raison Humaine sert à tout, et en particulier à maintenir l’ordre politique actuel. Nul doute que Saint-François Vegan sera incessamment invité au MEDEF, tout comme l’a été son alter ego Pierre Rabhi. Et on nous expliquera bientôt qu’une privatisation totale des abattoirs serait la solution pour occire les animaux conformément à l’article L214.

    Examinons quelques approximations scientifiques de Saint-François Vegan :

    1-les animaux ont une conscience quasi humaine et une organisation sociale quasi humaine aussi. Par exemple, Saint-François affirme qu’il existe un dominant qui fait la loi chez les cochons ; ce dominant, c’est le plus gros cochon, et il intervient dans les querelles de cochons pour protéger l’espèce ( !).
    Remarquons tout d’abord que dans la plupart des espèces, l’animal dominant est un mâle car c’est le plus fort (loup, lion, …). Sans insister sur ce fait majeur essentiel, constatons seulement que le combat actuel des féministes conteste cet état de fait, chez les humains ; or, cette contestation n’a pas lieu dans le monde animal : ceci acte une différence majeure entre l’Homme et l’Animal, qui ne sont donc pas si semblables que veulent bien nous le faire croire les vegan.

    2- Par ailleurs, Saint-François fait un mésusage grossier du phénomène statistique de corrélation (« cancer colorectal » et « consommation de viande » en Argentine), ce qui est un grand classique du truandage intellectuel. Rappelons qu’une corrélation témoigne d’un lien entre deux variables qui varient semblablement. Lorsque la corrélation est maximum ce lien prend le nom de dépendance fonctionnelle (une certaine équation lie alors les deux variables). Mais cela veut-il dire pour autant que l’une des variables est la cause de l’autre ? Réponse : pas du tout ! Les deux variables peuvent être la conséquence commune d’un tiers facteur. Quelles recherches ont été faites sur la nature de cet éventuel tiers facteur ? Saint-François n’en dit rien ! Est-ce le mode de cuisson argentin qui serait ce tiers facteur ? Sont-ce les aliments ou les soins d’élevage des animaux consommés qui contiennent des produits cancérigènes ? Ou les produits d’accompagnements à table sont-ils nocifs ? là-dessus, rien, nada !

    3- Par ailleurs encore, et pour aller plus loin sur la question de la conscience (perceptions et affects) et de l’intellect (la raison) dont seraient dotés les animaux tout comme les humains, là aussi, Saint-François va vite en besogne. Il se réfère vaguement à des recherches en bio-chimie (lesquelles ? Sont-ce celles qui sondent le cerveau avec des techniques d’IRM ou autres, et qui, détectant des manifestations colorées sur un écran, en concluent qu’il y a activité de conscience ? C’est plus que léger. Des comportements animaux ressemblant vaguement à des comportements humains attestent-ils d’une structure mentale animale semblable à une structure mentale humaine ? là encore, la réponse est absolument négative ! Des animaux sans cerveau (insectes), donc sans conscience, survivent au même titre que des animaux dotés de conscience (on tente actuellement avec les arbres de nous faire croire que les végétaux ont une conscience malgré l’absence de cerveau ; d’ailleurs chez les humains on prétend aussi – grâce à de grossiers amalgames intellectuels – que le cerveau est en partie dans le ventre).
    Reprenons sur la ressemblance des comportements animal et humain. Ce qui témoigne de la conscience c’est l’existence d’activités volontaires « anticipées », « pensées à l’avance », bref, la présence d’une « décision » et d’une « stratégie » dans l’action. Cette modalité d’action se distingue de l’action « réflexe » qui, elle, ne mobilise pas la conscience (ni décision, ni stratégie). Les moustiques sont en mode réflexe. Le félin chasseur mêle « stratégie » et « réflexe ». L’homme fonctionne essentiellement en mode « stratégique ». Pourquoi certains comportements « réflexes » animaux ressemblent-ils aux comportements « stratégiques » humains ? tout simplement grâce au phénomène de sélection naturelle que Darwin a mis en évidence au 19 ième siècle. Les comportements « réflexes » sélectionnés (donc efficaces) sont ceux qui assurent la survie d’une espèce et il est normal qu’ils ressemblent aux comportements « stratégiques » car, dans une situation donnée, il n’y a pas une multitude de façons d’agir pour assurer sa survie (attaque, fuite, recherche alimentaire, protection de la descendance). Les comportements réflexes « sélectionnés » au niveau de l’espèce peuvent être tout à fait identiques aux comportements stratégiques « raisonnés » au niveau de l’individu. Il faut avoir conscience que ces comportements réflexes sélectionnés ne sont pas que des comportements égoïstes individuels cad qui assurent la survie de l’individu (c’est d’ailleurs une importante limite de la théorie de Darwin que de s’être polarisée sur les comportements ou les évolutions physiologiques individuels, car le mode de survie d’une espèce – y compris humaine – est toujours plus ou moins social ; c’est à dire qu’une espèce survit aussi grâce à des comportements sociaux individuels). Tout ceci explique « l’impression » de comportement stratégique des cochons ou des loups ou des agneaux alors que ce sont de simples comportements réflexes à conséquences sociales positives. Donc, la conscience « morale » animale n’est pas du tout avérée, et pour ma part je n’y crois pas (en dépit du regard « implorant » des chiens battus). L’hypothèse Vegan, est ici un anthropomorphisme animal des plus grossiers.

    Pour terminer, à la question de Julien Terry (un peu téléphonée selon moi) : « que répondez-vous à ceux qui disent que les animaux se tuent entre eux sans ménagement pour se manger ? », la réponse a été des plus foireuses : en gros, la loi de la nature est … naturelle et n’est pas la même que celle des hommes qui eux sont … civilisés : « les animaux sentent les excréments et pas les hommes etc .. etc … », ceci contredisant totalement l’hypothèse initiale selon laquelle les animaux sont des quasi humains.

    En conclusion, Saint-François, pour nous « éclairer », nous fait prendre des vessies pour des lanternes ! Si personne évidemment ne souhaite de souffrance animale à l’élevage et à l’abattage, personne ne souhaite non plus être pris pour un imbécile !

    Cette convergence des pseudo-découvertes (« conscience » des arbres, « conscience » du ventre, « conscience » des animaux, « conscience » de la Terre) m’intrigue personnellement. J’en arrive même à douter de l’épigénétique, théorie récente tellement commode pour expliquer, par exemple, qu’un fils d’ouvrier hériterait génétiquement des caractères « acquis » de son père, et serait donc plus apte à être ouvrier dans sa vie plutôt que dirigeant ou capitaliste. Vive le retour des castes indoues ! Le fait que Joël de Rosnay soit le grand promoteur/vulgarisateur de l’épigénétique en France ne fait qu’augmenter mes doutes sur cette théorie : Jojo est un grand laquais du capitalisme).

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