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MACRON : LA GUERRE SOCIALE EN FRANCE

Il fallait bien prendre au mot Emmanuel Macron lorsqu’il annonçait une « révolution » pendant la campagne présidentielle : quoi que n’ayant recueilli qu’un cinquième des suffrages exprimés au premier tour, c’est bien une transformation profonde de toute la société française que son gouvernement a entreprise et compte mener à bien coûte que coûte.

Dans son livre récemment paru, Romaric Godin montre que le néolibéralisme qui commande ce projet révolutionnaire se distingue nettement du libéralisme économique classique : il s’agit d’imposer, avec tous les moyens dont la puissance publique peut disposer, une marchandisation intégrale de tous les aspects de la vie sociale, ce qui garantirait aussi bien la croissance que la plus grande justice possible. Le néolibéralisme n’est pas seulement une doctrine économique, c’est aussi une politique générale fondée sur une conception cohérente et totalisante de l’homme en société.

Toutes les forces qui s’opposent à la « loi du marché », notamment en soutenant le travail dans le rapport de force avec le capital, s’opposent à la vérité, à la meilleure égalité possible et donc à la justice. Les réprimer s’avère donc une nécessité pour le bien commun, et ce jusqu’à ce que la culture politique, tout comme la tradition sociale françaises, acceptent enfin comme des fatalités et comme un bien la radicalisation des inégalités, la disparition des protections collectives et celle des services publics accessibles au plus grand nombre.

Pour obtenir cette victoire, la guerre sociale est nécessaire, contre les gilets jaunes et toutes les autres formes de résistance.

MACRON, L’INCARNATION DU BLOC BOURGEOIS

Comment En Marche a capté l’électorat du bloc bourgeois ? Quelle stratégie opposer face à ce bloc, entre populisme, souverainisme, ou plutôt retour à une union de la gauche, façon programme commun ? Les gilets jaunes sont-ils l’expression de l’anti bloc bourgeois qui pourrait naître de la recomposition politique en cours ? Pour tenter de répondre à ces questions, Théophile Kouamouo a reçu Bruno Amable, auteur de l’Illusion du bloc bourgeois.

AFFAIRE ALSTOM : L’INDUSTRIE FRANCAISE LIVRÉE À L’ÉTRANGER

Alstom, Ascoval… Comment l’industrie française a été vendue à l’étranger, avec la complicité d’Emmanuel Macron. Le journaliste Antonio Rodriguez revient sur ces scandales, alors que General Electric vient d’annoncer la suppression de 1000 postes en France.

SPÉCIALE EUROPÉENNES : FAUT-IL ALLER VOTER ?

Invités :
– Etienne Chouard, enseignant, partisan du RIC
– Coralie Delaume, essayiste, auteure de « Le couple franco-allemand n’existe pas »
– David Koubbi, avocat, auteur de « Une contestation française »
– Raquel Garrido, avocate, ex porte-parole de la France Insoumise
– Virginie Rozière, eurodéputée PRG, démissionnaire de la liste PS
– Renaud Muselier, président région PACA LR, ex député européen
– Sergio Coronado, candidat de la France Insoumise aux élections européennes
– Antoine Peillon, journaliste, auteur de « Voter, c’est abdiquer » et « Coeur de boxeur : le vrai combat de Christophe Dettinger ».

Faut-il aller voter ? Les jeux sont-ils déjà faits ? L’Union Européenne est-elle un obstacle à la démocratie ?

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