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#4 – Le retour de la lutte des classes

Le retour de la lutte des classes

Ce soir à 21h15 avec Gérard Filoche, Elsa Faucillon, Eric Coquerel, Alexandre Devecchio, et Gaël Quirante.

Partout dans le monde, les inégalités se creusent, des transferts massifs de richesse ont lieu des plus pauvres vers les plus favorisés. Si l’injustice et l’exploitation sont vieilles comme le monde, le néolibéralisme sont en train de les accentuer jusqu’à l’obscénité. La politique menée aujourd’hui en France, depuis l’élection d’Emmanuel Macron en 2017, n’y échappe pas bien sûr. Alors, la lutte des classes est-elle en train de redevenir la grille de lecture adéquate pour penser notre situation? Pendant des années on l’a ringardisée, et la gauche elle-même y avait renoncé. Aujourd’hui, de plus en plus de penseurs et de politiques, la font revenir dans le débat public.

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12 comments on #4 – Le retour de la lutte des classes

  1. jlanthony dit :

    MERCI à toutes et tous, la convergence populaire est en marche! Elle bloquera En Marche qui ne repose que sur un seul homme E.M. il diverge au sein de son gouvernement, dans tous les pays, il s’éparpille!
    Merci à Le Media et ses collaboratrices, teurs persévérants et engagés à tous niveaux.
    Socio lement votre,
    J-L A

  2. Bonjour Aude,
    Si c’est vous qui prenez le temps nécessaire pour lire les commentaires, je voulais faire une remarque, la plus bienveillante possible, sur la forme de la tenue des débats où certains débatteurs sont connus – tel G. Filoche et même E. Coquerel ou M. Pinçon-Charlot – pour ne pas vraiment respecter la parole des autres intervenants sur le plateau et interrompent sans cesse ce qui transforme trop souvent le débat en « conversation de trottoir » ou « foire d’empoigne » et, surtout, rend les argument inaudibles ! J’ai observé comment vous avez essayé de cadrer ces prises de parole, ce chahut verbal, sauf erreur, sans grand succès sauf à changer de sujet ! Permettez-moi de comparer la tenue de certains plateaux où « ce genre d’oiseau sévit » et qui repose a priori sur l’écoute attentive de chacun … avec les débats organisés par J. Cotta qui prévient les intervenants et le public que la langue de bois est à bannir et la prise de parole de chacun est à respecter. Soit il faut faire comme lui et « prévenir », soit il faut savoir « guérir » en s’imposant face à des personnalités qui se veulent fortes mais qui sont, je pense, plutôt sur la défensive ! Cela surtout quand le nombre de présents sur le plateau nécessite a priori une plus grande auto-discipline de chacun ! Je pense qu’il n’y a pas de méthode idéale et qu’il faut payer le prix de chacune, soit en risque de « chahut » soit en risque de trop de »rigidité scolaire »… Pour l’auditeur/auditrice qui s’intéresse au sujet du débat et veut entendre tous les arguments, je pense que la méthode « Cotta » aurait un effet surprenant quand un vieux routier de la parole comme G. Filoche serait censé s’y conformer…
    Merci d’accueillir mon message comme une critique qui se veut constructive .

    1. Claudia1515 dit :

      Sur quel exemple vous basez-vous pour dire que Mme Pinçon-Charlot ne respecte pas les autres interlocuteurs ? C’est une sociologue qui a l’habitude d’observer, d’écouter et de traduire les codes de ceux qui s’expriment. Je la trouve très respectueux vis à vis des personnes qui n’ont pas forcément l’habitude de prendre la parole. Quand elle s’exprime c’est avec savoir faire et sans langue de bois.

  3. J’apprécie le travail d’Aude Lancelin, qui est très efficace en entretien individuel, mais qui manque d’autorité pour faire taire ces grandes gueules qui, en fait, n’ont pas grand chose à dire, excepté Coquerel.

    Filoche braille « gauche ! gauche ! » comme si la gauche parlementaire avait incarné le parti des prolétaires depuis qu’il y a une gauche en France, alors qu’elle a été le plus souvent à l’avant-garde du capitalisme, porteuse des valeurs de la bourgeoisie libérale. La gauche ne manque pas, certes, de qualités en matière de liberté par rapport à la droite, mais elle s’accomode très bien du capitalisme. Elle nous l’a prouvé à maintes reprises depuis 2 siècles.
    Je me méfie comme de la peste des politiques ou syndicalistes qui n’ont que le mot « gauche » à la bouche et qui ne prononcent jamais le mot tabou, le mot que l’on entend plus jamais : « socialisme ». Ceux-là sont soit des imbéciles, soit des traîtres.

  4. Emma.SH dit :

    Si nous écoutons avec un peu de hauteur c’est très intéressant ce type de débat car c’est le théâtre des expressions d’aujourd’hui, je trouve qu’Aude Lancelin se débrouille très bien, justement une bonne autorité naturelle et pas d’autoritarisme et cela c’est très difficile à manier. Il faut accepter chaque intervenant tel qu’il est et se révèle dans le débat avec ses contradictions . Filoche est empêtré dans dans un déni terrible entre ce qu’il souhaite défendre comme société et ses choix d’engagements totalement paradoxaux (le propre du parti socialiste) une république sociale ne peut pas soutenir une société capitaliste et le parcours d’un type cohérent le prouve, celui de Mélenchon; la seule option c’est d’en sortir et de se mettre en accord avec sa pensée et ses choix, Filoche a encore du boulot c’est pas donner à tout le monde une telle remise en question personnelle. Le discours le plus juste est donc celui de ceux qui sont en cohérence avec leurs idées Guirante parce qu’il les vit Coquerel toujours très juste et Faucillon parce que clairement anti capitaliste. Quand à Devecchio, il se révèle et est révélateur de la vacuité de la pensée capitaliste, qui sous le terme de « probléma

    1. Emma.SH dit :

      problématique culturelle’ se dévoile dans la dimension typiquement raciste, qui utilise les éternels boucs émissaires des ‘étranges étrangers » qui seraient responsables évidemment de toute la noirceure sociétale; c’est bas du front et cela ne pisse pas loin et comme l’argument est insipide finalement il a besoin de se « lâcher » comme il dit ; il fait son caca nerveux en insultant Guirante de brailleur, le seul que j’ai vu brailler ce soit c’est lui à ce moment là et Bravo à son interlocuteur de sa réponse et de sa tenue. Donc si l’émission n’est pas très profonde dans le discours par rapport au thème, elle reste très intéressante dans ce qu’elle révèle du thème justement et cela compte aussi. Jamais en tous cas dans mon souvenir le thème de la lutte des classes ne s’est pensé ainsi avec autant de réalisme, on voit les limiltes et la patience qu’il faut avoir pour les dépasser.

  5. fiofiojm dit :

    Ah Monsieur Gérard Filoche… Il parle en permanence de l’unité de la gauche… je me souviens quand il voulait absolument que cette unité se fasse autour du PS et son courant Démocratie et Socialisme, je me souviens comment il rejetait toute autre hypothèse les vouant à l’échec assuré. Voilà qu’aujourd’hui il n’envisage plus la question de l’unité de la gauche autour du PS parce qu’il en a été exclu (ou parce qu’il l’a quitté, selon les formulations divergentes) mais il continue à ne pas vouloir saisir la main qui lui est tendue depuis tant d’années pour rejoindre un mouvement qu’il persiste à nier en allant jusqu’à tenter de nous faire croire que le rassemblement du 26 mai prochain est de son initiative alors qu’il est le fruit d’un mouvement général qui cherche à se coaliser. Excellent et capable de faire taire n’importe quel technocrate libéral (Macron et son gouvernement inclus) sur les question du droit du travail, Gérard Filoche n’a cependant pas l’esprit de stratège pour être dans l’état major qui entraine un mouvement. En revanche il peut être un arbalétrier qui fait mouche à tous les coups dans le mouvement quand, arrivé en force près de la cible, le premier rang se baisse pour laisser l’arrière garde tirer. Mais bon, il y a moins de virulence aujourd’hui dans son obstination que par le passé, il est peut-être sur la bonne voie de la remise en question qui lui permettrait enfin de rejoindre le mouvement et ce serait une très bonne nouvelle car il est redoutable dans ce qu’il connaît le mieux.

  6. YANNE dit :

    Je m’interroge quand même sur le sens de ce genre d’émission. N’importe quelle personne un peu sensée se rend compte qu’il existe une lutte des classes, et qu’effectivement les dominants sont en train de la gagner…
    J’attends plus de ce genre d’émission qu’elle explique comment exactement est menée cette guerre, du point de vue idéologique entre autres, quelles sommes astronomiques peuvent mettre les classes dominantes dans ces batailles qu’on perd les unes après les autres.
    Et d’ailleurs, les arguments employés par ce journaliste de droite sont typiques de la façon dont la droite et l’extrême-droite brouillent les messages. Le contre-argument est évidemment qu’en Ile de France, il y a très peu de vote FN alors que c’est l’endroit où on constate visiblement qu’il y a le plus de personnes d’origine étrangère, et ça se voit physiquement en se promenant. J’habite dans une commune voisine de Paris, et dans les classes de primaire de mon enfant, j’ai constaté que les jeunes blancs étaient minoritaires. Une année, il y avait 5 enfants blancs pour 25 jeunes d’origine étrangère. Et il n’y a pas de problème « culturel « , pas de délinquance, pas de conflits, même si ce n’est pas évident tous les jours, de se comprendre.
    Bref ! Pour moi, il faudrait plus tenir compte des faits, les analyser, et les observer dans les stratégies de lutte des dominants. Parce que c’est ce genre de brouillage qui est adopté.
    Ce matin, sur France Inter, la personne interrogée, un professeur de Paris VIII parlait du Vénézuéla. Et les intervieweurs le dirigeaient vers des explications très alarmistes, et son discours allait jusqu’au mot Totalitaire. A un moment, une personne lambda au téléphone demande pourquoi il y a des condamnations des pays occidentaux sur le Vénézuéla et pas sur l’Arabie Saoudite et divers autres pays. Alors l’interviewé répond que s’il y a pression, c’est pour aider l’opposition vénézuélienne, sous-entendu, c’est encore une démocratie….
    On voit bien comment fonctionne le Vénézuéla bashing, (et à travers, le FI bashing), des mensonges et des à-peu-près. Personnellement, je ne sais rien de ce qui se passe au Vénézuéla, mais la seule chose dont je suis sûre, c’est qu’on en dit n’importe quoi. Et ce brouillage rend les choses difficiles.
    Et pour finir, cette émission est trop politicarde. Les interrogations au sujet de quel parti doit mener la gauche…… Les électeurs reconnaîtront les leurs.

  7. Claudia1515 dit :

    Par les titres de ses émissions, Aude Lancelin me donne envie de les écouter. Et pourtant bien souvent je suis frustrée par leur contenu. Je me demande si le nombre élevé d’invités n’empêche pas un vrai débat de fond ? J’attends plus d’analyses politiques. Pour cela, ne serait-il pas judicieux d’inviter un politologue avec un ou deux représentants politique (élus, syndicat) Je me suis demandé à quoi était utile l’intervention de G. Filloche et du journaliste du Figaro ? Je n’ai pas trouvé. A rien, mis à part alourdir l’émission. Ce que j’attends c’est comprendre comment la minorité (les riches et les bourgeois) arrive à manipuler le peuple pour qu’il se pense battu d’avance? Quels stratégies (communication, peur, etc.) ils mettent en place. Et je me demande: est-il possible de gagner par une révolution citoyenne ? Alors même que la violence faite au peuple français est de plus en plus grande. J’aimerai avoir le regard d’un sociologue pour savoir si les codes utilisé par macron va mener le pays vers une guerre civile ?

  8. fabien-lelong dit :

    Bonjour,

    Bonne émission . Merci à Aude.
    On aurait pu attendre un peu plus de diversité que le chroniquer un peu faire -valoir du Figaro, notamment quand il interroge la dimension « culturelle » des gauches. Je sais bien que Michea ne vient pas sur les plateaux télé mais Emmanuel le

  9. fabien-lelong dit :

    Bonjour,

    Bonne émission . Merci à Aude.
    On aurait pu attendre un peu plus de diversité que le chroniqueur un peu faire -valoir du Figaro, notamment quand il interroge la dimension « culturelle » des gauches. Je sais bien que Michea ne vient pas sur les plateaux télé mais Emmanuel et Mathis Roux pourraient venir en discuter. https://blogs.mediapart.fr/jean-claude-leroy/blog/230118/michea-l-inactuel-sur-la-disqualification-d-un-philosophe-politique.
    Il était facile pour le gars du NPA de partir à la chasse antifa et d’esquiver un débat important sur l’imprégnation idéologique dans la culture dite de masse du libéralisme.
    Heureusement que Coquerel est plus et a plus réfléchi.
    J’ai trouvé les propos de Filoche très révélateurs de la gauche socialiste. Se féliciter que demain tout le monde sera salarié c’est ne pas comprendre ni la notion de subordination que cela implique ni le désir pour certains jeunes des classes populaires (ou les paysans ou artisans) d’être leur auto entrepreneur et d’avoir bien accueilli, du moins au début, les discours d’UBER. On est encore loin de l’abolition du salariat prôné par Marx et d’une société de travailleurs libres…

    Amicalement.

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