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#15 – ANNIE LE BRUN

Aude Lancelin reçoit Annie Le Brun, écrivain et penseur, pour l’Entretien Libre 15e édition

Le Média reçoit Annie Le Brun, écrivain et penseur singulier entre tous, meilleure connaisseuse du marquis de Sade et du surréalisme en France aujourd’hui, auteur d’essais et de pamphlets devenus de véritables classiques, “Les Châteaux de la subversion” ou encore “Lâchez tout”. Aujourd’hui elle publie un nouveau livre important, “Ce qui n’a pas de prix”, réflexion puissante sur la capture des sensibilités par le capitalisme mondial. Elle le fait avec ses mots, qui ne sont pas ceux des sciences sociales, des mots d’écrivain, intenses, des mots de réveil. On ne voit quasiment plus jamais Annie Le Brun sur les écrans, où aurait-elle désormais sa place? Aujourd’hui, elle est avec nous à Montreuil, qu’elle en soit vivement remerciée.

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12 comments on #15 – ANNIE LE BRUN

  1. Vos émissions sont un bonheur. On n’en rate pas une seule. Vous nous faites découvrir tant d’auteurs, de pensés, d’intelligences. Mille fois merci Aude.

  2. nivelers dit :

    un conversation des frères Schön

    Danke
    -que penser du rachat d’une couleur par un marchand de peinture ?
    Bitte
    -de manière absolue ?
    Danke
    -évidemment !
    Bitte
    -simple histoire de trou du cul en qui rien d’humain ne subsiste !
    Bitte
    -une sorte d’être pour la Mort, alors ?
    Danke
    -tout à fait ! Mais camouflé en mode de pensée !
    Bitte
    -comme une crêpe ?
    Danke
    -voilà !

  3. c’est une très belle surprise de l’écouter sur le Media . Son regard singulier sur l’art doublé d’une conscience politique aiguë témoigne de ce qui est entrain de nous arriver .
    Cependant elle ‘n’ouvre pas la porte de l’image et de la suprématie de l’œil sur l’écrit. le récit s’en est trouvé escamoté par l’image qui le résume . ce qui nous arrive date des saintes écritures !!Une civilisation fondée sur la suprématie de l’image ne peut que produire le pire pour l’homme .
    L’image vide le monde alors que l’écrit le densifié . Merci à vous .

    1. Ainuage dit :

      Ca a l’air intéressant ce que tu dis, mais je ne suis pas sûr d’avoir tout saisi.
      Veux-tu dire qu’en terme de communication, le langage est supérieur à tous les autres systèmes (dont l’image). Là, je te suis, le langage permet d’ailleurs de parler de l’image alors que la réciproque n’est pas vraie. Tu regrettes donc que la communication soit actuellement trop basée sur l’image ? là je te suis aussi, mais une image, bien qu’imprécise vis à vis d’une situation (avant, après) puisse être commentée.
      L’image ne doit pas être négligée car le premier contact avec la réalité matérielle se fait souvent par le visuel, et l’image est un reflet « parlant », bien qu’incomplet, de cette réalité. Ensuite dès qu’on entre dans les relations humaines, le langage reprend du service.

  4. p.pernet dit :

    Quel bonheur, quel plaisir d’être à ce banquet d’intelligence de classe… Grâce à vous, enfin, les masques tombent et l’art peut reprendre sa véritable place

  5. TAMARIS dit :

    Merci Aude et merci Le Media de dénicher de tels invités et de telles invitées, L’acuité du regard d’Annie Le Brun sur l’art contemporain comme marchandise et, par effet aggravant d’une mode, comme instrument d’aplatissement de nos sensibilités et d’extinction de notre capacité de refuser ce qui nous est insidieusement imposé…Oui, merci ! On peut se douter, parfois, que quelque chose ne colle pas, quand on fait la queue à l’entrée d’un musée; mais c’est un ressenti vite confondu avec le désagrément d’attendre interminablement… On ne se rend pas aisément compte qu’on nous fait assez souvent passer de « Ceci n’est pas une pipe » à « Ceci n’est pas une m…  » Cette émission ouvre une réflexion que chacun peut mener librement pour retrouver vivante sa capacité de dire non. Je vais lire ce livre et… découvrir ainsi son auteur, car je ne la connaissais que de nom sans avoir rien lu d’elle ! Je découvre aussi, ce soir, que Pivot l’avait invitée à Apostrophes et qu’ elle y avait parlé de poésie : youtube.com/watch?v=tQ4KvCBE4Mw.

  6. Ainuage dit :

    Tout d’abord, bravo au Média dans son ensemble : il constitue la seule source d’oxygénation au niveau du PAF actuellement. Dans notre régime de dictature financière actuelle, ça fait du bien. D’ailleurs j’ai l’impression que ça fait bouger un peu les lignes des autres médias (tartuffisants), qui s’autorisent des attitudes un peu plus critiques vis-à-vis de la classe dominante au pouvoir : il faut dire que le père Macron, il pousse loin le cynisme et la férocité antisociales en ce moment (du jamais vu).

    Bravo aussi pour cette interview d’Anne Lebrun. J’ai envie de réagir sur la personnalité d’Anne. Au-delà de son talent extraordinaire, c’est une personnalité complexe, et même contradictoire (ce qui fait son charme car elle reste tout de même « du bon côté »).
    Sa critique de l’art contemporain est politiquement recevable et même juste. Sur You Tube, ces mêmes types de critiques des aspects manipulatoires de cet art sont nombreuses. Artistiquement (aspect peu développé dans l’interview) c’est une autre affaire. J’oserai dire qu’Anne Lebrun constitue à elle seule une oeuvre … d’art contemporain :

    – en effet, un des procédés de base de l’art contemporain consiste en la défamiliarisation des objets ou des situations familières. Contrairement à l’art abstrait qui ne travaille pas sur du figuratif (donc pas sur du familier) , l’art contemporain utilise des objet ordinaires (familiers) qu’il place dans des situations non ordinaires, décalées, non familières (tout devient possible, tout peut faire art). Or, il se trouve que ce procédé était aussi celui du surréalisme (l’écriture automatique en est un exemple) . Certes le surréalisme n’était guère prisé par la classe dirigeante, quoique ….

    – par ailleurs, Anne Lebrun, est une femme intellectuelle très critique vis-à-vis du féminisme d’une certaine époque (critique fondée, qui avait l’avantage de raccrochée les féministes célèbres à une certaine classe sociale : Groult la Poujadiste, etc … et donc de ne pas essentialiser le féminisme dans la seule question … du féminisme). En tout cas, fort décalage de positionnement d’Anne sur cette question; elle ne hurlait pas avec les louves féministes traditionnelles.

    – par ailleurs encore, Anne Lebrun grande admiratrice de Sade, Sade qui, au-delà de son talent littéraire, fait des femmes les principales victimes romanesques de sa violence, en se justifiant par l’anticléricanisme et des raisonnements sociologiques et historiques ridicules.

    Tout cela fait d’Anne une décalée, une inattendue. De qualité certes. Mais on ne peut pas s’empêcher de faire le rapprochement (artistiquement) avec cet art si décalé qu’est l’art contemporain, art qu’elle critique tant … politiquement.

  7. Ainuage dit :

    Si dessus, geai laissé trainée quelques phote d’orthographe : je vous laisse les corriger.

  8. Merci encore Mme Lancelin pour vos émissions ! On y apprend beaucoup, à l’âge de la cretinisation imposée. MERCI !

  9. pgendrault dit :

    Je voudrais faire un commentaire general sur ce programme, l’Entretien Libre, en suggérant la chose suivante: serait-il possible a l’éventualité, de considerer une publication livre des transcriptions de ces divers entretiens? Juste une idée…

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