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#3 – Mai 68, le retour ?

Ce jeudi 3 mai, nouvelle édition du Monde Libre : Mai 68, le retour ?
Cinquante ans après Mai 68, les médias semblent le commémorer par habitude, mais la plupart veulent l’enterrer, à commencer par ses protagonistes les plus médiatiques. Avec cette nouvelle édition du Monde Libre, dédiée aux « événements », Aude Lancelin a plutôt décidé de demander à ses invités s’il était possible de reconvoquer ce souvenir, de s’en inspirer, de le refaire travailler dans notre présent politique. « Mai 2018 pourra t-il ressembler à Mai 68 ? », c’est la question qu’il aurait paru totalement incongru de poser il y a peu encore, et qui ne semble plus si folle aujourd’hui.
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Les invités du Monde Libre
– Benjamin Stora, historien
– Alain Krivine, cofondateur du NPA
– Hervé Hamon, coauteur de « Génération »
– Xavier Vigna, historien
– Elsa Marcel, étudiante à Tolbiac
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Remerciements spéciaux aux Pianos, bistrot et lieu culturel alternatif, qui a accueilli le tournage de cette émission.

14 comments on #3 – Mai 68, le retour ?

  1. renaudvidal dit :

    Bravo à l’étudiante de Tolbiac!!!!

  2. Emma.SH dit :

    Plateau qui aurait pu être intéressant mais les analyses sont décevantes , pas abouties, pas assez de place pour le développement de la place de la lutte des classes, une configuration déséquilibrée et des intervenants un peu déconnectés du présent même si parler des évênements d’il y a 50 ans peut entraîner dans un ressac, j’ai vu sur La bas si j’y suis des débats plus nourris qu’il s’agisse de regarder dans le rétro ou de parler du présent ; j’ai l’impression que quel que soit la qualité des invités que je ne remets pas du tout en cause et la qualité de la journaliste Aude Ancelin qui a fait ce qu’elle a pu, la mayonnaise n’a pas prise, dommage mais peut être y aura t il d’autres émissions sur le sujet ou à peu près. C’est comme la convergence des luttes pour s’accorder et faire monter la mayo il faut de la patience avec la passion.

  3. blub dit :

    [poste recopié du mur des socios]
    Oui oui oui, bravo l’étudiante de Tolbiac, 68 (et les années suivantes) c’était ça aussi : l’INSOLENCE !
    S’il ne l’avait pas oublié, la victime en souriant avec complicité, aurait expliqué comment il s’est institutionnalisé… mais il s’est mis en colère.
    L’insolence, en mettant sous le nez les manquements aux règles humaines, est une énorme force.

  4. FabFab dit :

    « Mai 68 : tout est permis, mais rien n’est possible »
    Je trouve pour ma part l’analyse de Michel Clouscard tout à fait intéressante pour appréhender ce moment et l’inscrire dans une trajectoire plus large :
    https://comptoir.org/2015/02/21/clouscard-et-la-volonte-de-refonder-le-communisme/

  5. Bravo à l’étudiante de Tolbiac. Quelle fraîcheur! Quelle belle gouaille! Quelles belles idées et réparties. En face un désert, un champ de ruines. Des « labellisés ex-soixantehuitards avec des parcours de reniements sauf Krivine. Des parcours avec ses lots de couleuvres à avaler.
    Un point essentiel entre 68 et 18, 68 c’est une idédologie ou des idéologies qui mènent les étudiants dans la rue. Curieux, éclairés, ils veulent un autre monde fait de libertés sans trop savoir comment cela peut se faire et donner. En 18 c’est une révolte contre l’acharnement idéologique de ce gouvernement, si peu légitime, à vouloir casser tout le pan social de la France, à vouloir revenir sur tous les acquis, à vouloir détruire même toute possibilité de revenir à autre chose que le libéralisme néo-con. qui s’implante.

  6. Marc Naura dit :

    Ou la, j’ai lâché au bout de 20mn ! Écouter les anciens parler du bon vieux temps et de leur bouquin c’est le meilleur contraceptif révolutionnaire ! Il m’a fallu une cure à temps égal de photos de manifs pour reprendre espoir ! 😅

  7. M-R-V dit :

    Débat très intéressant, mais dommage que les soixante-huitards présents n’aient représenté qu’un point de vue (tous trotskystes, si j’ai bien compris). Pas de représentant des « appareils » CGT-PC (peut-être ont-ils refusé de venir?) Le mythe du 68 libérateur, dans la visée d’une histoire linéaire, avec un « avant 68 » emprisonné dans ses carcans et un « après » aux moeurs libérées fonctionne à fond ! Il correspond certainement au vécu des intervenants, mais pas au mien. En 68, j’avais 30 ans, j’étais enseignante et militante sur le point de quitter le PC, mais je ne m’ennuyais pas, je n’étouffais pas, et avant le mai-juin 68 ouvrier je me sentais très loin des étudiants bourgeois en rébellion contre papa-maman, je ne sentais pas ma parole « confisquée, » et mes amies et moi, étudiantes ou enseignantes de milieu populaire, n’avions pas attendu ceux que nous voyions (à tort ou à raison) comme des fils à papa pour nous « libérer » en tant que femmes. Ceci dit, si je n’ai pas bien compris les enjeux du débat entre Stora et l’étudiante de Tolbiac, être fils (ou fille) d’ouvrier ne suffit certainement pas pour avoir raison sur tout. Dieu merci, tous les soixante-huitards ne sont pas retournés à leur classe sociale d’origine et le débat sur ce plateau en témoigne très positivement.

  8. AlainCT dit :

    La 3ème question posée par Aude Lancelin, sur l’idéal porté par les luttes en 68 et actuellement, est restée à mon avis sans réponse concrète. N’est-il pas urgent de surmonter cette dépression générale, soulignée par l’étudiante de Tolbiac concernant la jeunesse ?
    Comment le vivre ensemble, le collectif, pourrait-il devenir facteur de l’épanouissement individuel, au lieu d’en être le fossoyeur plus ou moins implacable comme partout aujourd’hui ?
    Une telle question ne mènerait à mon avis ni au capitalisme ni au communisme, et encore moins aux théocraties et autres systèmes féodaux qui perdurent.
    Je rêve que le Media puisse y consacrer quelques uns de ses débats de grande qualité …

  9. ricounet57 dit :

    krivine un peu chiant vers la fin avec un desinteret pour le debat trop voyant……bravo a xavier vigna , trop timide face a un krivine revenus de tout , il aurait du plus parler …..debat montrant le monde entre hamon , les universitaires et les prolos ( la preuve , il n’y en avait pas….) rien ne change

  10. KRIVINE répète à plusieurs reprises que le problème c’est que personne ne voulait le pouvoir. C’est normal comme le dit ALAIN « Car enfin le trait le plus visible dans l’homme juste est de ne point vouloir du tout gouverner les autres, et de se gouverner seulement lui-même. Cela décide tout. Autant dire que les pires gouverneront ».
    Celui qui m’a fait découvrir cette citation et la raison pour laquelle notre société est dans un tel état de délitement c’est Etienne CHOUARD. Certains gardiens du système ont réussi à l’écarter sous prétexte qu’il est fondamentalement démocrate et souhaite comme un peu Chomsky laisser la parole à tous. Il compte ensuite sur la contradiction pour discréditer telle ou telle méprise. Je pense à Guillaume Meurice qui tous les jours s’amuse à ce type d’exercice sur France inter. C’est vraiment d’utilité publique et je pense que Chouard applaudit des deux mains en l’écoutant. Bref il me semble tout à fait injuste que cet homme soit vilipendé et marginalisé alors qu’il aurait tant a apporter au débat. Ce serait chouette si vous pouviez l’inviter Aude. Vous passeriez un très bon moment, vous apporteriez de grand éclaircissements et participeriez à la lutte contre une injustice notable envers cet homme. Continuez comme ça, je salue d’ailleurs votre choix de premier ordre pour la venue de Emmanuel TODD.
    Pour aller plus loin avec Chouard voici une de ses conférences

  11. Claudia1515 dit :

    Quelque peu déçue ! Je trouve que cette émission n’est pas complète. Il manque de représentants de la CGT et du PC. J’ai vécu 68 en tant qu’enfant à Bobigny. Bon nombre de militants, dont mon père ont joué un rôle considérable dans les négociations et organisations du mouvement de Mai 68. Ce n’est pas vrai que de prétendre que personne ne voulait le pouvoir. krivine est-il vraiment le seul représentant de gauche de mai 68 ? Je ne le pense pas. Bien que l’étudiante de Tolbiac soit crédible dans le présent, quelle maladresse quand elle attaque Benjamin Stora, historien alors même qu’elle n’a lu aucun de ses livres. J’ai trouvé peu d’analyse de cette période si importante pour les acquis sociaux qui sont actuellement bafoués par le gouvernement. La situation des mouvements de 2018 est peu abordé politiquement. Pourquoi aucun représentant de nuit debout ? de la France insoumise ? Ce sont eux qui sont les bien placés politiquement. Pourquoi pas de représentants syndicaux ?

  12. biera dit :

    Assez d’accord avec Claudia. J’ai vécu moi-même mai 68 . Rentré à la SNCF à Lyon en 1964 , jeune cheminot , j’ai en mémoire les premiers évènements dans les facs et je pense aussi comme il a été dit que cela n’aurait pu perdurer. Par contre en ce qui concerne la jonction mouvement étudiant-mouvement ouvrier elle était impossible ( dans mon secteur au moins mais certainement pas que ) car les étudiants qui voulaient pénétrer dans le triage avaient pour objectif de casser les équipements chose qui était impensable pour nous. Nous avons toujours protégé notre outil de travail ( y compris de façon musclée). Aussi, aucun étudiant n’a pu pénétrer dans l’enceinte du triage ce qui aurait pu justifier une intervention policière. Je pense que ce n’est pas le seul lieu où ceci se justifiait.
    En ce qui concerne la suite politique à donner, je ne suis pas d’accord avec Krivine et ceux qui pensent que personne ne voulait le pouvoir. La vacuité de son propos est éclatante lorsqu’il se borne ( comme à l’époque ) à prôner la prise du pouvoir par les prolos sans en expliquer concrètement les formes : avec qui ? pour quelle forme de gouvernement ? Les politiques n’ayant pas un minimum d’unité et de programme que pouvait-on faire ?
    C’est pour cela qu’il eut été intéressant d’inviter des politiques pour éclairer la question. Mais , je pense que les syndicats et en particulier la CGT ont fait leur boulot. Ceci dit merci tout de même à Aude pour la qualité de ses émissions.

  13. evemarie dit :

    dommage de ne pas avoir inviter des femmes qui sont descendue dans la rue en 68 de mainiere spontanée, on a rien appris, juste comme d’hab que les étudiants étaient étudiants, mais rien sur la motivation des travailleuses de l’époque. Merci a la femme du NPA de remettre en place Stora, le type fait de l’intégration de migrant grâce a la culture, …waouh le bobo parfait. Les efugiers ont besoin d’un toit , de bouffe, d’écoute et pour la culture , ils en ont celles qui arrivent jusqu’en France . la honte pour lui. Et celui qui a écris une bible sur le étudiant de 68, pour vendre son bouquin il faut parler des bobos pas des ouvrieres.

  14. evemarie dit :

    et franchement la camera qui bouge en permanence ,.. super chiant a suivre.

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