Le 12 février 2018 à 14h10

Mauritanie : un rapport accablant de Human Rights Watch

International Mauritanie Discriminations Droits de l'homme
Yanis Mhamdi

Depuis mes débuts dans la profession il y a deux ans, j’ai bourlingué en tant qu’enquêteur et assistant à la télévision, puis je me suis rendu au Liban où j’ai exercé en tant que pigiste. Ces premières expériences m’ont fait rêver à un autre traitement de l'information, c’est pourquoi j’ai souhaité rejoindre le Média dès la publication de son manifeste qui répond complètement à ma vision du journalisme : "informer bien au lieu d'informer vite" comme disait Camus. Au sein de la rédaction, j’ai l’oeil attentif sur les sujets de société qui traversent le monde francophone et l’international, l’économie sociale et solidaire et les différentes luttes et mouvements de contestation.

En Mauritanie, il ne fait pas bon d’être un défenseur des droits de l’homme. C’est en tout cas ce qu’affirme le dernier rapport de Human rights watch sur le pays.

« Les défenseurs des droits humains en Mauritanie font face à la répression lorsqu’ils soulèvent les problèmes sociaux les plus sensibles du pays » déclare d’entrée de jeu l’ONG. Le rapport intitulé « Ethnicité, discrimination et autres lignes rouges : la répression des défenseurs des droits de l’homme en Mauritanie » analyse le cadre juridique qui permet au gouvernement Mauritanien de refuser la reconnaissance légale aux associations qui pourraient le déranger, en avançant des critères comme : « Propagande anti-nationale » ou « influence indésirable sur l’esprit du peuple ». Sans cette reconnaissance légale les associations sont mises en difficultés pour s’organiser et exister au quotidien.

HRW explique cependant que le pays autorise une certaine forme d’activisme, mais verrouille tout, une fois que qu’on essaie de s’attaquer aux vrais problèmes sociaux du pays. Pour illustrer ses propos, l’ONG évoque le cas du blogueur Mohamed Cheikh Ould Mkhaitir, condamné pour apostasie. L’homme risquait la peine de mort parce qu’il critiquait l’utilisation de la religion pour justifier la discrimination. Ou encore ceux de Abdallahi Saleck et Moussa Bilal Biram, militants d’un groupe anti-esclavagiste, condamnés à deux ans de prison.

L’esclavagisme justement, si sa pratique est interdite dans le pays depuis 1981, et criminalisé depuis 2007. L’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), associations mauritaniennes non reconnues par l’Etat, affirme que l’esclavage touche près de 20% de la population.

Crédit : STR /AFP

Yanis Mhamdi

Depuis mes débuts dans la profession il y a deux ans, j’ai bourlingué en tant qu’enquêteur et assistant à la télévision, puis je me suis rendu au Liban où j’ai exercé en tant que pigiste. Ces premières expériences m’ont fait rêver à un autre traitement de l'information, c’est pourquoi j’ai souhaité rejoindre le Média dès la publication de son manifeste qui répond complètement à ma vision du journalisme : "informer bien au lieu d'informer vite" comme disait Camus. Au sein de la rédaction, j’ai l’oeil attentif sur les sujets de société qui traversent le monde francophone et l’international, l’économie sociale et solidaire et les différentes luttes et mouvements de contestation.

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