Le 08 février 2018 à 14h42

Football : le mercato hivernal bat des records

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4 milliards d’euros avaient déjà été dépensés cet été, tout cela bien aidé par l’extravagance des transferts ultra-médiatiques de Neymar et M’Bappe au PSG. Cet hiver, c’est un peu plus d’1 milliard d’euros qui fut employés afin d’ajuster les effectifs des clubs.

On se souvient du tollé provoqué par le transfert de Zinedine Zidane au Real Madrid en 2001. 500 millions de francs, soit environ 75 millions d’euros, avaient été envoyés à la Juventus Turin pour le débaucher. Onze ans plus tôt, la légende argentine et alors championne du monde en titre, Diego Maradona, était courtisée par l’Olympique de Marseille, dont l’offre avoisinait les 9 millions d’euros… Il est une économie, celle du sport, qui n’évolue pas au même rythme que les autres, serions-nous tentés de dire. En tout cas, l’inflation n’augmente pas de la même manière dans tous les secteurs de l’économie…

En effet, huit ans après Zidane, le Real (encore lui) achetait Cristiano Ronaldo et le brésilien Kaka’ pour respectivement 94 et 68 millions d’euros. Au regard de la conjoncture actuelle, les 75 millions d’euros de l’ancien numéro 10 français représenteraient le prix d’un joueur « moyen ». J’exagère, mais à peine.

Sur ce mercato hivernal, la moitié du milliard d’euros a été dépensé par le championnat anglais, dont les moyens financiers viennent pour l’essentiel de la vente des droits télévisuels. Le FC Barcelone a dépensé plus de 10% de cette même somme pour le seul Philippe Coutinho, milieu offensif brésilien venu de Liverpool. Premier League, Real, « Barça », une petite minorité semble se tailler la part du lion. Et quelle part !

En cause ? La dérégulation du marché des transferts, en grande partie due à l’Arrêt Bosman, retirant les restrictions de nationalité au sein des effectifs de joueurs. A partir de là, les concentrations de joueurs ont pu commencer. En outre, beaucoup parmi les plus grands clubs actuels ont forgé leurs richesses et leurs effectifs grâce à l’endettement. Cela a permis à ces mêmes clubs de concentrer en leurs seins les meilleurs joueurs de la planète poste par poste, pillant dans le même temps les clubs de l’Europe de l’Est, d’Afrique et d’Amérique Latine.

Ce système induit un cruel manque d’équité sportive, non seulement entre les clubs, mais également entre les championnats. Fini le temps où l’Etoile Rouge de Belgrade ou le Steaua Bucarest parvenaient à gagner la célèbre Coupe des Clubs Champions, le graal des compétitions de club et devenu « Ligue des Champions » depuis. Bien que le fair-play financier existe, il demeure inefficace, sauf à condamner les « nouveaux riches » comme Manchester City ou le PSG.

Ainsi, ne serait-il pas temps de songer à l’instauration du salary cap, système de plafonnement de la masse salariale utilisé dans les grandes ligues nord-américaines (NBA, NFL, etc) ? De cette manière, plus de transfert. Toutes les équipes sont soumises à la même règle et ne pourraient plus concentrer tous les meilleurs joueurs, rétablissant un peu d’équité financière et nivelant la compétition sportive vers le haut.

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